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Obésité

L’obésité et la contraception hormonale

 

Certaines femmes sont sensibles aux faibles doses de la pilule moderne et la prise de poids peut être limitée de 1 à 2 kg étalée sur plusieurs mois, elle peut être lente au fil des mois et peut dépasser 4 à 5 kg ou rapide et se produire les premiers mois de sa prise par une prise de 3 à 4 kg. Cette prise de poids importante sous prise de la pilule peut traduire un état pré diabétique méconnu.

La fréquence de l’obésité varie en fonction de la littérature: de rare à 30 % des femmes qui se plaignent d'avoir pris du poids sous pilule, 45 % des adolescentes qui prennent la pilule ont un risque de gain de poids.

La pilule contraceptive Yasmin a été commercialisée comme pilule pouvant faire maigrir. En fait, elle réduit la rétention aqueuse, ce qui n’est pas une véritable perte de poids.

L'obésité est une contre-indication relative de la contraception estroprogestative, cette contre-indication n'est pas toujours respectée.

 Avec  depot médroxyprogestérone acétate, le gain de poids était de 2,5 kg après un  an, 3,7 kg après deux ans et 6,3 kg après quatre ans[1]. Des médecins ont  prescrit depot médroxyprogestérone acétate à des adolescentes obèses, et  il s'en est suivi, après 8 mois, une augmentation de poids de 4 kg. [2]

 

Définition de l’obésité

La formule indice de masse corporelle (IMC)  permet de définir l'obésité, il s'agit de diviser le poids (K)  par la taille exprimée en (m²), IMC = K/m². Si l’indice de masse corporelle varie entre 20-25, on parle de poids normal; entre 25-30 c'est l'embonpoint; au delà de 30 on est obèse. On parle d'obésité sévère pour un IMC égal ou supérieur à 40.

Les facteurs  de risque

L'hérédité, le stress, l'hyper insulinémie, les mauvaises habitudes alimentaires, l'excès de sucre, la contraception hormonale.

L’obésité est associée aux  ovaires polykystiques, au  diabète de type deux, à  la maladie de la glande thyroïde, des glandes surrénales, à la phlébite...….

Obésité et la fertilité

L'obésité a des effets négatifs importants sur la fertilité. La femme obèse souffrira  d’avantage d'avortements spontanés, d'hypertension  et de diabète gestationnel, de prééclampsie, de thrombose, de césarienne, d'hémorragie post-partum....

Le fœtus aura des complications: prématurité, malformation accrue, décès in utero......

Le traitement

Par une alimentation végétarienne, végétalienne, La thérapie par Le jeûne est conseillée par  le Dr F. Wilhelmin de Toledo[3] La perte de poids obtenue par le jeûne devrait obligatoirement être suivie par une modification de l’hygiène de vie : diminution  de l’alcool, des graisses, des sucres raffinés…Une perte pondérale moyenne d'aussi peu que 6, 5 kg a permis un retour spontané de l'ovulation chez 30 % des femmes obèses n'ovulant pas.[4]

 Avec la femme obèse le risque du traitement par hyperstimulation ovarienne est augmenté.

L'obésité et même l'embonpoint (IMC de 25-30) réduit les chances de conception de la plupart des traitements de la fertilité et de la fécondation médicale assistée[5].

Soulignons que l'obésité sévère n'est pas toujours réversible.

                 Témoignages

« J'ai testé plusieurs fois la pilule durant ma vie jusqu'à la moins dosée actuellement vendue. Au lieu de prendre 15 kilos avec une pilule micro dosée d'il y a 10 ans, j'en prends 8... C'est mieux, mais c'est quand même disgracieuse cette cellulite. Ça m'a bousillé la peau là où se sont localisées les prises de poids (hanches, cuisses, fesses et seins), merci les vergetures. Questions santé, durant les épisodes sous hormones, j'ai constamment à chaque cycle, un problème gynécologique, mycoses ou cystite ou herpes, parfois tout ensemble, sans parler de l'augmentation des effets prémenstruels (déprime, humeurs, perte de libido...), c'est sournois car ça s'installe progressivement. On ne fait pas le lien directement avec la prise de la pilule... Nous réagissons toutes différemment aux hormones et malheureusement quand nous tolérons mal la pilule, nous sommes souvent mal renseignées et mal suivie... » Le point.fr 16 03. 2011 commentaire : 18.03.2011 à 11.42

