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Les traitements physiologiques de la stérilité

Le premier traitement sera le temps, le temps nécessaire pour que le corps puisse opérer son œuvre de restauration,surtout après arrêt de la la contraception non écologique, cette exigence de prendre patience est souvent difficilement acceptable pour les couples baignés dans une culture "d'un enfant si je veux, quand je veux".

La femme est  donc appelée à faire confiance  aux forces d’auto guérison qui sont en elle, elle utilisera, obligatoirement, la courbe thermique et la glaire cervicale comme indicateur de l'ovulation , elle prendra aussi une préparation riche en vitamines B et oligoéléments. Voir:tomber enceinte facilement

 

La NaPROTechnologie

 Le gynécologue obstétricien, Thomas Hilgers utilise la NaProTechnologie pour traiter l’infertilité, celle-ci requière l'observation de la glaire cervicale avec bio-marqueurs, et parfois des médicaments, une chirurgie pour l’endométriose, les trompes de Fallope altérées ….

« Cette méthode est-elle efficace ? Pour vous donner un ordre d’idée, puisqu’il n’y a pas encore d’études statistiques, depuis son arrivée en France en juillet 2010, il y a eu 160 premières consultations. Une centaine de couples ont décidé de se lancer. Onze naissances ont eu lieu et dix grossesses sont en cours. Aux Etats-Unis et en Irlande, où la méthode est suivie depuis plus longtemps, le taux de réussite est de 25 à 40% pour les couples de moins de 35 ans. On sait que 20 à 25% des FIV se soldent par un résultat positif… Bien sûr, tous les couples suivant cette méthode ne pourront malheureusement pas être parents. Mais son bénéfice réside aussi dans le fait de respecter le couple sans être intrusif, de comprendre la fertilité comme étant multifactorielle et de ne pas dissocier amour, sexualité et fécondité. » selon Sophie Gueroult, instructrice Fertility Care.

C'est pour nous un plaisir , un devoir de vous présenter  Susanne van der Velden , gynécologue, obstétricienne et chef de service, spécialiste en médecine reproductive, diplômée de l'université de Creighton aux USA.

Ce gynécologue pose un diagnostic individuel de l'hypofertilité et le traitement de celle-ci dans sa clinique de FertilityCare repose sur des recherches très poussées des universités de St Louis et Creighton.   Une étude   de 2008, publiée par Am Board Fam Med ;21:375-384 et menée auprès de1000 femmes (âgées en moyenne de 36 ans et en attente d'enfant depuis en moyenne 5,6 ans),  a montré un taux de grossesses bien au dessus de 25%.

L'hypofertilité est le symptôme de dysfonctionnements sous-jacents. Beaucoup de pathologies entraînant des troubles de la fertilité se manifestent par des changements dans le cycles féminin. C'est pourquoi ce gynécologue oriente le diagnostic et le traitement de manière individuelle en fonction du cycle de chaque femme.

le diagnostic de base se fait à partir de plusieurs prises de sang, d'échographies, d'examens gynécologiques ainsi qu'un suivi pour apprendre à observer le cycle menstruel avec la méthode FertilityCare.

En fonction du diagnostic posé, ce médecin conseille un traitement, qui peut être médicamenteux( par ex traitement hormonal, induction de l'ovulation) et/ou chirurgical (par ex. en cas d'endométriose ou d'adhérences). Concernant l'induction de l'ovulation, la dose médicamenteuse  nécessaire sera ici plus faible par rapport à celle de la procréation médicale assistée, car il ne faut obtenir ci qu'un seul ovule alors qu'avec la PMA plusieurs ovules seront d exigés.

Les causes non gynécologiques (stress, alimentation,etc,) sont aussi traitées si besoin. Le suivi médical se fait au cours de 4 consultations de 45 minutes par an.

Grâce à plusieurs années d'expérience clinique, ce gynécologue a la capacité de reconnaître les femmes présentant un risque de fausses couches plus élevé et cela avant même qu'une première ou nouvelle fausse couche  ne survienne. Elle développe pour ces femmes un plan pré-conceptionnel pour réduire le risque d'une (nouvelle) fausse couche.

