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Médication lors de la grossesse

Automédication lors de la grossesse

Les causes médicamenteuses représenteraient de 4 à 5%, voire 10% ou plus, des cas de malformations fœtales dues à une exposition maternelle aux médicaments !

Si le risque médicamenteux pour le fœtus se situe principalement durant la période d’organogenèse soit entre le 35ème et 50ème jour après les dernières règles, il peut exister également des risques fœtaux graves quand le médicament est pris plus tard durant la grossesse.

Selon certaines études, près d’un quart des femmes enceintes s’auto-médicalise, à un moment de leur grossesse. Cette prise médicamenteuse est essentiellement effectuée pour soulager les maux de tête et les troubles digestifs. Plus d'une femme sur trois considérerait les anti-inflammatoires non stéroïdiens sans danger. L'utilisation de paracetamol (acetaminophen) durant la grossesse est, pour la progéniture, associée à une augmentation d'asthme, d'eczéma, de rhinite, de respiration sifflante, d'autisme, de désordres hyperkinétiques.

Si certains médicaments prescrits lors de la grossesse ne sont pas sans présenter des risques de malformation congénitale, il n’en demeure pas moins que toute automédication, par des médicaments en vente libre, peut présenter aussi des risques.

 

Prescription médicamenteuse lors de la grossesse

Certains médicaments ont des effets extrêmement toxiques sur la santé de la femme enceinte ou celle de l’enfant à naître. Or les effets indésirables des médicaments en cas de grossesse sont mal connus, avec peu de données disponibles. Certains de ces effets ne se révéleront que sur le long terme, voire le très long terme, sur des générations suivantes. Tel est la mise en garde de la revue médicale critique Prescrire. Son numéro 358 d’août 2013 est un numéro spécial de 80 pages qui doit aider les professionnels de la santé à mieux connaître et utiliser les médicaments chez les femmes enceintes ou susceptibles de l’être. C’est pourquoi Prescrire encourage, à juste titre, les médecins, les pharmaciens, les sages femmes, les infirmiers, mais aussi les femmes enceintes ou en âge de l’être, à connaître et à partager ce socle de connaissances. On peut espérer que le corps médico-pharmaceutique répondra favorablement à cet appel de Prescrire.

Voici quelques uns des principes que donne la revue pour éviter les effets indésirables chez l’enfant à naître exposé in utero à des médicaments :

1° L’ignorance des effets à long terme sur le développement de l’enfant incite à la prudence.
2° Grandes incertitudes et méconnaissance pour la plupart des médicaments.
3° Certains médicaments sont notoirement tératogènes ou fœto-toxiques.
4° Prudence chez toute femme enceinte ou qui pourrait le devenir bientôt.
5° Informer les patientes des dangers des médicaments durant la grossesse.

Pour en savoir plus  ainsi que le centre de référence sur les agents tératogènes.