 

« J’ai pris presque 15 kilos à cause de cette petite chose censée vous aider à vous épanouir ? C'est oublier que la pilule entrave le fonctionnement du foie et que certaines en gardent des séquelles… »Le point.fr 16 03. 2011 commentaire : 17.03.2011 à  22.22

 

 « J'ai pris la pilule pendant 10 ans et 15 kilos de plus (plus effet ballonné …) depuis un an, j'ai décidé d'arrêter de prendre la pilule,(…) en tout cas depuis l'arrêt de la pilule je ne sens beaucoup mieux, c'est une nette amélioration ».Forum.e-sante.fr  01.092006 à 15.55

 



[1] Pediatr. Drugs 2006 (8) – (1)

[2] Archives of Pediatrics adolescent médecine,2006, vol 160 n°1, 40-

[3] L’art de jeûner Eds Jouvence p : 69

[4] B.M.J. 2000; 321; 1320-1

[5] Human.  Reprod. 1998 13; 1502-5

Le stérilet, un cadeau pour  les MST?

Bien que le stérilet ne soit pas contre- indiqué chez la femme qui n’a pas encore eu d’enfants c’est à dire  une nullipare, plusieurs médecins préfèrent ne pas le poser chez ces femmes pour éviter le risque dû aux maladies sexuellement transmissibles, en effet, tout corps étranger à l’organisme peut augmenter le risque d’infection et une maladie inflammatoire pelvienne peut survenir dans les trois semaines après la pose d’un stérilet.[1]Les gynécologues R. Palmer et J. Dalsace  sont réticents «  à appliquer le stérilet à une  nullipare, et même à une femme qui n’a encore eu qu’un  seul enfant à cause, malgré tout, du risque d’une petite infection utéro-tubulaire, qui même vite jugulée par les antibiotiques peut obstruer les trompes. »[2]

. Des études ont fortement suggéré une association entre le stérilet et les salpingites[3] et  l’augmentation de l'infertilité due aux salpingites est significative[4] pour les femmes de 25 ans à 34 ans, et peut être silencieuse[5]. La pose du stérilet multiplie par quatre le risque d’infection pelvienne à Chlamydia T. par rapport à la population générale[6].

Chez les femmes âgées de moins de 25 ans et qui n'ont pas encore eu d'enfant la durée de la pose du stérilet diminue leur fertilité[7] par rapport aux femmes sans stérilet.

Le risque d'infertilité est de 10 % des femmes après 2 ans de port de stérilet.[8] Chez les femmes portant un stérilet par rapport aux femmes n'en portant pas, le risque relatif [9]d'infertilité tubaire varie de 2 à 9 fois selon les études (de 2 à 4[10] - de 2 à 6[11] - de 3 à 9[12] - de 2, 7 à 7, 3[13])

La médecine ne fait mention que du risque d'infection au moment de la pose du stérilet, mais le stérilet est responsable d’actinomycose, quand il est laissé trop longtemps en place (prévalence : 3 à 14,5%). Cette bactérie, plus souvent commensale que pathologique, peut provoquer des infections pelviennes : le risque d’endométrite[14]serait  multiplié par trois.

Le stérilet avec un progestatif  provoque une maladie inflammatoire pelvienne[15].

