L'avortement chirurgical, médicamenteux

L’avortement  consiste en la destruction de l'embryon du fœtus humain selon une procédure diversifiée, celle-ci est fonction de l'âge, de la grossesse.

  L'avortement peut-être effectuée par aspiration, curetage, dilatation du col de l'utérus, forceps, c'est l'avortement chirurgical, par le RU486, le méthotrexate, c'est l'avortement médicamenteux.

Avortement médicamenteux  avec le RU486

La  mifépistone ou RU486 est utilisée chez la femme jusqu'à 63 jours après sa dernière période menstruelle.

Efficacité de la mifépristone

La dose de 600 mg de mifépristone, associée au misoprostol, permet d'atteindre   un taux d'avortement de 95,4%  (Etude de Peyon) quand elle est administrée avant le 49° jour d'aménorrhée mais administrée  avant le 63° jour d'aménorrhée, on peut avoir un taux d'avortement variant  de 85,5% à 77,5%.(Etude de Spitz)

Les échecs peuvent être dus à une élimination incomplète, à  la persistance d'une grossesse évolutive. Un avortement incomplet nécessitera une intervention chirurgicale par curetage.

5 à 8 % des femmes subiront un avortement chirurgical parce que l'avortement médicamenteux aura failli.

Toxicité

Hémorragies sévères, nécessitant  un curetage, une opération pour arrêter l'hémorragie, choc septique, endométrite, maladies inflammatoires pelviennes, infection   parfois  fatale. Un risque tératogène est possible.

Témoignage  d'Isabelle qui a subi une IVG avec RU486.

Afin d'éliminer l'embryon une fois mort, le RU486 est  couplé avec le misoprostol, une molécule qui est associée à de graves accidents cardiovasculaires, parfois mortels (infarctus du  myocarde, accident vasculaire cérébral..) même après une prise unique. Ces accidents cardiovasculaires ont été observés chez les femmes tabagiques de 30 ans ou plus. Rupture utérine..

Cette association ne tue pas toujours l'enfant dans 0,2 à 0,5% des cas, si la grossesse est poursuivie, il y a  un risque d'une malformation congénitale (enfant estropié, anomalies des nerfs crâniens)  et  risque de méconnaître  une grossesse extra utérine.

Pour en savoir plus: Le RU486 tue toujours

Sachons que certains obstétriciens administrent du misoprostol (Cytotec) pour un déclenchement artificiel du travail à partir  de 37 semaines d'aménorrhée, sans une autorisation de mise sur le marché pour cette indication. (HAS avril 2008) Voir le Blog: Cytotec Vers un nouveau scandale médicamenteux?

Avortement médicamenteux avec le méthotrexate

Le méthotrexate est utilisé pour interrompre les grossesses précoces, bien que non enregistré pour cette indication! C'est un anti-cancéreux, c'est dire que le foetus est considéré, traité comme une tumeur maligne. Il peut provoquer des malformations congénitales, inhiber une enzyme capitale dans le métabolisme de l'acide folique. Ceci pour souligner que la contraception hormonale, qui diminue la concentration en acide folique, concentration qui doit toujours demeurer, au top niveau, chez la femme en âge de procréer si elle veut éviter une fausse couche, une grossesse prématurée, une malformation congénitale, s'aligne en quelque sorte  sur le méthotrexate.

L'avortement par cocktail chimique, une solution ou un problème? Telle est la question que se posent plusieurs centres de santé au Canada.

 

L'avortement chirurgical

Les adolescentes,  âgées de moins de 17 ans et qui subissent un avortement par aspiration et curetage, ont un plus grand risque d'injure cervicale  ainsi que d'autres  complications de l'IVG que les femmes plus âgées.( Int J  Fertil 1992 37 suppl 4:204-2010)

Le gynécologue Bernard Nathanson,qui a pratiqué l'avortement, nous donne dans sa vidéo ,

le cri silencieux, la triste réalité que représente un avortement chirurgical.

 

Comparaison des avortements par les molécules abortives avec l'avortement chirurgical

Selon N E J M de 2007(19) on observe respectivement 2, 4 % versus 2, 3 % de grossesses extra-utérines; 12, 2 % versus 12, 7 % de fausses couches; 5,7 % versus 6, 7 % de prématurés; 4 % versus 5, 1 % d'enfants avec un poids inférieur à la moyenne.

Ces résultats nous montrent que la toxicité de l’avortement avec les molécules abortives s’alignerait sur celle de l’avortement chirurgical. Cependant,  une étude donne une augmentation significative des grossesses extra-utérines avec l'avortement médical par rapport à l'avortement chirurgical.

