La femme est-elle une malade en soi?

« La médecine a fait tant de progrès que plus personne n’est en bonne santé »

Aldous Huxley

 

" Dès que les femmes, au début du XXème siècle, ont voulu s’affirmer, un corps de gynécologues s’est formé : la féminité elle-même devenait un symptôme un besoin médical traité par des universitaires évidemment masculins .Être enceinte, accoucher, allaiter sont autant de conditions médicalisables comme le sont la ménopause ou la présence d’une matrice à l’âge où le spécialiste décide qu’elle est de trop." Ainsi pense Illich.

Dans le même esprit, le British Medicinal Journal de 2002 confirme que « la médecine moderne veut convaincre l’homme de ce que la nature l’accable sans cesse de nouvelles maladies que seuls les médecins sont en mesure de guérir… Les processus normaux de l’existence sont travestis en problèmes médicaux par l’action d’entreprises et d’associations qui médicalisent la vie. Nombreux sont les processus de la vie, la naissance, la vieillesse, la sexualité, l’insatisfaction, la mort, qui peuvent être médicalisés »[1]

Ainsi donc les processus physiologiques qui furent définis jadis comme normaux sont considérés aujourd’hui comme pathologiques et la femme aujourd’hui est condamnée à perpétuité à des consultations gynécologiques.

Pour en savoir plus voyez La brutalisation du corps féminin parla médecine moderne  du docteur Marc Girard ainsi que  son interview.

 

Les menstruations, une pathologie en soi?

La soi-disant régularisation des règles par la pilule ne suffit pas à certains médecins, pour le professeur E. Coutinho[2] médecin spécialiste de la reproduction et le Dr. Grimes[3], médecin de l’université de Californie, et d’autres médecins, les règles nuiraient à la santé de la femme. Selon eux, il serait contre nature que les femmes des pays industrialisés aient 450 fois leurs règles au cours de leur vie. Les femmes ne devraient plus prendre la pilule pour le contrôle des naissances mais pour ne plus avoir leurs règles et ainsi une vie plus saine !

« Depuis que la dystrophie prémenstruelle a été intégrée à la liste américaine des troubles psychiques, les psychiatres sont eux aussi habilités à traiter cette prétendue affection féminine avec des médicaments psychotropes.

L’entreprise Lilly a présenté la molécule du Prozac[4] sous le nom de Sarafem : un médicament censé lutter contre le syndrome prémenstruel. Les psychiatres entrent alors en concurrence avec les gynécologues, ces derniers jouant les apprentis sorciers avec les préparations hormonales destinées à combattre le même phénomène » Le syndrome prémenstruel est aujourd’hui convoité par les gynécologues et les psychiatres![5]!

 

La fertilité, une pathologie en soi?

Nous avons vu au cours de cet ouvrage comment la médecine traite la fertilité d’une femme en bonne santé par une castration chimique, un appareillage « le stérilet » ou une stérilisation chirurgicale.

Alors que la castration chimique aujourd’hui est réservée à des hommes qui ne savent pas gérer leur sexualité, alors que le stérilet dans les années 70 était imposé à des femmes qui n’avaient pas toutes leurs propriétés intellectuelles et que les stérilisations chirurgicales étaient imposées dans les régimes totalitaires, n’est-il pas éminemment regrettable que de nombreuses femmes conditionnés par le discours ambiant acceptent une telle contraception et que certains médecins en soient les laquais ?

 


Le dysfonctionnement sexuel féminin, une nouvelle épidémie?

Selon le Jama 43% des femmes âgées de 18 à 59 ans se plaignent d’avoir une vie amoureuse inaccomplie[6].

Cette proportion épidémique de l’absence de désir est une création d’une maladie sponsorisée par l’industrie pharmaceutique[7]

La médecine semble oublier qu’elle-même induit, perturbe le fonctionnement sexuel de la femme par des antidépresseurs ISRS( prozac), la contraception hormonale, l’hypothyroïdie, la vaginite que la contraception génère.