Pour contacter ce Gynécologue: www.kkle.de  ou Katholishes Karl- Leisner-Klinikum,  Albersallee 5-7; 47533 Kleve Germany Tel: 0049 2821/490-73 56

Il faut savoir que les femmes qui choisissent la NaProTecnologie  seront suivies par des instructrices qui les initieront à établir la courbe thermique, qui les aideront à effectuer là où elles demeurent les examens utiles à transmettre aux gynécologues de la NaProtecnologie.

les Instructrices à Bruxelles: Coralie Ayalew (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.),

Claire Marie Etchecopar  (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Laurence de Visscher (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

En France, il y a de nombreuses monitrice, cliquer sur Fertililtycare.fr

 

L'alimentation

 Le temps d’attente devrait  aussi donner l’occasion aux couples de reconsidérer, en priorité sérieusement leur alimentation. « Que ton alimentation soit ta première médecine» nous disait Hippocrate, célèbre médecin grec. Celle-ci devra être, pour bien faire, de qualité biologique, bien équilibrée en quantité de graisse, sucre, protéine, riche en fruits, en légumes.

Eventuellement, des compléments en magnésium  pourraient aider. Muller P. et Levy G. ont montré que certaines stérilités dues à un spasme tubaire chez la femme étaient secondaires à un déficit en magnésium.(C.R. Soc. Fr. Gynécol . 1962; 7:589-598)

 Après quelques semaines de ce jeûne alimentaire où l’on aura banni, alcool, café, tabac… on pourra envisager une thérapeutique par la phytothérapie,  l’acupuncture et, pourquoi pas par  un jeûne prolongé et la méditation.         

 La phytothérapie 

 Des études ont mis en lumière les bienfaits du gattilier sur la fertilité. En 1998, l’étude randomisée en double aveugle, de Gerhard, effectuée avec Mastodynon (spécialité allemande contenant du gattilier) avec un groupe de femmes souffrant d’insuffisance lutéale, d’aménorrhée, a montré que la fertilité a été multipliée par deux par rapport à un groupe non traité. Un traitement de trois à six mois est recommandé[1]. Une étude américaine confirme ces résultats[2].

En 1993, l’étude randomisée de Milewicz, effectuée en double aveugle, a montré une diminution de la prolactine avec du gatillier.[3]

Une étude de 2006 a montré une augmentation de la progestérone, une phase lutéale plus longue avec  le gatillier.[4]

Selon le docteur Rotzer, le gattilier peut être pris durant longtemps pour traiter la stérilité.

 Rhodiola, selon des chercheurs russes, aiderait en cas d'aménorrhée.

L’acupuncture 

Selon une étude d'importance, publiée dans le journal Fertility & Sterility, l'acupuncture augmentait significativement les chances de devenir enceinte quand elle est utilisée de pair avec d'autres techniques de reproduction assistée. Des chercheurs du Weill Cornell Medical Center de New York ont révisé les études existantes en concluant que l'acupuncture aide à: 

Augmenter l'apport de sang à l'utérus, ce qui augmente les chances d'implantation de l'ovule sur les parois utérines.

Réduire l'anxiété, le stress et les hormones secrétées durant un évènement stressant qui peuvent réduire significativement la fertilité.

Normaliser les hormones et le système endocrinien qui régule l"ovulation, surtout pour les femmes qui souffrent d’ovaires polykystiques.

Influencer positivement sur l'axe hypothalmus-hypophyse-ovaires, qui joue un rôle clé dans la fertilité.

Réguler le cycle menstruel.

Dans une étude publiée dans Human Reproduction Journal[5], un ultrason fut utilisé pour évaluer l'apport de sang à l'utérus pendant les traitements d'acupuncture. L'étude a démontré que l'apport de sang augmentait pendant les traitements.

L'osthéopathie

Aujourd'hui de plus en plus de femmes ont le réflexe de consulter un osthéopathe pour soulager leurs maux de grossesse, mais seul un petit nombre y pense pour tomber enceinte. Pourtant cette médecine manuelle peut s'avérer donner un coup de pouce très utile en cas d'infertilité fonctionnelle.

                 Le jeûne     

 Shelton[6], un naturopathe,  propose un jeûne sévère à base uniquement d’eau, il a vu souvent des femmes précédemment stériles concevoir après un tel jeûne. Une femme mariée depuis dix ans sans avoir d’enfant, conçut peu de temps après un jeûne de dix jours. 