Avec le stérilet contenant un progestatif de synthèse (lévonorgestrel) plusieurs études ont montré qu'il est associé à l'infertilité par salpingites[16] ainsi qu'à des abcès tubo-ovariens, à des endométrites après un long usage,[17]à une augmentation des fausses couches.[18]

                 Témoignages

« J'ai 18 ans et je ne voulais pas de contraception hormonale, pour une tonne de raisons (…)  J'ai opté pour le stérilet en cuivre, qui est aussi dur que la pilule sauf que... Aucun risque d'oubli ! Ainsi, on garde son métabolisme naturel, rien de changé, rien de chimique. Et on a pas à s'en inquiéter pour au moins 3-5 ans. Même si certains médecins ou gynécos sont encore un peu réticents, le stérilet  peut être posé sur des femmes sans enfants et même des jeunes filles. J'ai 18 ans et j'en ai un depuis peu !  Alors avant de gober tous les cachets que les gynécos prescrivent mécaniquement, pensez au stérilet... » Lepoint.fr 16.03.2011 commentaires : 21.03.2011 à 22.34

Commentaire : cette jeune femme a eu tort de ne pas écouter le médecin qui lui a  déconseillé un stérilet, cependant on peut la comprendre, la médecine ne lui proposa que la pilule ou le stérilet, cette femme ne connaît rien d’autre comme moyen de régulation des naissances, elle est comme  dans un cercle vicieux .Par contre  si un médecin lui avait proposé une porte de sortie comme le planning familial naturel, peut être, aurait-elle envisagé de l’adopter, en tout cas elle aurait préservé sa fertilité.

 



[1] Act. Obst. Gynéco. Scand. 1980 ; 59(1) ; 69-71

[2] La Contraception de J. Dalsace et R. Palmer  Presses  universitaires  de France p :143

[3]The  Lancet, 1992, 339, 785-8

[4] J. Gynecol. Obst. Biol. Reprod. 1990 19 (2) 155-6.

[5] Sex. Transm. Dis 1992- J.F 19 (1) 28-34

[6] Infect. Dis. Obstet. Gynecol. 1997 ; 5(1) : 10-17.

[7] Br. J. Obst. Gynec. 2001, 108 (3) 304-14

[8] Masson 1998. Bossier, guilmot, Queneau

[9] Le risque relatif (RR) mesure le risque de survenue d'un événement dans un groupe par rapport à un autre groupe. Exemple : Considérons que 10 % des fumeurs ont eu un cancer du poumon, et que 5 % des non-fumeurs ont eu ce cancer .Le risque relatif  est ici égal à 2 (10/5=2). Le risque d'avoir un cancer du poumon est deux fois plus élevé chez les fumeurs que chez les non fumeurs.

[10] Urol. Clin. North Am. 1984 11 (1) 65-81

[11] The Lancet 16, septembre, 2000 ; p. 1017

[12] Cash. sexol. clin. 1987 13 (80) 27-29

[13] Contraception. Fert. Sex. 1987; 15, (4) 415-6

[14] Eibach. Geburtshifte Frauenkeilkolhilfe, 1989; 49 (11):972-6.

[15] Acta.Obst. Gynecol. Scandinave ; 2009, 88, (6) 680-4

[16] Clin. Obs. Gynecol. 2007 dec 50 (4) 886-91

[17] Acta Obstet. Gynecol. Scand. 2009; 88 (6) 680-4

[18] Brit. J. Obst. and Gynecol. 1979, Jul .86 (7) 548-50

Quels sont les délais de conception dus à la contraception hormonale?

Selon la revue  Drug Safety, le retour de la fertilité après arrêt de la contraception hormonale ne serait pas retardé de plus d'un an[1].

Le fait que certaines  études  épidémiologiques n’ont pas associé une diminution de la fertilité  avec  la contraception,  pourrait s’expliquer par la présence de nombreux biais, en sorte que les conclusions de ces études seraient sujettes à caution.