L'étude de Panzer C du 5 janvier 2006 publiée par the Journal of Sexual Medecine vol 3, p 104-13 conclut que les femmes qui utilisent la contraception orale peuvent être exposées pour de longues durées à des dysfonctions sexuelles (perte de libido), à des problèmes métaboliques, de santé mentale. Ces femmes ont en effet un taux élevé  de la protéine Sex hormone binding globuline (SHBG) après arrêt de la pilule et qui ne décroit pas au taux des femmes qui ne prennent pas la contraception orale. Cette protéine lie la testostérone, diminue  sa concentration pour les besoins physiologiques de la femme.

Témoignage reçu: Pilule+ dyspareunie+libido absente à 30 ans

Concernant la pilule contraceptive,j'ai de sérieux doutes quant au fait qu'elle pourrait être responsable des troubles que je traverse. Je vais avoir 30 ans et je souffre de symptômes chroniques pour le moins très handicapants ((cela fait 9 ans, date de la première tentatve de rapport sexuel que j'ai compris que quelque chose était anormale)

J'ai commencé à prendre la pilule à l'âge de 14-15 ans pour réguler le flux de mes règles hémorragiques qui duraient parfois 15 jours d'affilée.Depuis j'ai enchainé tous les types de pilule, surtout minidosées( Minesse) et ce pendant 13 ans. Et également 1-2 ans d'Androcur pris simultanément avec Diane 35 pour mon acné rebelle.  Donc j'ai commencé la pilule 6 ans avant ma première tentative de rapport sexuel.

Mes présents résultats sanguins prêtent à interrogation. Cela fait 2 ans maintenant que j'ai arrêté tout type d'hormones et pourtant( phase folliculaire): SHBG 182 nmol/l ( Taux normal 24,6-122 nmol/L)!!! Testostérone 0,51 ng/ml. Testostérone libre 0,67% !!! (....)De la part des gynécologues mes hormones sont normales, mais en même temps certains ont avoué qu'ils n'avaient pas de connaissances très avancées des hormones féminines donc ne pouvaient pas vraiment fournie des détails. Ainsi l'excès de SHBG et le faible taux de testostérone libre alors que je ne prends aucune hormone ne choque que moi.

Pour ce qui est de mes symptômes: Je ressens des brûlures intolérables au niveau du vestibule vulvaire au moindre effleurement ( doigt, tampon...) tout rapport sexuel est impossible, toute tentative de pénétration entraîne des douleurs d'une violence extrême( milliers d'aiguilles, comme si on versait du jus de citron sur une plaie à vif) J'ai consulté environ 35 médecins en tout genres( je n'ai jamais voulu perdre espoir de guérir) dot près d'une vingtaine de gynécologues différents qui ne peuvent m'aider. La plupart me disent les choses suivantes: " Vous savez, il n'y pas que le sexe dans la vie vous devez trouver un partenaire qui vous aime pour ce que vous êtes et qui accepte cette situation". "Tout çà c'est surement dans votre tête, avez vous essayé l'alcool? Du vin le soir pour vous détendre" " Vous êtes si jeune et tellement jolie, vous ne pouvez pas avoir des problèmes gynéco" "Vous les femmes avec vos douleurs vous êtes vraiment toute des désespérées" Dans le meilleur des cas on me dit:"Je suis désolé mais je ne peux rien pour vous, je n'ai pas les compétences nécessaires pour traiter ce genre de maux"

Le problème c'est que ce n'est pas seulement lors d'une tentative de rapport mais également lorsque je m'essuie aux toilettes ou essaye de mettre un petit tampon ou encore lorsque je"mouille" sous l'effet d'une émotion. En effet le liquide vient des glandes de Bartholin et c'est justement dans cette zone-la, des deux côtés que les douleurs sont présentes.

Note: Il y a eu quelques épisodes"miracles" où les rapports sexuels étaient complètement possibles et indolores. Ils étaient très rares. Une fois tous les 10mois en moyenne. Mais toujours, toujours, cela correspondait exactement avec le 2° jour suivant l'ovulation mais pas à chaque cycle.( Je dispose d'un calendrier qui calcule les jours d'ovulation) La coïncidence est pour le moins étrange. Là aussi cela prête à méditer sur la question hormonale. La possibilité de rapport ponctuelle était-elle due à un pic hormonal particulièrement important à certains cycles

Pour les médecins, l'abstinence à mon âge n'est apparemment pas un problème( on voit qu'ils ne sont pas à ma place) mais lorsque je pose la question de quelle façon je peux faire un bébé si je ne peux pas faire l'amour, ils restent muets.