Il existe, cependant  un  jeûne moins sévère, un jeûne thérapeutique effectué avec  250 kilo-calories par jour, celui du docteur  Buchtinger. La doctoresse Françoise Wilhelmi de Toledol dirige avec son mari, petit-fils du Dr. O. Buchinger, les cliniques Buchinger à Uberlingen (Allemagne) et à  Marbella (Espagne) où l'on pratique le jeûne avec un  suivi médical. Par son vécu propre, sa formation de médecin et ses expériences dans les cliniques Buchinger, elle est à même de vous faire partager une connaissance unique sur la pratique du jeûne et vous convaincre de ses bienfaits. Le jeûne thérapeutique Buchinger a dans ses indications la stérilité  féminine, masculine[7].

En France et en Belgique, il y a une possibilité de jeûner sans un suivi médical lequel n’est pas toujours nécessaire. Pour ce type de jeûne, vous pouvez consulter le  site « Jeûne et Randonnée »

Le jeûne d’Hildegarde de Bingen est à base d’épeautre, de fruits et de légumes, une fois par semaine, du poisson ou de la viande mais on peut aussi exclure de ce jeûne  totalement les protéines animales. Pour en savoir plus sur ce jeûne, consultez sur le  web  « les jardins d’Hildegarde »

Chacun  peut donc trouver le jeûne, le centre du jeûne qui lui convient.

Les indications du jeûne : fibrome, obésité, diabète  de type 2, allergie, asthme chronique, eczéma, sinusite chronique, migraine, dépression, hypertension artérielle, athérosclérose, polyarthrite rhumatismale, infections, cystites récurrentes, acné, stérilité ….

 Le jeûne est certainement le contrepoison, l’antidote le plus approprié pour rééquilibrer son corps après arrêt de la contraception, il permet au corps de récupérer sa santé par auto guérison. Il est indiqué pour la diminution de la fertilité de l’homme et de la femme. [8]

Voir la vidéo (11,30 minutes): Le jeûne une nouvelle thérapie.

La médecine officielle critique le jeûne, l’estimant dangereux, ce qu’elle reproche au jeûne, c’est qu’il puisse diminuer les protéines du corps et ainsi l’énergie vitale nécessaire. En fait, en premier lieu, c’est dans la réserve de graisse que le corps va trouver son énergie vitale, ce n’est qu’après un très long jeûne que les protéines seront diminuées. Heureusement, une partie certes minime du corps médical s’est intéressée au jeûne.

L’émission d’ARTE du 25 mars 2012, « Le jeûne, une nouvelle thérapie », nous a informé de ce qui se fait en Russie, en Allemagne, avec des médecins qui constatent les effets étonnants du jeûne sur leurs patients.

Voir la vidéo (55, 21 minutes):Le jeûne pour se soigner, documentaire ARTE

 La pratique du jeûne nous enseigne que renoncer temporairement aux plaisirs de la table nous rend sensibles à d'innombrables autres sources de plaisir: l'art, la nature, les relations, la méditation, la relaxation…

La restriction calorique (RC) est une forme de jeûne. Ellle semble augmenter significativement  l'espérance de vie en activant une famille de gènes agissant sur la réparation de l'ADN, la résistance au stress oxydatif. De plus La RC pourrait améliorer la qualité des ovocytes. En effet, le Pr. J. Tilly avec des chercheurs du Massachusetts General Hospital ont montré sur un modèle animal que la restriction calorique peut prévenir l'infertilité liée à l'âge et tout un éventail d'anomalies chromosomiques.(Edition en ligne du 4 .07.2011 des comptes-rendus de l'Académie Nationale des Sciences aux USA.)

Pour en savoir plus:

cClquer: Ctrl+j "  Le Jeûne, bien-être, immunité, cancer  "de Science et Aveniir.

Le congrès international 2013" Manger, Jeûner, vivre longtemps!

Pour une formation des professionnels de santé

 

Témoignage donné  par le Dr F. Wilhelmi de Tolédo[9]

 

Le Dr  Heidi König, une Berlinoise de 37 ans, mère d’un fils de 12 ans, souhaitait depuis plusieurs années avoir un deuxième enfant,  sans succès. Alors qu’aucune raison médicale n’ait été trouvée pour cette stérilité. Elle réserva un séjour chez Buchinger, à Ueberlingen et jeûna sans problème. Au cours d’un massage elle demanda de  stimuler le point correspondant à l’utérus.

