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Le purpura thrombocytopénique

Le purpura  thrombocytopénique est un désordre du sang causé par des caillots dû à une diminution des plaquettes sanguines ou à une altération vasculaire de l'endothélium. Il y a une similitude entre le purpura thrombocytopénique et la prééclampsie. La récurrence du purpura thrombocytopénique peut être suivie d'éclampsie, il peut survenir durant la grossesse et il  est une affection auto-immune avec un taux élevé de mortalité. Il est aussi associé à une ménopause précoce. Le purpura thrombocytopénique est rare, il affecte surtout les femmes.

 

Les symptômes

Anémie, troubles neurologiques, hémorragie des gencives, du nez, petites taches rouges de 2 à 3 mm de diamètre (pétéchies), ecchymose, fièvre, confusion, défaillance rénale…

 

Le purpura et la contraception hormonale

La contraception estroprogestative a été associée au purpura thrombocytopénique[1] et la chute des plaquettes sanguines coïncide avec l'utilisation de cette contraception[2]. L’implant  progestatif a été associé aussi au purpura  thrombocytopénique.[3]

 

Le purpura  et la  grossesse

Le purpura thrombocytopénique augmente le risque d’hémorragie néonatale ou fœtale.

 

Témoignage

. «  Depuis près de trois ans j'étais sous Trinordiol. Je n'ai jamais eu aucun problème avec cette pilule. Mais suite à une hospitalisation pour un PurpuraThrombopénique les médecins ont décidés qu'il me fallait une pilule sans estrogènes. Ils m'ont donc mis sous Microval à partir de Juin. Le premier mois j'étais bien réglé, mais a la fin de ma première plaquette, mes règles sont venues et... ne sont jamais parties! Pensant qu'il s'agissait du temps d'adaptation j'ai entamé ma troisième, mais les règles ne se sont pas arrêtées ... » 03-11-2009 doctissimo.

 



[1] Sangre (Barc) 1999 oct. (44) 388-9

[2] Scand. J. Haematology. 1983 May 30 (3) 250-6

[3] J. Fam. Plan. Reprod. Healt Care. 2005, Oct. 3 (4) 333-4

La contraception  divise les médecins!

« Le médecin cherche l’efficacité de l’acte technique, même au prix de la santé »

Ivan Illich  (Némésis médicale, l’expropriation de la santé)

 

 

Notre monde a subi une grande violence au nom du bien, de la science, du progrès et de nombreux médecins prescrivent la contraception au nom du progrès scientifique, technique, alors que celui-ci devrait d'abord avant tout être progrès culturel, spirituel.

Dès le début de sa mise sur le marché, la pilule fut considérée par ses promoteurs comme un contraceptif parfait, d'un emploi facile, absolument efficace, sans danger, qui devait en outre permettre une restauration totale de la fécondité dès que la femme le désirerait!

En 1962 l'ordre des médecins français stipulait que le médecin n'a aucun rôle à jouer, ni aucune responsabilité à assumer dans l'application des moyens anticonceptionnels, dans les conseils au public, dans les démonstrations relatives à l'emploi de ces moyens. L'avocat de l'ordre parlait de moyens qui trompent la nature.

En France, ce n'est qu'en 1968, après l'abrogation de la loi de 1920, que la faculté de médecine a ouvert ses portes à la contraception; mais celle-ci n'était pas inscrite aux programmes des études médicales et, la même année, l'ordre des médecins adressait une lettre à tous les médecins: "L'ordre contre la pilule".

Aujourd'hui, une grande partie du monde médical a rejoint la pensée des promoteurs de la pilule soit en ignorant sa toxicité, soit en la minimisant par une attitude sceptique. Souvent les médecins minimisent sa toxicité, la considérant comme un moindre mal, philosophie fréquente du métier médical, à voir comme un bien en attribuant le mal trop souvent à la patiente!

En Belgique 11 % des médecins estiment que les médicaments mis sur le marché sont sans danger![1] Cette attitude d'inconscience, face à la toxicité médicamenteuse pourrait peut être s'expliquer par l'autorisation de mise sur le marché par le ministère de la santé garant de la santé publique.