Quant à la libido , n'en parlons pas. Elle est à 6 pieds sous terre. Pas de besoins, ni de pensées sexuelles, jamais. Or je me souviens très bien que petite fille (12-13 ans) j'avais une très forte libido.Cette perte de libido est due bien entendu à mes douleurs et à ma frustration  de ne pas être capable de faire la chose la plus naturelle  du monde(...) Mais elle peut également avoir un lien avec la pilule, maintenant que j'observe mes taux sanguins. Certaines publications scientifiques font un lien direct avec les douleurs que je traverse, les taux élevés de SHBG et le faible taux de testostérone libre disponible dans les tissus vulvaires  qui augmenterait la sensibilité dès qu'il y a contact.

Comment les gynécologues que j'ai consultés ne peuvent pas m'aider, comment devrais-je m'y prendre pour descendre mon taux de SHBG  Que pourrais-je faire pour revenir à des taux normaux? Y a-t-il un remède dont je pourrais leur parler, puisque ces médecins n'ont pas l'air très au courant?

L’utérus un organe de trop?

L’hystérectomie est l’ablation de l’utérus, celle-ci se justifie en cas du cancer de l’utérus, de saignements incontrôlables, d’infections sévères dans la région pelvienne. Mais de nombreuses études montrent que son ablation est pratiquée abusivement, en France, il y aurait 30.000 hystérectomies abusives[8], en Hollande, 32% des femmes subiront une hystérectomie[9].

Selon le docteur Christine West dans son livre « Comprendre l’Hystérectomie » « La communauté médicale se préoccupe du fait que beaucoup de femmes subissent cette opération bien qu’elles aient un utérus en bonne santé… Il arrive qu’on recommande l’hystérectomie aux femmes qui éprouvent d’importantes sautes d’humeur prémenstruelles… » La plupart des hystérectomies visent à supprimer des problèmes liés aux menstruations surtout les saignement anormaux « Des études ont montré que le nombre d’hystérectomies pratiquées pour éliminer les troubles menstruels varient grandement d’une région à l’autre ce qui reflète les opinions variées des médecins à cet égard.» !

Ménopause immédiate, incontinence avec l’âge, atrophie des ovaires, déséquilibre de la stase sanguine, taux de mortalité de 1 à 2 femmes pour mille, infections urinaires, pelviennes seront les effets secondaires possiblles de l'hystérectomie!

 

La naissance par voie vaginale, obsolète? L'accouchement naturel, une pathologie en soi?

L'accouchement naturel, une pathologie en soi?

L'accouchement naturel ou accouchement physiologique, normal comme la digestion, la respiration,  est induit par une diffusion d'une hormone "l'ocytocine". La diffusion de la dose de cette hormone ainsi que le temps qui lui est imparti est propre à chaque femme. L'accouchement peut s'effectuer à la maison ou dans une maison de naissance.

En 2014, le National Institut for Health and Care Excellence encourage les femmes à bas risque à accoucher à domicile ou en maison de naissance, car les femmes risquaient beaucoup moins d'interventions qu'à l'hôpital.

L'accouchement à l'hôpital exige des perfusions d'ocytocine de synthèse pour accélérer le travail  il  devrait s'en suivre  une ouverture du col de l'utérus d'un centimètre par heure, un monitoring permanent ou intermittent est nécessaire pour contrôler le rythme cardiaque foetal.

Selon Cochrane du 25 novembre 2015, des études de plus en plus fiables suggèrent que l'accouchement planifié à l'hôpital n'est pas plus sûr que celui à domicile assisté par une sage-femme expérimentée, mais peut conduire à un plus grand nombre d'interventions et à d"avantage de complications inutiles.