  • Nous devons toujours garder en mémoire l’histoire de la Thalidomide. Ce médicament fut prescrit comme sédatif et pour les nausées ou vomissements lors la grossesse ; il a induit chez 10.000 nouveau-nés des malformations des membres. Cette histoire est riche en enseignements sur la difficulté à mettre en évidence l'effet tératogène d’un médicament car il  a fallu plusieurs années de prescription d’un médicament jugé anodin, inoffensif, et le suivi de milliers d’enfants nés avec des malformations majeures avant de mettre en évidence le risque tératogène de la thalidomide !
  • Concernant les analgésiques : l’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : ibuprofène, diclofénac, kétoprofène… utilisés comme analgésiques doivent être éviter durant la grossesse. La prise d’aspirine et des AINS, au cours du premier trimestre de la grossesse expose à un risque de fausse couche et de malformation. Au cours de la 2ème partie de la grossesse, ils exposent le nouveau-né à un risque d’hypertension artérielle pulmonaire et  d’insuffisance rénale. Ces effets indésirables graves, parfois mortels, ont été rapportés avec des doses faibles, parfois pris par la mère pendant moins de trois jours. Au cours du 3ème trimestre [1]: hémorragies chez la mère, le fœtus et le nouveau-né. Pour Prescrire : pas d’AINS durant la grossesse quelque soit le terme.
  • Pour en savoir plus
  • Le paracétamol pris durant la grossesse serait  selon Prescrire sans danger pour l’enfant à naître(2). Mais, vous connaissez qu'il n'en est pas ainsi, comme nous l'avons énoncé en amont.
  • La prescription d’un antihistaminique H1, la Doxylamine est préconisée par Prescrire pour les nausées-vomissements modérés de la femme enceinte, bien que cette molécule n’a pas d’indication pour les nausées-vomissements ! La revue considère comme dangereux la Dompéridone durant la grossesse.[3]
  • Le gingembre est un antiémétique utilisé lors de la grossesse. Les femmes chinoises l’utilisent traditionnellement durant leur grossesse. Il aurait une efficacité modeste. On dispose seulement de deux études portant sur 300 femmes ayant pris du gingembre en début de grossesse, elles n’ont pas mis en évidence d’effet tératogène du gingembre.[4]
  • L’accupression du point Neigan (6MC), situé à la face antérieure du poignet, entraînerait une réduction des nausées, des vomissements.[5]
  • Chez de nombreuses femmes enceintes, on prescrirait des antidépresseurs, cependant un effet tératogène ne peut être exclu avec aucun antidépresseur.[6] Les  antidépresseurs, de la famille des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS), comme la fluoxétine (Prozac), la paroxétine (Paxil) peuvent provoquer des anomalies congénitales (malformation cardiaque majeure)[7], des troubles de la coagulation, des saignements anormaux. [8] De plus ils sont associés à des risques accrus de pensée suicidaire ou d’homicide. [9] Le risque relatif des malformations cardiaques serait de 1,6 soit une augmentation de 60%.[10] Il aura fallu attendre une vingtaine d’années, pour qu’apparaissent les effets tératogènes, fœto-toxiques de ces antidépresseurs !
  • Les antidépresseurs, de la famille des IMAO comme la phénelzine, peuvent occasionner des malformations congénitales chez l’enfant en gestation.[11]
  • Pour les patientes enceintes constipées le médecin préconisera d’abord unealimentation riche en fibre végétale. Le son de blé est le laxatif de lest à privilégier durant la grossesse. Mais il faut éviter les spécialités contenant des laxatifs de lest associés à d’autres substances : méprobamate, sels d’aluminium ou avec d’autres laxatifs.[12]Il faut privilégier les médicaments à base de mucilage: Spagulax, mucilage pur
  • Les sédatifs, anxiolytiques, hypnotiques de la famille des benzodiazépines, bien qu’il n’ y a pas de contre-indication absolue, sont suspectés d’un effet tératogène avec des malformations crânio-faciales et au niveau du système nerveux central.
  • Il y a un effet tératogène avec les statines (famille de médicament qui diminue la cholestérolémie), il faudra donc faire attention, du fait que la pilule augmente le taux de cholestérol de la femme, à ce qu’elle ne se laisse traiter par des statines lors de sa grossesse.Les statines sont contre indiquées lors d'une grossesse.
  • Le Misoprostol, en raison de la puissante activité contractile qu'il impose au muscle utérin, ce médicament ne doit pas être prescrit pour le traitement des ulcères chez la femme enceinte ou qui pourrait l'être. En effet, des cas d'hémorragie et/ou de rupture utérine ont été constatés, ainsi que des morts fœtales et des malformations congénitales.[13].
  • Les décongestionnants vasoconstricteurs[14] utilisés dans les rhinopharingites sont à écarter en cas de grossesse car tératogènes et fœto-toxiques.[15]
  • Plusieurs médicaments peuvent aussi passer dans la semence de l’homme et de là intoxiquer le fœtus.

 

Prise médicamenteuse accidentelle lors de la grossesse

Comme mentionné en amont, la spécialité Roaccutaneà base d'isotrétinoïne, prescrite pour l’acné est tératogène.[16]

Environ 25 % des enfants exposés in utero à l'isotrétinoïne prise par voie orale au cours du premier trimestre de la grossesse sont atteints d'un syndrome polymalformatif associant des atteintes cranio-faciales, cardiaques et du système nerveux central. Chez la femme en âge de procréer, une contraception efficace doit être débutée un mois avant le traitement et poursuivie un mois après son arrêt.

Des malformations ont été observées aussi après application cutanée d’un rétinoïde : l’isotrétinoïde, l’acitrétine, l’alitrétinoïne, la trétinoïne, l’étrétinate.[17]L'étrétinate a comme indication le psoriasis mais s'accumule dans les tissus graisseux d'où il est progressivement libéré. Il est tératogène en raison de sa très longue demi-vie plasmatique (de l'ordre de cent jours.). Une femme devait attendre deux ans après l'arrêt de l'étrétinate avant toute conception car des malformations ont été rapportées chez des enfants ou des fœtus conçus jusqu’à 45 mois après son arrêt ![18]

Selon Prescrire, la commercialisation en France de cette molécule connue dès 1982 comme tératogène ne fut accompagnée d’aucune mesure de précaution particulièrement efficace, il aura fallu attendre près de trente ans pour que les autorités de santé pensent à une communication efficace pour les patientes ![19]

Les règles de prescription médicale et de délivrance pharmaceutique de l'isotrétinoïne sont aujourd’hui extrêmement strictes. Cependant, en France en 2008, une enquête relevait que 15 % seulement des patientes traitées par isotrétinoïne avaient bénéficié d'une stricte application de la règlementation : ordonnance conforme, information complète reçue et appliquée, délai respecté entre la prescription et la dispensation, et contraception effective.[20]

A retenir: éviter au maximum l'utilisation de médicaments durant la grossesse quelque soit leur forme ou leur voie d'administration,  les médicaments à usage externe (crème, onguent, gel) sont aussi concernés.