Beaucoup d’études, en effet, ont été effectuées avec des femmes ayant une grossesse en cours, d’où ont été exclue des études celles qui  ont échoué à concevoir  c'est-à-dire  les femmes ayant eu des fausses couches précoces, des avortements, des grossesses extra- utérines, autrement dit, on a sélectionné des femmes en bonne santé. On été exclu des études les couples infertiles.[2]

Les biais peuvent être dus aux nombres de grossesse, c'est-à-dire à la parité des femmes. Les femmes multipares c'est-à-dire avec trois enfants ou plus    expérimentent plus rapidement le retour à la fertilité, après arrêt de la contraception, que les femmes qui n’ont qu’un enfant, les paucipares ou qui n’en n’ont pas encore eu, les nullipares .Ces dernières seraient moins résistantes à la contraception hormonale et ne devraient pas la prendre.[3]

La pilule boosterait même la fertilité

 L’étude, celle de Farrow[4], en 2002,  publia que  plus longtemps la femme prendrait  la pilule, plus elle augmenterait sa fertilité. Dans cette étude, la prise de la pilule contraceptive n’a pas été comparée à une autre méthode contraceptive comme le diaphragme .De plus,  les femmes qui ont  participé à l’étude, avaient déjà été enceintes mais celles qui auraient souhaité avoir un enfant et ne l’on pas eu  n’ont pas participé à l’étude. Ceci s’appelle un biais de sélection, biais reconnu par l’auteur même,  ce biais rendrait caduc les résultats de l’étude .L’auteur rejette, à tort, l’hypothèse  que  les femmes qui prennent longtemps la pilule soient en meilleure santé que celles qui ne la prennent pas. Certains   gynécologues acclament, comme on pouvait s’y attendre, cette étude, soulignant l’effet rebond  de la fertilité après arrêt de la pilule.

La pilule n'aurait pas d'impact sur la fertilité

L'étude européenne (Euras-OC) porta sur 60.000 femmes utilisatrices de pilules  contraceptives. Parmi elles, 2064 ont stoppé leur contraception pour avoir un enfant. Un an après avoir mis au placard leur pilule, 74,9% des femmes attendaient un heureux évènement, une proportion comparable à celle des non-utilisatrices de contraception hormonale. Pour le Pr. Henri Joyeux et avec lui : cette étude présente un biais majeur: elle ne nous dit pas combien parmi les 60.000 milles femmes ont désiré avoir un enfant et ont dû passer par la procréation médicale assistée pour l'avoir ou n'ont pas pu l'avoir." (La pilule contraceptive  Pr H Joyeux et D Vialard 2013  Ed. du Rocher page 158) Notons que le site Doctissimo porte sur les résultats de cette étude un tout autre regard, pour ses créateurs la pilule contraceptive n'aurait pas un impact négatif sur la fertilité future de la femme!

La pilule allongerait notablement les délais de conception

 Selon le colloque Insern de Vessey de 1979, Les délais de conception après utilisation d'une contraception hormonale seraient notablement allongés, quelque soit le type de pilule et sa durée d'utilisation[5]. Il a été calculé que, pour la plupart des femmes, la fertilité devient normale en l'espace de deux ans mais dans de nombreux cas seulement après qu'elles aient  subi des traitements avec stimulation hormonale[6].

Une étude Britannique, effectuée chez des femmes de 25 ans ou plus, établit que la proportion des femmes qui ne donne pas naissance après 24, 36, 46 mois est plus élevée après arrêt de la pilule que pour  d'autres méthodes contraceptives. Après 24 mois, 20,8% des nullipares et 10,4% des multipares qui ont abandonnés la pilule n'ont pas donné naissance, comparé aux 15,5% des nullipares et 8,1% des multipares qui ont utilisé une autre méthode.(Rochon M Cah Que Demog 1986 April;15(1):27-56) Nous avons donné cette étude pour souligner l'importance de la parité.

Une étude australienne rapporte qu'après arrêt de la pilule une infertilité persistante est expérimentée chez 7,8 % de femmes contre 4,6% d'infertilité chez les femmes qui ne l'ont pas prise. Dans les deux cas l'infertilité était définitive sur la base d'une anovulation.[7]

Selon l'étude du Boston Hospital, le temps requis pour concevoir chez 90 % des femmes était de deux ans après arrêt de la pilule et de dix  mois pour les femmes qui ont pris un diaphragme.[8] Selon la probabilité donnée par Schwartz, après 1 an d'attente, 35 % des couples seraient stériles, après 2 ans 65 %. On pourrait conclure que la pilule multiplierait par deux le nombre de couples stériles.