Notons que le monitoring permanent a été associé à une augmentation des césariennes, des instruments( forceps, ventouse). En France, on médicalise 90% des accouchements sans problème dans certains services. Cette médicalisation génère une démission, une dépendance. Les femmes n’auraient plus le choix !

  Selon l'étude de Belghiti publiée le 21décembre 2011, les doses d'ocytocine de synthèse injectées pour accélérer le travail augmentent significativement  des  sévères hémorragies de la délivrance (RR1,8), lesquelles augmentent le risque de l'ablation de l'utérus.

De plus les contractions très rapprochées sont très douloureuses ce qui conduira la femme à demander une injection analgésique, péridurale, laquelle aura de nombreuses répercussions sur le déroulement de l' accouchement: augmentation  de la rétention urinaire, de la fièvre, de la migraine, augmentation  d'une extraction instrumentale. (Cochrane Library  7 décembre 2011)

Pour l'étude de Yeast publiée en  mars 1099 par American Journal of Obstetrics and Gynecology p.628-633 , l'ocytocine de synthèse double le risque de césarienne chez les nullipares, donc pour un premier accouchement.

Avec l'étude du Dr Sarah Buckley publiée en 2005 par Mothering N°133, l'épidural accroît le besoin en ocytocine de synthèse pour augmenter le travail, en raison de l'effet négatif sur la libération de l'ocytocine naturel  par la femme qui travail.

La moitié des femmes qui ont recours à la péridurale et à l'ocytocine de synthèse a une délivrance chirurgicale Les femmes au travail avec une épidurale  ont presque 3 fois la probabilité de recevoir de l'ocytocine de synthèse et la combinaison de l'épidurale avec l'ocytocine de synthèse peut causer des anomalies  de la fréquence cardiaque foetale, ce qui indique une détresse foetale conduisant considérablement à une délivrance par forceps, césarienne. Le risque de césarienne est probablement plus significatif chez les femmes ayant une épidurale pour leur premier enfant.

La péridurale paralyse les muscles du plancher pelvien de la femme qui travaille, ceux-ci sont importants pour guider la tête de son bébé dans une bonne position pour la naissance. Quand la péridurale est en place le bébé a quatre fois plus de chance de rester sans bouger par la suite dans les dernières étapes du travail ce qui diminue les chances d'un accouchement vaginal spontané.

Depuis 2013, la  Norvège considère d'office l'accouchement avec péridurale comme un accouchement à risque.

A contrario, selon JTA 1997 l'analgésie péridurale n'augmenterait pas l'incidence des extractions instrumentales.

La naissance par voie vaginale obsolète?

En 1950, les césariennes étaient rares car toute cicatrice sur l’utérus limite les chances d’une grossesse ultérieure. Aujourd’hui, la proportion des césariennes atteint 40% dans les cas d’obésité !

Dans certains pays de plus en plus de femmes recourent à la césarienne pour des raisons personnelles mais aussi par la priorité donnée par certains obstétriciens à des critères subjectifs.

Le risque de la césarienne est sous estimé ou méconnu. En effet, les antécédents de césarienne augmentent le risque de récidive, d’hystérectomie, d’anomalies, de l’insertion placentaire, le risque rare de rupture de l’utérus. (Revue médicale suisse 21 octobre 2009 page 2097)Les adhérences générées par la césarienne peuvent rendre la femme infertile.

Il meurt deux fois plus de femmes lors d’une césarienne que lors d’un accouchement normal (Arzt Zeitung 22 mai 2002). Et les pays dont les taux de mortalité périnatale sont les plus faibles du monde ont des taux de césarienne peu enlevés.

Les facteurs de risque: les fibromes, l'obésité, le diabète, l'hypertension, le cancer du col, le placenta praevia, la prématurité (notons que tous ces facteurs sont liés à la contraception hormonale.) l'âge, l'étroitesse du bassin, l'accouchement à l'hôpital...

La césarienne est une opération qui n'est pas toujours innocente pour le bébé, pour l'enfant, en effet elle est associée à un risque de mortalité doublé, à une augmentation des allergies, de l'asthme, des  maladies auto- immunes.

Pour éviter la césarienne, lorsque le bébé se  présente en" siège", appliquer des cataplasmes d'argile verte.