[1] Répertoire commenté des médicaments 2012 ; p : 242,257

[2] Prescrire 2013 ; Tome 33 N°351 ; page 45

[3] Prescrire 2013 ; 33((358) 595-597

[4] Prescrire  2013 ; 33 (358) 599

[5] Acupuncture et grossesse état des connaissances, 2010, groupe hospitalier bichat-Claude-Bernard

[6] Répertoire commenté des médicaments 2012 p : 301

[7] Répertoire commenté des médicaments 2012 p : 301

[8] C..lane ;« Comment la psychiatrie et l’industrie pharmaceutique ont médicalisé nos émotions »Flammarion 2009 p :196

[9] Breggen P.R. et G. S.Breggen Talking back to Prozac p. 138

[10] Prescrire 2006 ; 26(273)430-431.

[11] Le guide pratique des médicaments de l’âme. David Cohen. p :64 Ed. L’homme

[12] Prescrire 2013 :33 (358) 631

[13] Notice 2011 Pfizer ou Vidal

[14] Éphédrine, naphazoline , oxymétazoline, phényléphrine, pseudoéphédrine, etc

[15]Prescrire 2013 ; 33(358) 624

[16] Prescrire 2009 ; 29 (34) 107

[17] Prescrire 2005 ; 25 (258) 106-108

[18] Prescrire2013 ; 33 (358) 571

[19] Prescrire2013 ; 33(358) 569

[20] Prescrire 2009 ; 29 (34) 107

Les ovaires polykystiques

 

Avant toute chose, il nous faut connaître les différents kystes ovariens :

Les kystes fonctionnels sont liés au fonctionnement normal des ovaires, le follicule qui a normalement une taille inférieure à 3 cm est parfois plus gros, c'est alors que l'on parle de kyste, celui-ci régresse normalement après l'ovulation. Ces kystes peuvent  être asymptomatiques, responsables de douleurs aiguës, chroniques,  d'allongement des cycles, peuvent  entraîner une rupture hémorragique, des symptômes amenant à une hospitalisation.

Les kystes organiques ne régressent pas, la plupart sont bénins, certains malins.Ces kystes sont dus à une altération de la fonction ovarienne, on les rencontre dans les ovaires polykystiques.

 

Les kystes fonctionnels et la contraception hormonale

 Selon le Dr Alain Audebert, les associations estroprogestatives "classiques" protègeraient contre la survenue de ces kystes, mais l'apparition des pilules  faiblement dosées ou des pilules triphasiques a entraîné  des spéculations sur le risque  des kystes fonctionnels.

 Des essais  contrôlés randomisés indiquent que la prescription de la pilule a peu de probabilité d’empêcher le développement  de kystes fonctionnelles ou de provoquer leurs disparitions.[1]

Avec une pilule contenant 30-35 mcg d’éthinylestradial, on observe une augmentation des kystes dans trois études  avec un risque relatif[2] de 1,3 (RR1, 3)  [3], [4], [5] , une diminution  dans une étude (RR 0,24)

La contraception progestative augmente le risque de kystes fonctionnels.(Br J Obstet Gynecol 1985 oct ,92(10): 1003-9)

 

Les ovaires polykystiques et la contraception hormonale

Pour The Lancet, la supposition,que l'usage de la pilule est sans danger pour les femmes avec ovaires polykystiques,est prématurée,  spécialement parce que celles-ci, souvent dès l'adolescence, l’ont prise et continuent à la prendre durant de longues années alors que ces adolescentes sont déjà susceptibles de perturbations métaboliques.[6] En effet, les modifications ovariennes qui se produisent durant la puberté sont parfois très proches de ce qui est retrouvé dans le syndrome des ovaires polykystiques mais sont généralement plus modérées. Elles représentent, dans la plupart des cas, une situation transitoire et réversible correspondant à la maturation de l'axe hypothalamo-hypophyso-ovarien. Le risque est grand de porter abusivement sur les jeunes femmes de 14 à 18 ans le diagnostic d'ovaire polykystique et d'engager des explorations, des traitements inutiles, des interventions abusives sur les ovaires, interventions qui peuvent compromettre la fertilité future en précipitant une ménopause précoce.

Selon le Dr Abramovic: "Il faut bien connaître les complications potentielles de certains modes contraceptifs, facteurs eux-mêmes de kystes ovariens, d'hyperandrogénie. Méconnaître ces notions peut exposer les femmes à des interventions chirurgicales intempestives et à plus long terme à des complications métaboliques, carcinologiques".[7]

 La définition de l’ovaire polykystique

L'ovaire polykystique est un désordre endocrinien de la femme en âge de reproduction, il peut être une cause majeure d'infertilité, il réside dans un dysfonctionnement de l'axe hypothalamo-hypophyse-ovaire, avec hypersécrétion de l'hormone lutéinisante.