Aujourd'hui, la contraception est, pour certains médecins, un bien comparé à l'avortement. Certes, elle aurait quelques ennuis mineurs tels les migraines, les nausées, la perte de libido, la dépression, la fatigue, l’augmentation du poids, l’absence de règles, la tension des seins, etc.

Si la contraception hormonale a posé des problèmes de fertilité, la médecine procèdera à une stimulation ovarienne et elle a à sa disposition la fécondation médicale assistée.

Selon le docteur Foucras, fondateur du Formindep[2]  pour une information médicale indépendante, le nœud du problème actuellement, ce sont bien ces leaders d'opinion : « Quand les leaders d'opinion expriment d'autres avis que ceux de la science, c'est souvent qu'ils sont influencés par les laboratoires qui les rémunèrent comme consultants »

Le noeud du problème  c’est  l'induction de prescription liée à l'argument d'autorité : le généraliste copie les prescriptions du gynécologue qui copie celles du prestigieux leader en blouse blanche du CHU, qui est devenu un visiteur médical haut de gamme. D'un point de vue stratégique, pour les laboratoires, c'est parfait, il n'y en a qu'un à influencer qui influencera tous les autres, notamment via la formation continue, devenue cœur de cible de la stratégie d'influence des firmes

Aujourd’hui un nombre important de médecin prescrit la contraception artificielle en toute bonne conscience, Certains médecins se disculpent trop facilement, en rejetant sur la patiente la pathologie observée sous pilule, selon eux cette pathologie existait avant sa prise. Et puis les autres petits ennuis mineurs observés, c'est la femme qui les invente, c’est psychologique. La femme est un parfait bouc émissaire!  Ces médecins exercent alors une véritable emprise sur la femme. Ils lui font constamment porter la responsabilité de ce qui ne va pas, ils ne se remettent en question à aucun moment.

Au fond ces médecins n’en seraient  venus à une vision innocente, bienveillante de la contraception hormonale, que par un long, patient, subtil formatage des firmes pharmaceutiques. Les laboratoires  en effet ont injecté des millions d’euro  dans un lavage  du cerveau des médecins et dans la soi-disant éducation des jeunes.

 

Mais il existe donc un nombre restreint de médecin pour qui cette contraception a créé des problèmes de conscience. La gynécologue Ellen  Grant, le gynécologue André Devos, la gynécologue Gabriel Vloka après  avoir prescrit la pilule, avec d'autres médecins préconisent aujourd’hui en un premier lieu :  le Planning familial naturel aujourd’hui, ces médecins ne contredisent certainement pas le Docteur Pierre Simon, bien qu’apôtre de la contraception hormonale, qui  dès le début des années 1960 confiait au  journaliste J. Toulat: "Si j'étais femme, sachant ce que je sais de la physiologie, vous me paieriez cher pour me faire avaler la pilule." 

Pour la gynécologue E. Grant : «  les effets secondaires des hormones représentent un iceberg que le médecin ne veut pas regarder en face [3] 

[4]La gynécologue féministe, Blanche Edwards Pillet, avec d’autres médecins, souligne que "la santé des femmes est menacée par des méthodes contraceptives dangereuses, le cortège d'inflammations, des métrites et autres salpingites et pour finir une stérilité définitive que provoquerait la vengeance d'une nature frustrée dans ses desseins[5]".

Avec  L. Israël, cancérologue : « la prise prolongée de la pilule contraceptive, dès le plus jeune âge, rend plus aléatoire et plus délicat les grossesses ultérieures (…) en fait s’agissant d’autres domaines de la médecine il est vraisemblable que des produits (comme les hormones contraceptives) entraînant de telles conséquences n’auraient jamais reçu l’autorisation de mise sur le marché. Des phénomènes culturels et politiques ont influencé les décideurs [6]

Selon le professeur H. Joyeux, cancérologue « la mentalité contraceptive de la stérilité programmée a amené beaucoup de femmes à une stérilité définitive, en plus des dégâts considérables pour la santé des jeunes femmes »[7]

 