 

L’infertilité, une maladie en soi?

Certains ont reçu le don des mathématiques, de composer de la musique, de l’interpréter, d’être poètes, écrivains, etc. Ceux qui n’ont pas reçu ces dons sont-ils des malades ?

Certains ont reçu le don de la fertilité, d’autres pas, ceux-là sont –ils pour autant malades ? L’infertilité est pour beaucoup de couples source d’une grande souffrance, mais la fécondation médicale assistée proposée par la médecine moderne pour répondre à leur souffrance est-elle la meilleure solution ? En tout cas certaines femmes ont regretté cette technique après avoir été humiliées par celle-ci pendant des années.

Après avoir abandonné la FMA elles ont pu concevoir un enfant, l'espoir que représente la FMA i les a fourvoyées, seul le temps était leur thérapeutique. N’oublions pas, comme nous l’avons dit dans cet ouvrage, qu’il y a des couples hypofertiles, et si la femme a pris la contraception hormonale ces couples devront attendre d’autant plus longtemps la conception d’un enfant. L’infertilité ici serait le prix non avoué de la contraception moderne.

La FMA n’étant pas indemne d’idéologie, de vanité, d’enjeux industriels, économiques n’est-elle pas en soi irrespectueuse de la personne ? N’est-elle pas un acharnement thérapeutique de plus comme celui de fin de vie, un acharnement où une technique vétérinaire est prioritaire ? Est-ce que la fin aussi bonne soit-elle justifie n’importe quel moyen ?

Si après un long temps d’attente l’enfant n’est pas toujours là, d’autres voies sont toujours possibles pour exprimer le don de soi, comme l’adoption et le soutien inconditionnel de toute vie, l’hospitalité, etc.

 


La thérapeutique hormonale substitutive (THS) pour la ménopause, un mythe?

Aux Etats-Unis, l'histoire «sociale» du traitement aux œstrogènes de la ménopause commence il y a environ 40 ans. Un médecin américain très peu connu du public, le Dr Robert Wilson, publie en 1966 un livre au titre prometteur et peu scrupuleux intitulé «Feminine Forever» (traduction française «Féminine pour toujours»), qui devient rapidement un succès de librairie et autour duquel sont organisées de nombreuses conférences destinées à des groupes de femmes activistes et de médecins. Robert Wilson est mort en 1981. Son fils Ronald Wilson révéla que la firme Wyeth-Ayerst avait payé les frais de rédaction, de publication et de diffusion du livre «Feminine Forever», et financé la fondation personnelle de son père, la Wilson Research Foundation, La Wyeth-Ayerst n'a voulu ni confirmer ni démentir cette révélation, indiquant que les documents de l'époque n'existent plus.[10] Wilson reçu 1,3 millions de dollars pour faire la promotion des estrogènes et son livre « féminine pour toujours » fera exploser la vente des médicaments à base d’œstrogène.

La THS a été prescrite pour traiter des symptômes inoffensifs de la ménopause comme les bouffées de chaleur,l a transpiration nocturne, la sécheresse vaginale, etc. Mais la THS a été surtout prescrite avec la prétention de prévenir le vieillissement féminin dû à des affections cardiovasculaires, à l’ostéoporose

Germaine Geer, grande féministe, critique, universitaire dans son  livre de 1991 " Le changement: les femmes, le vieillissement et la ménopause" dénonce les différents mythes concernant la ménopause et déconseille la THS. Elle souligne qu'on a effrayé les femmes par de sombres prédictions: ostéoporose, maladies cardiaques, perte de libido, dépression,...si elles laissent la nature suivre son cours. Elle fit valoir qu'effrayer les femmes est "la grande entreprise extrêmement rentable. C'est la peur qui rend les femmes conformes aux programmes et aux politiques qui vont à l'encontre de leur intérêt."

Concernant la THS à base de testostérone pour la gent masculine"à ce jour il n'y a pas des preuves suffisantes pour une indication de traitement supplétif hormonal chez tout patient âgé  en bonne santé en particulier pour ce qui concerne (...) la testostérone."(Revue Médicale Suisse 27 .08.2014 :1560)

 

La THS prévient –elle des affections cardio-vasculaires ?