Cependant,  au sens strict on ne peut extrapoler les résultats d’une population  théorique comme celle définie par Schwartz comprenant  une proportion de couples infertiles de 5%   et  avec une  fécondité de 25%, à  la population des couples de l’étude de Boston , population  dont on ne connaît exactement  ni le pourcentage de couples infertiles, ni  le pourcentage exacte  de la fécondité. Néanmoins cette réserve le lecteur pourra réaliser qu’un délais d’attente prolongé pourrait pour certains couples  conduire à la stérilité.

L'étude d'Oxford family planning association[9], titrant : «  Retour de la fertilité après arrêt des contraceptifs oraux, l’influence de l’age et de la parité. » réalisée sur 17 500 femmes ayant pris des hormones contraceptives, a montré que chez les femmes de 25 à 29 ans qui n'ont pas encore eu d'enfant, la fertilité a été significativement diminuée par rapport aux femmes qui n'en ont pas prise. L'infertilité relative avait presque entièrement disparu après 4 ans. Après ce temps le pourcentage des femmes qui n'avaient pas eu d'enfant était de 9 % chez les femmes qui avaient pris la contraception hormonale contre 8 % chez les femmes qui ne l’avaient pas prise. On a donc  9 % moins 8 % = 1 % de couples supplémentaires stériles ou hypofertiles à attribuer à la pilule Selon le calcul de probabilité de Schwartz, ce 1 % est à multiplier par 0, 89 soit la probabilité qu'un couple soit stérile à 4 ans. Nous avons 1 % x 0, 89 ≈ 1 % de couples stériles supplémentaires  à attribuer à la pilule.

Par contre, chez les femmes de 30 à 34 ans qui n'ont pas encore eu d'enfant, il y a un  dommage considérable de la fertilité chez les utilisatrices de la contraception hormonale. Après avoir abandonné celle-ci depuis 4 ans, 18 % des femmes n'avaient pas encore eu d'enfant comparé au 11, 5 % des femmes qui ne l'ont pas prise comme contraception. Il a fallu attendre 6 ans pour que la fertilité des deux groupes soit comparable! Il y aurait donc 18 % moins 11, 5 % = 6, 5 % de couples stériles – hypofertiles , si on veut calculer la probabilité de couples uniquement stériles, on a selon Schwartz  6,5 % x 0, 89 = 6 % de couples stériles supplémentaires attribuables à la pilule.  Détails des statistiques de Schwartz

Pour Vessey, l’auteur de cette étude, il est clair que l’utilisation au long cours de la pilule chez les femmes âgées est délétère pour leur fertilité par rapport à un court terme de prise de pilule. Ceci contredit les résultats de l’étude de Farrow donnée en amont.  L’étude de Vessey  a   tenu  compte des effets délétères du tabagisme, des problèmes gynécologiques, endocrinologiques présents ou antérieurs des femmes étudiées. Ces corrections étaient absolument nécessaires, car ces problèmes gynécologiques, endocrinologiques et le tabagisme sont en eux même source de stérilité, d’hypofertilité.

Nous mettrons  dans le prochain chapitre en évidence, que le tabac,  la dépression du système immunitaire, les maladies sexuellement transmissibles,  la thrombophilie, les affections  gynécologiques, endocrinologiques .....peuvent être  entretenues ou générées par  la contraception hormonale, ces facteurs  multiplieront le risque d’infertilité, de stérilité et  nous 'expliquent  l'augmentation des délais de conception.

Dans un autre cadre que la contraception

Des  fortes doses hormonales (œstrogène + progestatif), données à des adolescentes  pour réduire leur taille, provoqueront une infertilité. Une fois devenues femmes, celles-ci mettront plus de temps pour concevoir et demanderont des traitements de l'infertilité [10]. Plusieurs études [11] ont confirmé la possibilité d'infertilité après traitement hormonal pour réduire la taille. Ces adolescentes avaient reçu des doses d'hormones en 2 ans équivalant à une prise de la pilule durant 10 ans! 