Elle  quitta la clinique en avril et au mois de février de l’année suivante, après une grossesse sans problème, elle mis au monde une petite fille.

Remarque intéressante de ce médecin : «  Dans les pays où la population est pauvre, les taux de nativité sont élevés. De nombreuses grossesses ont lieu dans le cycle suivant un jeûne. »

 

 

                 La méditation, la relaxation

On sait qu’un stress excessif avant la conception peut diminuer la fertilité et qu’un stress chronique ou sévère  peut augmenter la prématurité, c’est pourquoi au point de vue psycho spirituel il nous paraît important d’avoir un esprit  en paix avec soi d’abord, libre de tout regret[10], en paix avec les autres.

 « La médecine, selon le Dr Tournier, ne saurait pas plus ignorer arbitrairement le spirituel que le psychique ou le physique. Il n’est pas contestable que le spirituel peut contribuer à guérir. Il ne saurait donc être écarté par la médecine. »

Pour notre confrère Jean Marie Pelt dans «  La Médecine par les plantes  »  « c’est aujourd’hui une erreur répandue par les hommes que de vouloir guérir séparément l’âme et le corps, c’est l’âme qu’il faut soigner, si l’on veut que le corps soit en bonne santé. ».

 



[1] Forsch. Komplementar. Med. 1998 ; 5 (6), 272-278.

[2] J. Reprod. Med. 2004 April, 49(4), 289-93.

[3]  Arzneim Forsch. Drug. Res. 1993; 43(7), 722-6.

[4] Juillet, 2006, Clinical and experimental obstetrics.

[5] Human Reproduction Journal, Volume 11, Number 6, 19962. Fertility and Sterility, volume 78, December 2002, 1149-115

[6] Shelton,  « Le jeûne et le sexe » p. 153

[7] Thèse de doctorat de.J.Lemar « L’appellation jeûne thérapeutique est-elle fondée ou usurpée ? »

2011 ; Université Joseph Fourrrier ; faculté de médecine Grenoble

[8] L’art de jeûner p : 69 Eds Jouvence Dr. F. Wilhelmi de Toledo

[9] L’art de jeûner p :93 Eds Jouvence

[10] Pour certains de l’université de Haward, si on a été longtemps sous pilule et si on a vécu dans la crainte de tomber enceinte, celle-ci demeurerait même si on arrête la pilule et cette crainte serait d’autant plus certaine, si on se sent coupable d’avoir attendu trop longtemps pour avoir un enfant.

Les tumeurs malignes de la gestation

La maladie throphoplastique gestationnelle (MTG) correspond à un ensemble de lésions placentaires caractérisées par une prolifération anormale du trophoblaste ou couche superficielle des villosités du placenta. Elle est caractérisée par un potentiel de malignité variable, de bénigne à maligne. On classifie la maladie throphoplastique gestationnelle en môle hydatiforme, complète, partielle, môle invasive ou choriocarcinome qui est un cancer de l’urérus. La môle partielle provoque 10 à 20% d’avortements spontanés.

La MTG en Europe est de 1 pour 2000 grossesses et en France, de 1 pour 1000 grossesses.

 

Les symptômes des môles hydatiformes

Saignements au premier trimestre de la grossesse, anémie, douleurs abdominales…

 

Les facteurs de risque

Les antécédents d’avortement (risque relatif[1] 3), l’âge,  les antécédents de môles (risque relatif 10), l’aberration chromosomique, le tabac, la  contraception hormonale[2].

La môle hydatiforme bénigne peut se transformer en môle invasive maligne (Choriocarcinome) avec la contraception hormonale.[3]

Dans l’étude L. Rosenberg et Coll. de 1989, on a identifié une association entre la contraception hormonale et le cancer malin qui se développe aux dépens de la partie fœtale du placenta (le choriocarcinome). Le risque relatif est 6, pour 5 ans ou plus de contraception hormonale.[4] L’étude de Palmer nous donne une augmentation de tumeur thromphoplastique associé à la prise de pilule. (Risque relatif de 1,9)[5].
Les pilules estroprogestatives triple le risque qu’une môle se transforme en chorio-carcinome hautement évolutif.[6]

La contraception hormonale est une contre-indication absolue de la maladie throphoplastique gestationnelle.