La médecine a fait l’hypothèse que le risque cardio-vasculaire de la femme ménopausée serait dû à un déficit de œstrogènes ovariens.

La ménopause est un état physiologique qui ne saurait être assimilée à une déficience hormonale pathologique, elle n’est pas comme la médecine le prétend la conséquence d’une privation d’hormones œstrogéniques et rien ne permet de penser que l’arrêt partiel ou total de la sécrétion ovarienne est bien la cause d’un surcroît de risque cardiovasculaire. En fait le terme d’un traitement hormonal substitutif est incorrecte, un traitement est substitutif lorsqu’il remplace une sécrétion physiologique ce qui n’est pas le cas ici (thérapie 1999, 54, 387-392)

En vérité on pourrait parler non pas d’un traitement hormonal substitutif mais d’une saturation hormonale toxique (SHT).

Sachons que des femmes japonaises ont un plus bas niveau d’œstrogènes et moins d’affections cardio-vasculaires ainsi qu’un niveau de prévalence des symptômes de la ménopause moins élevés. (Maturitas 1988,10, 317-22)

Les médecins eux-mêmes sont fortement divisés quant à la prescription de la THS et 40% des femmes médecins ménopausées ne l’ont jamais essayée (BMJ 1995, 311,1399-140)

1 Les études concernant laTHS à base de œstrogènes et de progestérone.

De nombreuses études d’observation ont durant des décennies montré que la THS diminuerait de 44% le risque cardiovasculaire[11])mais ces résultats sont peut être dus à des biais de sélection, les femmes prenant la THS étant en meilleure santé ,d’un milieu socio économique plus élevé que les femmes qui ne l’ont pas prise.

A contrario, l’étude randomisée américaine WHI[12]) réalisée en 2002 sur 16000 femmes ménopausées après un suivi de 5.6 années a donné un coup de grâce à ce mythe de la réduction des affections cardiovasculaires par la THS. En effet elle a observé, par rapport aux femmes qui n'ont pas pris la THS ,une augmentation de 40%, soit un risque relatif (RR) 1,4 [13] pour les accidents vasculaires cérébraux, un RR 2,1 pour les phlébites et l’embolie pulmonaire, un RR de 1,29 pour les affections cardiovasculaires.. De plus elle trouve un RR de 1,25 pour le cancer du sein[14] et une augmentation des fibromes utérins ; dans cette étude ,40% de femmes traitées par la THS l’ont abandonné surtout en rapport avec des saignements excessifs responsables de 248 hystérectomies !

Face aux résultats de cette étude les gynécologues européens ont défendu leurs prescriptions en arguant que le risque cancérigène observé était faible et qu’on ne pouvait extrapoler la toxicité cardiovasculaire observée à leurs propres patientes.

Regard de la gynécologue Bérengère Arnal sur les traitements hormonaux et le cancer du sein

2 Les études concernant la THS à base d’estrogènes seuls.

Avec ces études on a observé une augmentation du cancer de l’endomètre (RR 8 à 10) de l’hyperplasie de l’endomètre, un RR de 2,56[15] pour le cancer des ovaires, une augmentation de L’endométriose[16],[17],[18]

Un article du British Journal Obstetric and Gynecology de 1997 (104,2 ,163-8) titre « le mythe de la THS ». Cet article dénonçait l’oubli de contre indications importantes sur cinq notices, ce qui ne manquerait pas d’influencer la prescription du médecin et de faciliter l’observance par la patiente.

Nous pouvons et devons souligner que la toxicité cardiovasculaire et celle des cancers malins ou bénins (endométriose, fibrome) de la THS s’aligne parfaitement sur celle de la contraception hormonale !

Cerise sur le gâteau : l’étude WHIMS[19] randomisée de 1996 portant sur 4890 femmes ménopausées observe une augmentation du risque de démence et d’accidents vasculaires cérébraux !

