Le tabac

La pilule initiera un tabagisme chez certaines femmes. Alors que la médecine prêche à temps et à contre- temps que, si la femme prend la pilule, elle ne doit pas fumer car le tabac  augmente son risque cardio-vasculaire, ceci  est bien vrai mais, la médecine semble ignorer que des femmes, qui  prennent la pilule par rapport à celles qui ne la prennent pas, non seulement seront plus nombreuses mais, fumeront   davantage, ceci étant dû au stress que celle-ci initie chez  certaines femmes.

 

 Pourquoi la pilule augmente-elle  le  tabagisme?

           Ce que des médecins en pensent

Déjà en 1979, l’étude de S. Harlap [1] mentionnait que les femmes, sous pilule,  fumaient et buvaient davantage que les femmes qui n’étaient pas sous contraception hormonale.

L'étude française du Crédes [2], intitulée: «  Les femmes en France qui prennent la pilule fument plus que celles qui ne la prennent pas »  présentée  par Christian Jamin, nous confirme que les utilisatrices de la pilule  fument davantage que les non utilisatrices. Ainsi, les fumeuses représentent 35 % des femmes qui prennent la pilule alors qu'elles ne représentent que 25 % de la population de la même tranche d'âge. C'est-à-dire un risque relatif[3] non anodin  de 1,4 !

 Fumer et prendre la pilule serait, pour une certaine médecine,  une affirmation de liberté et de modernisme, tel serait l’unique explication, la raison de cette augmentation du  nombre de femmes fumeuses, sous pilule. Ainsi, cette médecine se disculpe facilement, incrimine,  uniquement à  la femme, l’origine de son tabagisme. Ainsi, elle s’aligne uniquement sur une des politiques de marketing utilisée par l’industrie du tabac afin de convaincre les femmes de fumer, fumer serait un acte socialement accepté, signe d’émancipation, de luxe, de sensualité. Cependant Aux Etats-Unis, le tabac fut commercialisé sous la forme d’une force normalisante, calmante et libératrice [4]Le paquet des Camel décrivait un officier de marine lançant une torpille en haute mer, tandis que sa femme à la maison calmait ses nerfs à elle avec une cigarette. La médecine se garde bien de proclamer l’impact calmant du tabac chez la femme sous pilule car cet impact calmant du tabac suppose un stress généré par la pilule.

Les études concernant l’impact de la contraception hormonale sur l’infertilité ont dû forcément tenir compte d’un biais important celui du tabagisme, lui-même source d’infertilité. Sans cette correction de la prise en compte du tabagisme, l’infertilité inhérente à la pilule aurait été majorée. C’est pourquoi, nous vous livrons trois études, qui vont nous dévoiler des renseignements des plus intéressants sur le risque de l’augmentation du tabagisme de certaines femmes sous pilule.

Selon l'étude British journal of family planning mentionnée plus haut, effectuée sur 17.000 femmes, étude du British Journal of Family Planning de 1986, le  nombre de femmes fumeuses est plus élevé de 16% (RR 1,16) chez les femmes qui ont pris de la pilule  mais pour un nombre de cigarettes supérieures à 15/ jour, chez les femmes de 25 à 34 ans ayant ou non eu des enfants, ces femmes fument deux fois plus que les femmes qui ne prennent pas la pilule.[5]

Avec l’étude de Hassan, le risque relatif de fumer d’avantage est de 1,8 pour la pilule ou les progestatifs oraux,  mais de 3,5 pour les injectables ! [6]

Dans l’étude de Hanneford, publiée en 2010[7], 19,9% des femmes qui fument plus de 15 cigarettes/ jour  prennent la pilule contre 15.5% des femmes qui fument plus de 15 cigarettes / jour  mais qui ne la  prennent pas, soit un RR 1,28, la pilule augmente donc de 28% le nombre des fumeuses.

Les courbes en fonction de l'âge et de la prise du tabac ou de la pilule  se superposent, ce qui suggère un lien entre la pilule et le tabagisme  féminin. En France, la prise de la pilule est maximum entre 18 et 25 ans, il est de même pour le tabagisme: 50 % des femmes de 15 à 25 ans fument régulièrement ou occasionnellement. Après 10 années de prise de pilule, la femme passe au stérilet. Pour les femmes de 25 à 45 ans, le tabagisme décroît de 40 à 35 %. Au-delà de 45 ans, la femme peut choisir la stérilisation, le tabagisme chute de 35 à 25 %.[8].