La contraception hormonale, perturbateur endocrinien de 1° classe, ne pourra que générer ou qu'enfoncer la femme en cette affection.

Le planning familial naturel ne serait-il pas le premier choix pour les femmes soucieuses de préserver leur fertilité?

voir la vidéo (2,47 minutes) Troubles de l'ovulation

Les symptômes

L’anovulation chronique, les règles irrégulières, cycle de 35-45 jours, cycle égal ou inférieur à huit par an, l’aménorrhée, l’hyperandrogénie avec acné, l'hirsutisme, la perte de cheveux, (alopécie), la voix rauque…

Soulignons que la pilule en régularisant les menstrues  en générant elle-même une anovulation va cacher, enfoncer la femme dans le syndrome des OPK caractérisé  par une anovulation, des règles irrégulières!

Chez les femmes  accablées du syndrome des ovaires polykystiques on observe une prévalence augmentée du   syndrome de l'intestin irritable (SII), par rapport aux femmes en bonne santé. Notons que la pilule est associée au SII.

L’incidence : 4 à 12 % de la population féminine en âge de procréer.

Les facteurs de risque

L’excès d’insuline, la résistance à l'insuline ,le diabète;  soulignions que la pilule estroprogestative aggrave ces facteurs ,ce qui génère un sérieux problème énoncé dans le J Clin  Endo and Met 2003;88(5) 1927-32: Un dilemme médical moderne" Le syndrome des OPK, la résistance à l'insuline et la pilule contraceptive."

Le stérilet avec progestatif, [8] le bisphénol A (perturbateur endocrinien), le stress, le tabac…

Les ovaires polykystiques peuvent être secondaires  à l’hyperprolactinémie, à une dysthyroïdie, à un hypercortisme iatrogène, à l’épilepsie. Remarquons que ces quatre derniers facteurs sont associés  à  la pilule.

Les ovaires polykystiques et la fertilité

40% des femmes avec ovaires polykystiques seraient infertiles. Les OPK sont une cause majeure d' infertilité féminine,  il y a  augmentation du travail prématuré, des fausses couches.

Le traitement des symptômes

La metformine est un antidiabétique oral,  elle peut améliorer l'hirsutisme, réduire le poids, restaurer l'ovulation, régulariser les règles. Elle est plus sûre, efficace que la pilule[9]utilisée comme traitement des symptômes. Certes, la metformine est utilisée dans dans le syndrome des ovaires polykystiques et  de l'insulinorésistance sans diabète, cependant ces indications ne sont pas mentionnées dans le Résumé des Caractéristiques du Produit!

Le traitement des ovaires polykystiques  par la contraception hormonale a été couramment utilisé pour régulariser les règles, combattre l'acné, l'hirsutisme; cependant la sécurité de ce traitement à long terme n'a pas été établie et la littérature révèle des données conflictuelles concernant les effets métaboliques.[10] Ainsi la pilule a donné, concernant le métabolisme du sucre, soit une amélioration, soit aucun changement, soit une détérioration[11], elle a généré le développement d'un diabète[12], une hyper insulinémie. Elle peut accroître le poids par rétention d'eau [13], augmenter les triglycérides paramètre déjà élevé chez la femme avec ovaires polykystiques.

De toute façon, la pilule estroprogestative n’a pas d’indication pour traiter les ovaires polykystiques.

Avec les macroprogestatifs, à base d’acétate de cyprotérone (Diane 35), il y a  une augmentation des ovaires polykystiques. Avec la micropilule progestative, de nombreux auteurs ont rapporté une incidence plus  élevée de kystes fonctionnels de l'ovaire. (RR 2, 5 à 3)[14], [15] Les progestatifs sont contre indiqués pour traiter les ovaires polykystiques.      (Dictionnaire Vidal 2004)

 

 Le traitement de la stérilité

Plus d'un tiers des femmes avec des ovaires polykystiques peuvent concevoir naturellement.

Le meilleur moyen pour optimaliser la  conception  est d'utiliser la Naprotechnologie.

Lors de l'étude du Dr.  kiddy (Clinical Endocrinology 1992 janvier, vol 36 :105-111) un régime alimentaire à base de 1000 Calories par jour durant 6 à 7 mois fut effectué chez 24 femmes obèses (+ou- 91,5 K)  et affectées d'ovaires  polykystiques. 19 de ces femmes souffrent d'un trouble des menstrues, 19 sont hirsutes, 12 sont infertiles. Sur les 13 femmes qui avaient perdu plus que 5% de leur poids, 11 avaient un trouble des menstrues, parmi ces 11, 9 femmes ont une amélioration de la fonction de  reproduction, 5 peuvent concevoir ou expérimenter des menstrues plus régulières. Il y a une réduction de 40% de l'hirsutisme dans ce groupe.