Les femmes intéressées par la ménopause trouveront dans le livre du Pr. Henri Joyeux « Femmes si vous saviez » une réponse à toutes leurs questions

Traitement par la phytothérapie :

Pour les bouffées de chaleur : L'actée à grappes noires,3 à 4 capsules de 500mg d’huile d’onagre par jour, l’extrait de houblon ou des cônes de houblon ,l infusion de sauge, d’achillée de feuille d’armoise...

Témoignage donné par Arte 12/5/2018 " Ménopause et andropause": J'ai pris durant longtemps la THS pour mes bouffées de chaleur et elle m'a très bien soulagée, puis j'ai eu un cancer du sein. On m'a prescrit du Tamoxifène, mes bouffées de chaleur sont revenues de plus belles."

 

Que penser du traitement l'andropause par la testostérone?

Il semble qu'il n'est pas utile de traiter les hommes en bonne santé par cette hormone selon l'article du Vif (22 mars 2015); Eternellement jeune sous testostérone?

 

La THS prévient-elle l’ostéoporose?

L’ostéoporose est définie comme une diminution de la masse minérale osseuse et par des altérations de la micro architecture de l’os conduisant à un risque accru de fracture. Elle débute à l’âge de la ménopause.

La prévention médicamenteuse de l’ostéoporose par la THS

La très grande majorité des femmes parmi celles qui ont bénéficié d’un traitement hormonal au moment de la ménopause l’ont souvent interrompu depuis de nombreuses années et l’arrêt du traitement accélère la perte osseuse, ce qui impliquerait que quand on a commencé à traiter il faudrait continuer à le faire pour la vie.

Comme la fracture du col du fémur survient à un âge avancé ( plus ou moins 82 ans) et compte tenu du caractère multifactoriel de cette fracture il est clair que la thérapeutique hormonale ne pourra avoir qu’une incidence très limitée dans la diminution des fractures.

 

Les études de la THS et la fracture du col du fémur

Des études d’observation, l’étude WH I randomisée a montré une diminution non significative RR 0,66 soit 10 fractures pour 8000 femmes traitées par la THS durant 5,6 ans contre 15 fractures pour 8000 femmes non traitées .

A contrario l’étude Hers randomisée[20] et de nombreuses études d’observation[21],[22],[23],[24],[25] n’ont pas montré de diminution de risque de fracture du col du fémur.

Concernant la prévention médicamenteuse de l'ostéoporose  voir la vidéo ; Les maladies inventées à partir de la 26,50 minutes.

La prévention non médicamenteuse

Celle-ci se fait par l’apport de calcium dans la nourriture, la marche, l’exposition au soleil et si ce n’est pas possible une prise de vitamine D, diminuer sa consommation d’alcool, de tabac, réduire les médicaments susceptibles de favoriser les chutes : les antihypertenseurs, les sédatifs, les psychotropes, etc.

La maladie de Parkinson(MP) et la THS

La méta-analyse ,publiée dans Neurophychiatr Dis Sucrerie , 2015;11:59-66, nous donne,  concernant les études cohortes  une augmentation de 24% (RR1,24) pour la MP, lors de la prise d'une THS à base de oestrogène et de progestérone et  une augmentation de 341% (RR3,41) lors d'une prise à base uniquement de progestérone.

Pour en savoir plus sur laTHS

 

Témoignage

"J'en veux aussi beaucoup à la médecine d'avoir fait croire aux femmes que la ménopause était une maladie."

 


Mais qui est malade ?

"Avec cet aveuglement que les médecins gardent sur l'état de leur propre santé" E. Zola Le Dr Pascal

La santé des médecins demeure un sujet tabou, cependant depuis quelques années un grand désarroi s’est répandu au sein du corps médical car c’est dans cette profession que se révèlent les taux les plus élevés d’alcoolisme[26] de toxicomanie, de surconsommation médicamenteuse [27]de divorces[28] et de suicides ( RR 2 à 3) [29].