Contraception à base de progestatif de synthèse et les délais de conception

Le retour de la fertilité, après contraception hormonale uniquement à base d’un progestatif de synthèse  (DMPA), peut survenir après 2 ans. [12]Le délai de conception peut varier de 4 à 31 mois, et n’est pas nécessairement lié à la durée de la prise du progestatif Depo-Provera.[13]

Aucune étude n'a examiné le retour de la fertilité après contraception d'urgence. [14]Il n'existe pas de grandes études sur la fertilité après progestatifs mini dosés [15]et la sécurité des implants à base de médroxyprogestérone acétate n'a pas été démontrée. [16]

Commentaire

Chez certaines femmes, ces délais d’attente de plusieurs années du retour de la fertilité n’ont rien d’extraordinaire, ils s’alignent sur celui  induit par les anabolisants chez certains hommes. Chez ces derniers, le délai est  dû à une absence de spermatozoïdes (Azoospermie) persistant une ou plusieurs années après l’arrêt de l’anabolisant[17]. La testostérone fait partie des anabolisants, elle peut être utilisée aussi comme contraceptif, son action est tout à fait comparable à l’éthinylestradiol de la pilule, elle perturbe  profondément l’axe hypophyse- hypothalamus- gonade.

Laissons le dernier mot à  la gynécologue J. Belaïsh- Allart ," à 25 ans la femme après arrêt de la contraception  peut très bien attendre jusqu'à trois  ans[."18] !

Témoignage reçu

"J'ai pris la pilule à l'âge de 15 ans, à l'époque, personne (ni même pas ma gynécologue) ne m'avait mis en garde que la contraception prise durant plusieurs années sans interruption pourrait retarder ma fertilité voir même me rendre stérile!!! Si l'on m'avait informé je n'aurais jamais pris le risque de ne pouvoir avoir un enfant!!!aujourd'hui je confirme que la plupart des femmes de mon entourage, de ma tranche d'âge (27ans) et qui ont pris la pilule dès l'adolescence ont bien du mal à tomber enceinte et ont recourt à des fécondations assistées!!! Mais dans quel monde on vit si on ne peut même plus faire d'enfant sans la médecine!!!"

 

 



[1] Drug Safety 2002, 25 (10) 696-706

[2] Human Reprod 2003 ; 18 : 1959-61

[3] New England Obstetrical and gynecological Society 39th annual Meeting N° 1 ;1967

[4] Human Reprod Oct 2002 ; 17, 10 :2754-2761

[5] Colloque Inserm Vessey, 1979, mars 185-99

[6] « Amère pilule »Dr. E. Grant p. 112 Ed. Ecologie humaine

[7] Drug intelligence and  clinical pharmacy 1984 vol. 18 page 125

[8] Cah Que Demog. 1986, 15 (1), 27-28

[9] British Journal of Family Planning 1986, 11, 120-124

[10] Lancet 2004 364, 23, 1513

[11] J. Pediatric ; 1978 62 11 89 – 95

[12] Contraception agents, AMA Drug  evaluations 5 edi 1983 page 980

[13] www.drugs.com

[14] The Obstetrician and Gynecologist. Juli. 2002 4 n° 3

[15] Meyler's side effects of drugs ;14° edition 2000 p. 1405-37

[16] Lancet 2001 357 14, 4, 1203

[17] Prescrire Octobre 1998, page 677

[18] « Les enfants de l’impossible » Ed. Balland 2006

Les maladies du système endocrinien, compatibles avec la pilule?

 

La contraception hormonale, apportant un excès de progestérone, d’œstrogène, déréglera l’hypothalamus, l’hypophyse et par voie de conséquence toutes les  glandes qui sont sous la tutelle de l’hypophyse, de l’hypothalamus. Le système endocrinien sera perturbé.

En toute logique la contraception hormonale qui est un perturbateur endocrinien de première classe est contre indiqué chez les femmes qui souffrent d’une affection endocrinienne. Malheureusement, cette contre-indication n’est pas souvent respectée,[1]dans ces conditions, la pilule pourra donc initier, augmenter :

Le diabète

Le planning familial naturel (Sensiplan)  est la méthode la plus appropriée pour les femmes diabétiques. Mais on dirait que certains diabétologues font tout pour les en dissuader. 