 

Maladie trophoplastique gestationnelle et la fertilité

Dans certains cas, il y aura une perte de la fertilité.

 

Le traitement

En fonction de la gravité : curetage, chirurgie, hystérectomie, chimiothérapie



[1]Le risque relatif (RR) mesure le risque de survenue d'un événement dans un groupe par rapport à un autre groupe. Exemple : Considérons que 10 % des fumeurs ont eu un cancer du poumon, et que 5 % des non-fumeurs ont eu ce cancer .Le risque relatif  est ici égal à 2 (10/5=2). Le risque d'avoir un cancer du poumon est deux fois plus élevé chez les fumeurs que chez les non fumeurs

[2] Dr Benmachich, Département de gynéco-obstétrique des hôpitaux universitaires de Genève.

[3] B.M.J. 1984 ; 289 :1079

[4] Am. J.Obstet.Gynecol.1989 ; 161 (4) :1087-88Gestational trophoplastic dis and use of oral contraceptives. (letter)eases

[5] J Nath Cancer inst 1999 ; Avril 7, 91(7) 635-40

[6] Amère Pilule,p :142 Dr E.Grant Ed.oeil

Efficacité comparative des méthodes contraceptives

 

Les études appréciant l’efficacité des méthodes contraceptives sont nombreuses et leurs résultats très variables vu la qualité de leur utilisation et la fécondité du couple. On distingue une utilisation parfaite, normale, imparfaite de la méthode. L’utilisation parfaite implique une pratique sans aucune omission mineure, elle a été réalisée dans des essais sous contrôle médical. Certaines contraceptions n’exigent pas un mode opératoire personnel : stérilet ; stérilisation, implant contraceptif, injection d’un contraceptif, patch contraceptifs et anneaux vaginaux contraceptifs.

La fécondité est variable d’un couple à l’autre. Rappelons que l’efficacité d’une méthode contraceptive est donnée par un indice celui de Pearl : il est de x grossesses par an pour cent femmes. Le pourcentage exprimé par cet indice est une probabilité statistique valable uniquement pour la population étudiée dans son ensemble, mais pas pour un couple déterminé.

Nous avons classé les méthodes contraceptives en quatre classes, allant des plus fiables (****) aux moins fiables. (*) Les lectrices, les lecteurs pourront constater que l’efficacité du stérilet et de la pilule s’aligne su l’efficacité des méthodes d’observation. (Voir tableau)

En conclusion de ce chapitre nous vous invitons  à  lireLa contraception divise les médecins!

 

Classe

Utilisation

Parfaite

Courante

Mauvaise

Stérilisation****

-

   

0,1%- 0,5%

 

DPMA****

-

 

0,3%

3%

 

IMPLANT****

-

   

0,5%88

 

Stérilet en cuivre ou avec progestatif*** seul

-

   

2,5 -4,5%

 

Contraception estroprogestative

Contraception °progestative ***

 

+

0,4%

5-6%

18% !

Méthode des températures***

 

+

0,5%

4%

25% !

Billings***

 

+

0,5%

3%

 

Méthode sympto-thermique***

 

+

0,6%

2,6%

 

Ogino (méthode des jours fixes) *

 

+

5%

12%

 
Allaitement  

+

0,5%

2%

 

Diaphragme* et cap cervicale*

 

+

8,8%

12%

39%

Préservatif*

 

+

5%

9,8%

18,5%

Spermicide*

 

+

10%

20%-29%

43%

L’importance de la durée d'infécondité dans l'appréciation de la fertilité du couple

La fertilité probable d'un couple baisse avec la durée d'infécondité écoulée et le temps sélectionne les couples les moins fertiles. D. Schwartz[1] a pu calculer sur une population comprenant des couples fertiles et 5 % de couples infertiles avec une fécondabilité de 25 % que:

Sur 100 couples encore inféconds au bout de 1 an 35 sont stériles et 65 autres hypofertiles c'est-à-dire avec des chances réelles mais moindres de procréer naturellement;

Sur 100 couples encore inféconds au bout de 2 ans, 65 sont stériles et 35 autres hypofertiles;

Sur 100 couples encore inféconds au bout de 3 ans, 81 sont stériles et 19 autres hypofertiles;

Sur 100 couples encore inféconds au bout de 4 ans, 89 sont stériles et 11 autres hypofertiles (tableau 1). Soulignons que le modèle proposé par Schwartz est indépendant de l’âge de la femme.