Pourquoi les bienfaits du progrès ont –ils cessé de se répandre sur le corps médical lui-même ? Comment expliquer que les médecins soient plus malades que la population en général ? Selon le New England Journal of Medicine, « le climat des études médicales rend presque impossible de faire face aux conséquences émotionnelles des erreurs( …) alors le médecin se réfugie dans un comportement névrotique pour faire face à son anxiété sa culpabilité ; Il n’est pas surprenant que le médecin blâme le malade ou son confrère précédant quand les choses tournent mal et que la profession médicale connaisse des taux aussi élevés d’alcoolisme, de toxicomanie et de suicides [30] »Pour en savoir plus sur les suicides, lire le mémoire de 2009 de K Lamarcche: Suicide et tentative de suicide chez les médecins.

La puissance médicale peut s’exprimer pathologiquement quand les médecins ont des rapports sexuels avec leurs patientes, alors ces médecines exploitent délibérément leur vulnérabilité en ignorant les limites dictées par l’éthique médicale. 4% des gynécologues et des oto-rhino-laryngologistes hollandais confessent avoir des contacts sexuels avec leurs patientes !(BMJ 1992, 304,1531-4)

65% des psychiatres américains traitent des patients qui ont eu antérieurement des contacts sexuels avec leur thérapeute ! ( American J. Orthopsychiat. 1987, 57, 287-95)

Il est temps de tirer une leçon face à une certaine médecine malade, plus malade que la population générale et qui voit des maladies là où il n’y en a pas.

Ce traitement des non-maladies par une thérapeutique non-anodine comme celle des hormones ne peut que rendre la femme malade tôt ou tard, et il est aussi clair que votre médecin n’est pas nécessairement un malade, mais nous sommes tous invités à discerner à quelle médecine et à quel médecin nous voulons faire confiance.

 



[1] B M J 2002, 324, p. 859-60

[2] New Scientist 16 mars 2002

[3] Business Week ontline 23 mai 2003

[4] Le Prozac et un antidépresseur de la famille des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) dont les effets secondaires sont : nausées, diarrhées, nervosité, agitation, tremblements, troubles sexuels, risques accrus de la pensée suicidaire ou d’homicide[4].

Si la femme prend un antidépresseur (ISRS) au cours du premier trimestre de la grossesse, le risque relatif de fausse couche est de 1.68 [4]

En janvier 2008, le New England journal of Medicine a révélé que toute l’histoire longue de 18 ans, des ASRS avait été biaisée parce que des données négatives avaient été déformées ou minimisées. Des essais cliniques aussi ont été mis de côté parce qu’ils ne correspondaient pas aux résultats souhaités par la firme pharmaceutique !

 

[5] Jorg Blech “Les inventeurs de maladies »

[6] JAMA 1999 281 page 537-44

[7] British medicinal 2002, 324, 896-900

[8] J. du service de gynécologie et obstétrique de l’Hôpital Saint-Antoine de Paris, Dr Barrat.

[9] B.M.J. 2003; 327: 774-77..

[10] Médecine et hygiène n°2468 S. Panico

[11] Prev Med 1991 (20) 47-63

[12] JAMA 2002, 288 ; 321-333

[13] Le risque relatif (RR) mesure le risque de survenue d'un événement dans un groupe par rapport à un autre groupe. Exemple : Considérons que 10 % des fumeurs ont eu un cancer du poumon, et que 5 % des non-fumeurs ont eu ce cancer .Le risque relatif est ici égal à 2 (10/5=2). Le risque d'avoir un cancer du poumon est deux fois plus élevé chez les fumeurs que chez les non fumeurs.

[14] Journal Obst Gynecol 1997, 17, 593-3

[15] Br. J. Cancer 199, oct. 81 (33) 559-563

[16] Nippon ingo kika gakkai zanhi 2009, nov ;100(7) 693-7

[17] Acta obs ; gynec scand 2007, sept 4-1-7

[18] Climateric 2006, oct 9 (5) 325-36

[19] JAMA mai 28, 2003 vol 289, n° 20 2651-62 page 2673-84

[20] JAMA 2002, 288, 58-65

[21] Int. Osteoporosis, 1995, 5, 23-9

[22] NEJM 1993, 329, 1141-6

[23] JAMA 1997, 277, 543

[24] Epidemiology 1991, 2, 16-25

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[28] JAMA 2003, 18 juin, vol 289 p. 3162

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[30] New Eng J Med. 1984, 310, 118-122