Une alimentation à base d’épeautre,[16] Un régime riche en fibre, pauvre en acides gras saturés, en aliment à index glycémique élevé.

La phytothérapie: le gattilier,  la cannelle peut réduire le taux sanguin en sucre..

L'acupuncture et l'hydrothérapie peuvent aussi  être utile.

La chirurgie: mais elle peut entraîner des adhérences, une insuffisance ovarienne qui peut évoluer vers une défaillance ovarienne complète.

La fécondation médicale assistée.

 

Témoignages

« J'ai été diagnostiquée ovaires polykystiques à 18 ans (j'en ai 31). Mon gynéco de l'époque ne m'avais pas expliqué ce que c'était et m'avait donné une pilule qui a empiré la chose. Vers 23 ans en 2003 avec mon mari on décide d'avoir un enfant et après un an la gynéco me sort vous pouvez toujours essayer vous n'arriverez a rien en rigolant. Je demande pourquoi et elle m'explique enfin ce qu'est les opk. De rage je change de gynéco, je vais chez une spécialiste en infertilité qui m'a dit clairement que mon ancienne gynéco était une incompétente.  Elle me fait commencer rapidement aux stimulations et au bout de presque 2 ans bébé 1 arrive. »  Santé-medecine.commentcamarche.net29.11.2011

 

« Depuis quasiment 2 ans j essaye d'avoir un bébé. En fait très vite  après l'arrêt de la pilule ma gynéco m'a fait faire des examens car mes règles ne revenaient pas. Diagnostic: ovaires poly kystiques, donc pas ou rares ovulations. Pour moi ça été le drame car ça voulait dire infertilité et a 23 ans on pense que tout va fonctionner comme sur des roulettes. Eh bien non. Donc me gynéco m'a envoyé chez un confrère spécialisé dans la fécondation médicale assistée  Il était très optimiste vu mon age et il m'a dit qu avant fin 2006 je serai assurément enceinte  chose a ne jamais dire Je commence les traitements, un premier léger censé me réguler les taux d'hormones ms il me rendait malade et j'ai fait une allergie. Ensuite clomid pendant six mois, j ovulais mais ça n'a pas pris. Fin 2006 était arrivée et rien. Vous imaginer bien que chaque mois je me disais qu enfin c'était la bonne car chez moi avant les règles j ai même symptôme que la grossesse   Le gynéco était un peu surpris que ça n'ai pas pris.  J'ai donc entamé stimulation. Premier cycle a des doses très faibles… car la particularité des ovaires poly kystiques c'est qu il peuvent réagir violemment aux traitement. Et d'ailleurs ça n'a pas rater  1ere écho de contrôle j'avais 17 follicules matures et taux oestrogène ayant exploser les  plafonds. Donc suspension d traitement. C'est horrible de se dire qu on a ce qu il faut pour faire un enfant mais qu il y en a en fait trop et qu il faut arrêter.  POUR second cycle. On a encore baisser les dose mais ce coup ci je réagit peu .J'ai encore beaucoup de follicules mais en fait il ne grossissent pas, même si le dosage a doublé en court de route, j'ai encore une écho demain Toutes ces alternances d'espoirs et déceptions je sais pas comment vous les vivez ms moi ça commence franchement a me peser En fait pour mon problème  d ovaire c'est souvent très long de trouver le bon dosage. LE gynéco. me dit "vous en faites pas ça viendra et puis vous avez le temps". Ca m horripile qu on me dise ça car si a 24 ans j'ai des difficultés ça va pas aller en s'arrangeant vu que la fertilité commence déjà a diminue a ce moment la de toutes façons.… » forums.france.5.fr18.02.2007à11.14

 

 « Je viens de découvrir que j’ai des ovaires poly kystiques (..). J'ai 28 ans, (..) et j’ étais sous pilule, j’ai arrête la pilule car j’ai eu un surpoids. Après un an et demi je suis tombée enceinte naturellement et sans le vouloir. Quand je suis allé au gynéco il ma conseille de le garder car j’avais un ovaire poly kystique, et que c’était bien que j'ovulais. Mais au bout de deux mois j’ai fait une menace de fausse couche (…) ensuite une grossesse arrêtée. Ce qui m'a déprimée. »  Sante-medecine.commentcamarche 14.05.2010 à12.17

 



[1] Hum Reprod 2007 ; juli 16(7) 1527-35

[2] Le risque relatif (RR) mesure le risque de survenue d'un événement dans un groupe par rapport à un autre groupe. Exemple : Considérons que 10 % des fumeurs ont eu un cancer du poumon, et que 5 % des non-fumeurs ont eu ce cancer .Le risque relatif  est ici égal à 2 (10/5=2). Le risque d'avoir un cancer du poumon est deux fois plus élevé chez les fumeurs que chez les non fumeurs