Epilepsie

Avec les hormones contraceptives, il y a aggravation de l’épilepsie. Le centre antipoison de Lyon déconseille la contraception estroprogestative et très fortementl les progestatifs de synthèse,[2]car ces hormones ont une contre -indication pour l’épilepsie.

Hypothyroïdie 

 La pilule diminue la sécrétion de la thyréostimuline hypophysaire ce qui induit, ipso facto, une hypothyroïdie[3].Mais une hyperthyroïdie qui se manifeste par un goitre est possible aussi avec la pilule.

Obésité   est une contre-indication relative de la contraception estroprogestative.

Les ovaires polykystiques

 Le risque est grand de porter abusivement sur les jeunes femmes de 14 à 18 ans le diagnostic d'ovaires polykystiques et d'engager des explorations, des traitements inutiles, des interventions abusives sur les ovaires, interventions qui peuvent compromettre la fertilité future en précipitant la Ménopause précoce   ce qui ne sera pas sans conséquences pour la santé, la fertilité de la femme.

Aménorrhée ou absence des règles

L'aménorrhée persisterait après arrêt de la pilule et elle a 7,7 fois plus de probabilité de se développer chez des femmes qui l’ont prise pour régulariser leurs règles !

 

 

Le système endocrinien

 

Le système endocrinien, nous permet de nous reproduire, c’est un système complexe. Il comporte un certain nombre de glandes : les ovaires, les testicules, les glandes surrénales et la thyroïde, toutes celles-ci sont contrôlées par l’hypophyse et l’hypothalamus situé dans le cerveau. Sous la direction du cerveau, chaque glande libère un messager chimique (hormone) dans le sang, qui circule jusqu’à ce qu’il trouve sa cible : un récepteur. L’hormone s’inscrit dans le récepteur comme une clé d’ouverture d’une serrure. Tous nos organes ont des récepteurs dans lesquels l’arrivée du messager hormonal régit l’activité de l’organe.

Chez la femme, la commande hormonale de la reproduction humaine se situe à trois niveaux.

 Système endocrinien

Le premier niveau se situe à la base du cerveau, c'est l'hypothalamus qui secrète la luteinsing hormone Releasing hormone (LH-RH) laquelle commande la sécrétion hormonale de l'hypophyse. Le deuxième niveau est celui de l'hypophyse qui exerce son action stimulatrice sur les ovaires par l'intermédiaire de deux hormones: la folliculine stimulante hormone (FSH) et l'hormone lutéinisante (LH) qui sont appelées aussi gonadostimulines. L'hypophyse secrète d'autres hormones: la prolactine ou hormone galactogène (PRO), l'hormone de croissance (STH), l'hormone thyréotrope (TSH), l'hormone adrénocorticotrope (ACTH). Le troisième niveau est celui des ovaires qui libèrent l'œstradiol et la progestérone, lesquelles peuvent modifier l'amplitude et la fréquence de LH-RH du cerveau (La figure  ci-dessus montre combien toutes ces glandes sont interdépendantes).

 



[1] Gynecol. Rundsch. 1978, 18; (3-4), 246-52.

[2] Vigitox n°35 0496

[3] Prescrire ; 2005, 25, n° 259, p. 49

Le jeûne

Le jeûne est certainement le contrepoison, l’antidote le plus approprié pour rééquilibrer son corps après arrêt de la contraception, il permet au corps de récupérer sa santé par auto guérison.

Les indications du jeûne : fibrome, obésité, diabète  de type 2, allergie, asthme chronique, eczéma, sinusite chronique, migraine, dépression, hypertension artérielle, artériosclérose, polyarthrite rhumatismale, infections, cystites récurrentes, acné, Il est indiqué pour la diminution de la fertilité de l’homme et de la femme. [1]

     

 Shelton [2], un naturopathe,  propose un jeûne sévère à base uniquement d’eau, il a vu souvent des femmes précédemment stériles concevoir après un tel jeûne. Une femme mariée depuis dix ans sans avoir d’enfant, conçut peu de temps après un jeûne de dix jours. 