Les conséquences  d'une IVG

Selon Sabine Faivre auteur de "Vérité sur l'avortement aujourd'hui",( Ed.Téqui 2006) il est notoire que, en consultation préalable pour un avortement, les femmes reçoivent exclusivement des informations unilatérales et biaisées qui négligent de mentionner les nombreuses séquelles médicales et psychologiques de cette intervention lourde. Nombreuses sont même les femmes qui déclarent avoir subi des pressions psychologiques de la part des assistantes sociales qu'elles consultent, pour les  forcer à consentir à un avortement non désiré.

                 Les conséquences physiques

Les femmes ayant commis un avortement ont 3, 5 fois plus de risques de mourir d'une cause dite "naturelle" dans l'année ultérieure, 4 fois plus de risques de mourir d'un accident, et 14 fois plus de risques d'être victime d'un homicide, que celles qui ont accouché. Perte de poids important, stérilité, perforation de l’utérus…..Séquelles physique de l'avortement

L'étude de Daling JR ,publiée en 1994 par le J Natl Cancer Instit  86:1584-1592,  trouve un risque de cancer du sein  accru de 50%  et multiplié par 2,5 chez les femmes ayant avorté avant 18 ans . Les femmes qui ont subi une ou plusieurs interruptions de grossesse connaissent des cancers  du sein plus agressifs.(Cancer 1991:67,1285-90, Olsson)

L'étude de Howe HL, publiée en 1989 par Int J  epidemiology 18:300-304, trouve parmi les femmes âgées de moins de 40 ans,  un risque accru  et significatif de 90% de cancer du sein.

                 Les conséquences psychologiques graves

Stress, cauchemar, phobie de tomber enceinte, panique, dépression, dévaluation de soi, angoisses intenses, alcoolisme, drogue, suicide(RR7), disparition du désir sexuel. Si une femme mariée avorte, les enfants de cette famille peuvent avoir une aversion envers leurs parents, manifester un sentiment d'insécurité.

L'avortement va causer une blessure grave pour toute la vie. Ces complications psychologiques seront plus fréquentes entre 3 à 6 mois après l’IVG.

L'IVG modifie la vie du couple dans un grand nombre de cas, il y a séparation, détérioration de la relation conjugale, un grand nombre de couples sont plongés dans une crise. Parmi les femmes victimes de violence durant la grossesse se trouve un nombre plus élevé de femmes ayant subi une IVG.[20].

Alors que l'IVG devient une opération de plus en plus légère, elle pose psychologiquement autant voire plus de problèmes qu'avant car rien n'est résolu au point de vue de la culpabilité.

 

Bon à connaître:

www.sosfemmesenceintes.fr  qui a pour mission d'aider les femmes perturbées par une future grossesse.

 www.sosbebe.org,

Les effets psychologiques de l'IVG  pour l'homme:insomnie,  crises d'angoisse, cauchemars, dépression due à la perte de son rôle de père, isolement social, refuge dans son travail, se plonge dans l'action, dysfonctionnements sexuels comme l'addiction à la pornographie ou à la masturbation, moins d'intérêt pour le sexe.  Une relation future avec une femme est souvent difficile ou même impossible.

 

Témoignages

Claudia témoigne de son IVG devant des classes de jeunes filles, de jeunes garçons.

L'avortement de Rikke et son traumatisme post IVG

Il peut être intéressant de connaître aussi  le témoignage de Laetitia de Calbiac  auteur du livre" Ne laisse pas les ténèbres te parler, le témoignage de Norma Mc Corvey ou l'affaire Jane Roe , histoire d'une manipulation.

Avortement, la loi du silence.

 

 



[1] « La pilule et après » de Valabrègue p. 170

[2]Tenerzvangerschappen, hoe en waarom - Centrum voor relatievorming en zwangerschappen, Leuven 2001

[3] Nouvel Obs. com

[4] American. Journal  of public Health 1998 vol 99 n° 3; 401

[5] American Journal  of Obstetries and gynecology 1991

[6] Int. J. Epidemiol. 2003; 32 449-54

[7] JAMA 1980; 243 (24) 95-9

[8] Med. J. of Australia 1993 vol. 60

[9] Gynécologie and obstetric surgery; Ed. mis by baltimore1993 p. 1016

[10] Etude Européenne, human reproduction,  juin,  2004

[11] European J. Obst. and Gyneco. reproductive Biology 1998; 80; 183

[12] Etude Thorpe, janvier, 2002 OB gyn survey

[13] Journal of American Physicians and Surgeons vol:8,2,sommer 2008 p46

[14] Am. J. of. Obstetric and Gynécol. 1981; 1 décembre, 669-72

[15] Eliot institut An. Illinois group

[16] Am. J. Obs and Gynecol 1991

[17] Jama. 1980 ; 243 (24) 95-9

[18] Médecine et hygiène n°2340 ; 28 mars 2001 p :737

[19] N. Eng. J. Med. 2007; 16 août p. 648-9

[20] Médecine et Hygiène; 2457, 5 novembre 2003