[3] Thérapie,  1985 40, 177.-80 –

[4] obst. Gyn. 1992, 79, 529- 33 –

[5] Am. J. Obst. Gyn. 1987 156, 1538- 42

[6] Lancet,  2007, 25 août: 370, p. 690

[7] www.gynéweb.fr. La contraception des dystrophies ovariennes

[8] J.Fam.Plann.1989 ; 14 :131

[9] Cochrane Database Syst. Rev 2007. Jan. 24 (1)

[10] Human Reproduction 2007, Feb, 21 (2) 317-22

[11] Clin. Endocrinal Metab. 1995, 80, 3327

[12] Nader et coll. 1997

[13] Pediatrie-Drugs 2006. 8, (15)

[14] Fertil. Steril, 1972, 23; 10, 739-44

[15] Br. J. Obst Gyn: 1985, 92, 1003-9.

[16] La gynécologue Gabriel Vloka a donné dans le livre du Dr Wighhard Strehlow : « comment guérir les maladies de la femme » deux témoignages de guérison de patientes âgées de 30 ans grâce  une alimentation   à base d’épeautre et d’enveloppements de Priessnitz.

Des tumeurs

« Tout homme qui, à trente ans, n’est pas un sot, doit être son propre médecin » Tacite

 

Le  cancer  est une tumeur maligne capable d'envahir et de détruire les structures qui lui sont adjacentes et qui peut s'étendre à distance par le biais de métastases.

 

Que penser  des cancers liés à la contraception hormonale?

Le Centre International de la Recherche sur le Cancer  a conclu le 7 août 2005 de façon officielle que les contraceptifs estroprogestatifs, les traitements hormonaux substitutifs à base d'œstrogène et de progestérone pour  la ménopause doivent être classés dans le groupe 1 des produits cancérigènes, le plus élevé dans l'échelle en vigueur. Cette classification dans le groupe 1 a été établie parce qu'on dispose d'indications suffisantes de cancérogénicité pour l'espèce humaine.

En 1960, alors qu'on ne connaissait pas encore toute la toxicité de la pilule, la FDA avait  déjà exprimé ses préoccupations au sujet de la cancérogénicité des hormones, mais les gynécologues obstétriciens ne partageaient  pas ces préoccupations et proclamaient l’innocuité hormonale. Au cours de plusieurs  décennies, la toxicité hormonale s'est exprimée par la genèse de nombreux cancers féminins. Aujourd’hui encore malgré l’évidence, le monde médico- pharmaceutique nie toujours l'impact des hormones contraceptives  dans la genèse des cancers de la femme mais, admet uniquement qu'elles  peuvent promouvoir ceux-ci, une fois le cancer déjà là, Afin de minimiser au maximum le risque cancérigène dû à la pilule, la comptabilisation par la médecine des tumeurs malignes fait l'objet d'une manipulation[1] qui se résume à proclamer que ce que l'on perd d'un côté on le gagne de l'autre : le match est nul.

La médecine parlera d'une présomption d'augmentation légère du cancer du sein de 25 %, soit un  risque relatif[2] 1,25 mais affirmera une diminution  prouvée,importante  de 50 %  soit un risque relatif de 0,5 des cancers de l'ovaire et de l'utérus. Comme  les études que nous avons à notre disposition  sont entachées de nombreux biais, il est très difficile de  prouver que la pilule diminue ces cancers, c'est pourquoi on peut conclure que ce discours médical est, là aussi,  un tantinet  manipulatoire!

 

Impact des traitements des cancers sur la fertilité

Si la femme a une tumeur maligne, on lui proposera la chirurgie, la radiothérapie, des anti- tumoraux. Ces traitements vont altérer profondément sa fertilité et la femme devra recourir éventuellement à la fécondation médicale assistée.

Environ 10 % des cancers gynécologiques et mammaires touchent des femmes de moins de 40 ans, encore en âge de procréer. L’évaluation de l’impact des traitements anticancéreux sur la fertilité est complexe et multifactoriel.

Dans une étude norvégienne, sur 6071 patientes, le taux de fertilité était réduit de moitié chez les femmes traitées pour une pathologie maligne.[3]

Hawkins a publié une étude portant sur la survenue de grossesses, après traitement du cancer de l’utérus, traité par irradiation, 22 % des femmes ayant été exposées à l’irradiation avaient des enfants contre 41 % des femmes n’ayant pas été exposées à l’irradiation de l’utérus.[4]

Si la chimiothérapie n’a pas d’effets délétères connus sur l’utérus, son impact sur les ovaires est important. Le risque d’infertilité varie en fonction de la chimiothérapie, de la dose totale des cytotoxiques reçus, et la plupart des femmes traitées par chimiothérapie sont exposées à une ménopause précoce.[5] La chimiothérapie fait perdre  dix ans d’âge sur le plan ovarien.