 

Temps écoulé en années

Probabilité qu'un couple soit stérile (%)

Probabilité qu'un couple soit hypofertile (%)

1

35

65

2

65

35

3

81

19

4

89

11

Tableau 1

 



2 Population 1981, 2, 237-250

La contraception  divise les médecins!

« Le médecin cherche l’efficacité de l’acte technique, même au prix de la santé »

Ivan Illich  (Némésis médicale, l’expropriation de la santé)

 

 

Notre monde a subi une grande violence au nom du bien, de la science, du progrès et de nombreux médecins prescrivent la contraception au nom du progrès scientifique, technique, alors que celui-ci devrait d'abord avant tout être progrès culturel, spirituel.

Dès le début de sa mise sur le marché, la pilule fut considérée par ses promoteurs comme un contraceptif parfait, d'un emploi facile, absolument efficace, sans danger, qui devait en outre permettre une restauration totale de la fécondité dès que la femme le désirerait!

En 1962 l'ordre des médecins français stipulait que le médecin n'a aucun rôle à jouer, ni aucune responsabilité à assumer dans l'application des moyens anticonceptionnels, dans les conseils au public, dans les démonstrations relatives à l'emploi de ces moyens. L'avocat de l'ordre parlait de moyens qui trompent la nature.

En France, ce n'est qu'en 1968, après l'abrogation de la loi de 1920, que la faculté de médecine a ouvert ses portes à la contraception; mais celle-ci n'était pas inscrite aux programmes des études médicales et, la même année, l'ordre des médecins adressait une lettre à tous les médecins: "L'ordre contre la pilule".

Aujourd'hui, une grande partie du monde médical a rejoint la pensée des promoteurs de la pilule soit en ignorant sa toxicité, soit en la minimisant par une attitude sceptique. Souvent les médecins minimisent sa toxicité, la considérant comme un moindre mal, philosophie fréquente du métier médical, à voir comme un bien en attribuant le mal trop souvent à la patiente!

En Belgique 11 % des médecins estiment que les médicaments mis sur le marché sont sans danger![1] Cette attitude d'inconscience, face à la toxicité médicamenteuse pourrait peut être s'expliquer par l'autorisation de mise sur le marché par le ministère de la santé garant de la santé publique.

Aujourd'hui, la contraception est, pour certains médecins, un bien comparé à l'avortement. Certes, elle aurait quelques ennuis mineurs tels les migraines, les nausées, la perte de libido, la dépression, la fatigue, l’augmentation du poids, l’absence de règles, la tension des seins, etc.

Si la contraception hormonale a posé des problèmes de fertilité, la médecine procèdera à une stimulation ovarienne et elle a à sa disposition la fécondation médicale assistée.

Selon le docteur Foucras, fondateur du Formindep[2]  pour une information médicale indépendante, le nœud du problème actuellement, ce sont bien ces leaders d'opinion : « Quand les leaders d'opinion expriment d'autres avis que ceux de la science, c'est souvent qu'ils sont influencés par les laboratoires qui les rémunèrent comme consultants »

Le noeud du problème  c’est  l'induction de prescription liée à l'argument d'autorité : le généraliste copie les prescriptions du gynécologue qui copie celles du prestigieux leader en blouse blanche du CHU, qui est devenu un visiteur médical haut de gamme. D'un point de vue stratégique, pour les laboratoires, c'est parfait, il n'y en a qu'un à influencer qui influencera tous les autres, notamment via la formation continue, devenue cœur de cible de la stratégie d'influence des firmes

Aujourd’hui un nombre important de médecin prescrit la contraception artificielle en toute bonne conscience, Certains médecins se disculpent trop facilement, en rejetant sur la patiente la pathologie observée sous pilule, selon eux cette pathologie existait avant sa prise. Et puis les autres petits ennuis mineurs observés, c'est la femme qui les invente, c’est psychologique. La femme est un parfait bouc émissaire!  Ces médecins exercent alors une véritable emprise sur la femme. Ils lui font constamment porter la responsabilité de ce qui ne va pas, ils ne se remettent en question à aucun moment.