Il existe, cependant  un  jeûne moins sévère, un jeûne thérapeutique effectué avec  250 kilocalories par jour, celui du docteur  Buchtinger. La doctoresse Françoise Wilhelmi de Toledol dirige avec son mari, petit-fils du Dr. O. Buchinger, les cliniques Buchinger à Uberlingen (Allemagne) et à  Marbella (Espagne) où l'on pratique le jeûne avec un  suivi médical. Par son vécu propre, sa formation de médecin et ses expériences dans les cliniques Buchinger, elle est à même de vous faire partager une connaissance unique sur la pratique du jeûne et vous convaincre de ses bienfaits. Le jeûne thérapeutique Buchinger a dans ses indications la stérilité  féminine, masculine [3].

En France et en Belgique, il y a une possibilité de jeûner sans un suivi médical lequel n’est pas toujours nécessaire. Pour ce type de jeûne, vous pouvez consulter le  site « Jeûne et Randonnée »

Le jeûne d’Hildegarde de Bingen est à base d’épeautre, de fruits et de légumes, une fois par semaine, du poisson ou de la viande mais on peut aussi exclure de ce jeûne  totalement les protéines animales. Pour en savoir plus sur ce jeûne, consultez sur le  web  « les jardins d’Hildegarde »

Chacun  peut donc trouver le jeûne, le centre du jeûne qui lui convient .

Sa durée est fonction de la pathologie, de l'âge.

La médecine officielle critique le jeûne, l’estimant dangereux, ce qu’elle reproche au jeûne, c’est qu’il puisse diminuer les protéines du corps et ainsi l’énergie vitale nécessaire. En fait, en premier lieu, c’est dans la réserve de graisse que le corps va trouver son énergie vitale, ce n’est qu’après un très long jeûne que les protéines seront diminuées. Heureusement, une partie certes minime du corps médical s’est intéressée au jeûne.

L’émission d’ARTE du 25 mars 2012, « Le jeûne, une nouvelle thérapie », nous a informé de ce qui se fait en Russie, en Allemagne, avec des médecins qui constatent les effets étonnants du jeûne sur leurs patients.

 La pratique du jeûne nous enseigne que renoncer temporairement aux plaisirs de la table nous rend sensibles à d'innombrables autres sources de plaisir: l'art, la nature, les relations, la méditation, la relaxation…

 

Témoignage donné  par le Dr F. Wilhelmi de Toledo[4] 

Le Dr  Heidi König, une Berlinoise de 37 ans, mère d’un fils de 12 ans, souhaitait depuis plusieurs années avoir un deuxième enfant, sans succès. Alors qu’aucune raison médicale n’ait été trouvée pour cette stérilité. Elle réserva un séjour chez Buchinger, à Uberlingen et jeûna sans problème. Au cours d’un massage elle demanda de  stimuler le point correspondant à l’utérus. Elle  quitta la clinique en avril et au mois de février de l’année suivante, après une grossesse sans problème, elle mis au monde une petite fille.

Remarque intéressante de ce médecin :

«  Dans les pays où la population est pauvre, les taux de nativité sont élevés. De nombreuses grossesses ont lieu dans le cycle suivant un jeûne. L’expérience du  jeûne pourrait être proposée aux couples désireux d’avoir des enfants avant qu’ils ne se soumettent à un traitement hormonal  coûteux et éprouvant »

 

 



[1] L’art de jeûner p : 69 Eds Jouvence Dr. F. Wilhelmi de Toledo

 

 

[2] Shelton,  « Le jeûne et le sexe » p. 153

[3] Thèse de doctorat de.J.Lemar « L’appellation jeûne thérapeutique est-elle fondée ou usurpée ? »

2011 ; Université Joseph Fourrrier ; faculté de médecine Grenoble

[4] L’art de jeûner p :93 Eds Jouvence