 

Dans ce chapitre nous étudierons  les tumeurs malignes :

 Le cancer du sein  

 Les dysplasies ou lésions précancéreuses du col de l’utérus   

 Le cancer du col de l'utérus 

 Le cancer de l’utérus  

  Le cancer des ovaires   

Les tumeurs, affections du foie 

  Les tumeurs malignes de la gestation  

Le cancer colorectal

Ainsi que les tumeurs bénignes :

 Le prolactinome ou cancer de l’hypophyse et le méningiome  

  Le fibrome utérin 

  L'endométriose    

 



[1] Nous avons fait le bilan des cancers des ovaires et de l’utérus, du col de l’utérus en fonction des données du The Lancet 1988 ; 2 :1331-35 et j’ai obtenu : 20 cancers du col probables en plus contre 9 cancers  probables en moins(somme des cancers de l’utérus et des ovaires). Il faudrait encore ajouter un excès probable  de cancer du sein que j’ai évalué  à 7, au total on aurait  27 cancers en plus contre 9 en moins !

[2] Le risque relatif (RR) mesure le risque de survenue d'un événement dans un groupe par rapport à un autre groupe. Exemple : Considérons que 10 % des fumeurs ont eu un cancer du poumon, et que 5 % des non-fumeurs ont eu ce cancer .Le risque relatif  est ici égal à 2 (10/5=2). Le risque d'avoir un cancer du poumon est deux fois plus élevé chez les fumeurs que chez les non fumeurs

[3] J. Clin. Oncol. 2009, 27, 334-43

[4] Int. J. Cancer ; 1989, 43, 399-402

[5] Cancer; 2007, 1: Br. J ; Cancer; 1987 56, 653-660

Ne faut-il pas changer son fusil d'épaule?

« Jamais les jeunes qui se sentent si libres n’ont été aussi manipulés et pour tout dire exploités. »

Jean-Marie Pelt

 

Aujourd’hui certains jeunes reprochent à leurs parents de ne pas avoir été armés pour la vie, d'avoir fait d'eux des assistés ne serait-il pas temps de faire confiance aux jeunes, de leur dire qu'ils sont capables de maîtrise de soi, d'apprendre le respect, à devenir autonome, ne serait-il pas temps de donner des limites, un sens à la vie, ne serait-il pas temps de refuser la pensée consensuelle, la morale réduite à l'hygiénisme?

 

Nous faisons nôtres les pensées exprimées part le psychiatre T. Anatrella.[1] "Sans une éducation morale et spirituelle nécessaire pour acquérir une autonomie, sans les savoirs et la capacité de raisonnement pour structurer son intelligence, l'adolescent fera un consommateur parfait. Parviendra-t-il pour autant à devenir un être libre? ".1

« Au moment de l'adolescence, on veut savoir si on est capable de plaire à quelqu'un, mais aussi de concevoir des enfants. C'est en intégrant ce pouvoir qu'on accède à la maturité sexuelle. A partir du moment où on dit aux jeunes: "Attention, un enfant, c'est dangereux, c'est un risque", on leur tient un discours de négation et de mort sur une partie de leur sexualité.

J'ai reçu il y a peu une fille de dix-huit ans, enceinte, avec sa mère. Celle-ci voulait la faire avorter. Sa fille lui a dit: «Si tu m'obliges à avorter, tu me tues ».

Pour cette raison, les jeunes ont du mal à entendre ce discours, qui nie cette dimension procréatrice qui est en train de se mettre en place dans leur psychologie. Il représente l'enfant comme un danger dont il faut se prémunir techniquement, au lieu d'en appeler à la responsabilité des comportements. Plus l'enfant est ainsi exclu, nié, et plus l'irresponsabilité sexuelle est encouragée.

Au lieu de se rabattre sur des politiques d'urgence, superficielles et uniquement sanitaires, il faudrait en appeler à la responsabilité sexuelle. Et oser dire aux adolescents: "Vous n'êtes pas à l'âge où l'on commence à avoir des relations sexuelles. C'est une responsabilité que vous exercerez plus tard. En attendant, construisez-vous".

Cela les libérerait, car le conformisme sexuel ambiant qui prétend qu'il faut avoir des relations sexuelles à partir de quatorze ans si on ne veut pas passer pour un pauvre type est extrêmement puissant.

Il faudrait être bien conscient que les actes sexuels à l'adolescence ne permettent pas la structuration de la personnalité. L'adolescence est le moment où s'éveille et se développe la puissance sexuelle plus qu'elle n'a à s'exprimer en tant que telle. Quand elle s'exprime, elle s'exprime dans un climat d'émoi sexuel mais pas de relation amoureuse. L'adolescent peut éprouver des sentiments forts, mais n'a pas encore le sens de l'amour comme engagement vis-à-vis de l'autre.