Au fond ces médecins n’en seraient  venus à une vision innocente, bienveillante de la contraception hormonale, que par un long, patient, subtil formatage des firmes pharmaceutiques. Les laboratoires  en effet ont injecté des millions d’euro  dans un lavage  du cerveau des médecins et dans la soi-disant éducation des jeunes.

 

Mais il existe donc un nombre restreint de médecin pour qui cette contraception a créé des problèmes de conscience. La gynécologue E. Grant,, le gynécologue André Devos, la gynécologue Gabriel Vloka après  avoir prescrit la pilule, avec d'autres médecins préconisent aujourd’hui en un premier lieu :  le Planning familial naturel aujourd’hui, ces médecins ne contredisent certainement pas le Docteur Pierre Simon, bien qu’apôtre de la contraception hormonale, qui  dès le début des années 1960 confiait au  journaliste J. Toulat: "Si j'étais femme, sachant ce que je sais de la physiologie, vous me paieriez cher pour me faire avaler la pilule." 

Pour la gynécologue E. Grant : «  les effets secondaires des hormones représentent un iceberg que le médecin ne veut pas regarder en face. [3] 

[4]La gynécologue féministe, Blanche Edwards Pillet, avec d’autres médecins, souligne que "la santé des femmes est menacée par des méthodes contraceptives dangereuses, le cortège d'inflammations, des métrites et autres salpingites et pour finir une stérilité définitive que provoquerait la vengeance d'une nature frustrée dans ses desseins[5]".

Avec  L. Israël, cancérologue : « la prise prolongée de la pilule contraceptive, dès le plus jeune âge, rend plus aléatoire et plus délicat les grossesses ultérieures (…) en fait s’agissant d’autres domaines de la médecine il est vraisemblable que des produits (comme les hormones contraceptives) entraînant de telles conséquences n’auraient jamais reçu l’autorisation de mise sur le marché. Des phénomènes culturels et politiques ont influencé les décideurs [6]

Selon le professeur H. Joyeux, cancérologue « la mentalité contraceptive de la stérilité programmée a amené beaucoup de femmes à une stérilité définitive, en plus des dégâts considérables pour la santé des jeunes femmes »[7]

 

A côté de ces médecins qui ont pris le parti de la contraception artificielle et ceux qui préconisent de la planification  des naissances par les méthodes d’observation, il existe des médecins qui défendent la contraception artificielle et le planning familial naturel avec la même conviction , tel le docteur Martin Winckler, qui souligne, dans son livre « La contraception, mode d’emploi »,  concernant les méthodes naturelles,  qu’il y a «  des idées reçues : par la presse, le grand public et la plupart des médecins. Elles seraient passées de mode, inefficaces, réservées aux personnes opposées à toute forme de contraception. Or, ces idées reçues sont toutes erronées, il ne faut rejeter aucune méthodemais bien les connaître toutes (...) Les méthodes naturelles ne doivent pas être méprisées ou négligées (…) elles présentent un avantage certain : elles ne nécessitent pas de recourir à des accessoires (préservatifs, stérilet, (…) ni même au médecin. Leur efficacité est proportionnelle au soin avec lequel on les utilise (….) utilisées avec beaucoup d’assiduité, elles sont très efficaces. Si pour des raisons religieuses, philosophiques ou psychologiques des couples veulent recourir en toute connaissance de cause aux méthodes dites « naturelles »  c’est leur droit le plus strict. Ils ne méritent ni ironie, ni opprobre, et ils ne méritent certainement pas le mépris que leur opposent de très nombreux médecins. »

 

 



[1] Folia  Pharmacothérapeutique, 1996 – n°23 p. 55

[2]  Formindep se définit comme un « collectif organisé en association «dont le but est de « favoriser une formation et une information médicales indépendantes de tout autre intérêt que celui de la santé des personnes ». Ce collectif a été lancé en mars 2004 à l’initiative de Philippe FOUCRAS.

[3] Dr Ellen. Grant, «  Amère Pilule »Ed. OEIL

 

[5] « L’égalité en marche » de Florence Rochefort et Laurence Kleyman, Le Soir 28 juillet 2010

[6] « Amère Pilule » Dr. E. Grant, page 8 Ed. O.E.I.L.

[7] « Ton corps fait pour la vie » de Daniel Ange Préface du Pr. H. Joyeux.