La société a tort de valoriser ces relations précoces, qui télescopent des périodes d'identification, des périodes de maturation affective et sexuelle. Les personnes en subiront les conséquences une fois adultes: les relations affectives et sexuelles entre hommes et femmes seront plus compliquées. C'est l'une des raisons de la multiplication des divorces.

Les adolescents sont en train d'accéder à une condition sexuelle équivalente à celle des adultes sans qu'ils sachent en assumer les conséquences. Nous ne préparons donc pas des êtres responsables. La complaisance des adultes à l'égard des adolescents – qui va jusqu'à permettre à des jeunes de quatorze–quinze ans d'avoir des relations sexuelles sous le toit parental – ne les incite pas à quitter le douillet nid familial. On prolonge ainsi une enfance dont on a de plus en plus de mal à sortir, sans avoir le goût de l'effort ni le sens des responsabilités, et parfois sans pouvoir progresser, parce qu'on risque de s'arrêter là où on a goûté le premier plaisir.

L'éducation sexuelle devrait avoir pour objectif principal d'apprendre à se comprendre et à se contrôler, et non d'inciter sexuellement. On préparerait ainsi les jeunes à prendre davantage possession d'eux-mêmes, alors qu'ils ont tendance à s'évader.

Il faudrait pour cela qu'ils puissent trouver des adultes qui osent avoir un discours responsable qui les aide à se connaître et à se construire ».

 



[1] Spécialiste en psychiatrie sociale, Tony Anatrella est l‘auteur notamment, du « Sexe oublié » (Flammarion, 1990)

 

 

Méthode Ogino

En 1932 Ogino publia sa méthode de calcul de la période de fécondité. La méthode exige un contrôle des cycles durant un an au minimum. Un cycle s’étend du premier jour des règles à la veille des règles suivantes. On considère le premier jour des règles comme celui où elles ont lieu avec leur abondance normale, avant huit heures du soir.

Comment calculer la période des jours fertiles ? Le cycle le plus court moins 18, nous donne le premier jour de fertilité. Le cycle le plus long moins 11, nous donne le dernier jour de fertilité.

Des perturbations du cycle peuvent intervenir à l’occasion de maladies fébriles ou affaiblissantes, des accidents, des opérations, des fausses couches, après un accouchement, un ébranlement psychique, une activité sportive intense. Après de tels événements il faut attendre que quatre cycles normaux soient passés avant d’appliquer la méthode ou appliquer la méthode des températures.

. Certes la méthode Ogino n’est plus de mode, n’est pas très efficace avec en pratique courante  un indice de Pearl de 12 [1] mais la méthode des jours fixes, convenant aux femmes qui ont des cycles menstruelles de 26 à 32 jours, avec un usage parfait aurait un indice de Pearl de 4,8%. [2]

Nous connaissons des jeunes couples qui aujourd’hui utilisent la méthode Ogino, car pour ces couples la conception involontaire d’un enfant, qui serait  due à cette méthode, ne pose pas un   problème.

. La méthode Ogino pourrait améliorer son efficacité en étant couplée à la méthode des températures, ceci peut être intéressant chez les femmes dont la glaire est peu importante.

 

      Cliquez sur "La méthode des jours fixes et collier du cycle"

. La période fertile estimée de 12 jours s’étend du 8ème au 19ème jour du cycle. Le Collier du Cycle est un outil visuel qui accompagne la méthode. Il aide les utilisatrices de la MJF à suivre visuellement leurs cycles menstruels et à  connaître les jours où elles sont fécondes.

Cette méthode a été élaborée par l'Institut de la Santé Reproductive rattachée à la faculté de médecine de Georgetown University Washington D.C. 

Une étude prospective d’efficacité a été menée dans plusieurs centres pour tester, parmi une population hétérogène, l'efficacité contraceptive de la méthode des jours fixes. Un nombre total de 478 femmes, âgées de 18 à 39 ans, en Bolivie, au Pérou, et aux Philippines, avec des cycles allant de 26 à 32 jours (les femmes ont déterminé elles-mêmes leur cycle), et ne désirant pas être enceintes avant au moins un an, ont été admises à participer à l'étude. Une analyse des données de la table de vie indique une probabilité cumulative de grossesse de 4,75 % durant 13 cycles

d'utilisation correcte de la méthode, et une probabilité de grossesse de 11,96 %  d'après une utilisation atypique. Voir la vidéo: Collier du cycle

D’après cette même étude, l’efficacité de la MJF est comparable à celle du préservatif masculin.

 



[1] Lancet 2000, 356 ; 1913

[2] Arevolo M.Fertil Steril 2004 ; Oct.,82(4) 885-92