A côté de ces médecins qui ont pris le parti de la contraception artificielle et ceux qui préconisent de la planification  des naissances par les méthodes d’observation, il existe des médecins qui défendent la contraception artificielle et le planning familial naturel avec la même conviction , tel le docteur Martin Winckler, qui souligne, dans son livre « La contraception, mode d’emploi »,  concernant les méthodes naturelles,  qu’il y a «  des idées reçues : par la presse, le grand public et la plupart des médecins. Elles seraient passées de mode, inefficaces, réservées aux personnes opposées à toute forme de contraception. Or, ces idées reçues sont toutes erronées, il ne faut rejeter aucune méthode mais bien les connaître toutes (...) Les méthodes naturelles ne doivent pas être méprisées ou négligées (…) elles présentent un avantage certain : elles ne nécessitent pas de recourir à des accessoires (préservatifs, stérilet, (…) ni même au médecin. Leur efficacité est proportionnelle au soin avec lequel on les utilise (….) utilisées avec beaucoup d’assiduité, elles sont très efficaces. Si pour des raisons religieuses, philosophiques ou psychologiques des couples veulent recourir en toute connaissance de cause aux méthodes dites « naturelles »  c’est leur droit le plus strict. Ils ne méritent ni ironie, ni opprobre, et ils ne méritent certainement pas le mépris que leur opposent de très nombreux médecins. »

 

 



[1] Folia  Pharmacothérapeutique, 1996 – n°23 p. 55

[2]  Formindep se définit comme un « collectif organisé en association «dont le but est de « favoriser une formation et une information médicales indépendantes de tout autre intérêt que celui de la santé des personnes ». Ce collectif a été lancé en mars 2004 à l’initiative de Philippe FOUCRAS.

[3] Dr Ellen. Grant, «  Amère Pilule »Ed. OEIL

[5] « L’égalité en marche » de Florence Rochefort et Laurence Kleyman, Le Soir 28 juillet 2010

[6] « Amère Pilule » Dr.Ellen Grant, page 8 Ed. O.E.I.L.

[7] « Ton corps fait pour la vie » de Daniel Ange Préface du Pr. H. Joyeux.

La procréation médicale assistée, en question.

La contraception hormonale a donné l'illusion que la médecine connaissait et maîtrisait bien toute la complexité, la finesse de la physiologie reproductive. La stérilité inexpliquée nous apprend toutes les limites de la médecine  tandis que la procréation médicale assistée essaye de réparer la stérilité innée ou induite par la contraception, notre mode de vie, l’environnement…. par des techniques d'efficacité surévaluée, parfois inutile, perturbant un peu plus la fertilité. La procréation médicale assistée ne s'embarrasse ni de l'eugénisme (tri embryonnaire)que ces techniques entraînent, ni de l'éthique, ni  parfois d'accouchement d'enfants malformés qui constituent un problème de santé publique.

Selon Jacques Testart ,pionnier de la PMA, celle-ci arraisonne progressivement une clientèle élargie au regard des situations prévues par la loi. Déjà sont pris en charge, par des techniques les plus sophistiquées et les plus onéreuses, des couples dont dont" la stérilité"est proclamée pour des raisons biologiques douteuses, voire sans aucune justification médicale.Dans les centres spécialisés, bien des causes d'infertilité relève un peu vite de de la  fécondation in vitro (FIV) alors que des traitements médicaux plus légers seraient susceptibles d'entrainer la grossesse, comme en cas  de dysfonctionnement ovarien ou de glaire cervicale déficiente ,ou que de simples changements de vie pourraient débloquer certaines situations.

En 2017, des spécialistes européens dénoncent la rapidité avec laquelle le diagnostic d'infertilité est posé et la mercantilisation autour de sa prise en charge.

La procréation médicale assistée (PMA)  court-circuite ce qui se passe normalement dans la trompe, c'est-à-dire la fécondation. Les premiers stades de développement embryonnaire se dérouleront dans un milieu extracorporel (des éprouvettes). La PMA débute par une stimulation ovarienne, ensuite il y a ponction du liquide folliculaire ovarien, qui contient des ovocytes. Les spermatozoïdes et les ovocytes sont mis en présence et la fécondation se déroule. Certains embryons seront déposés dans l'utérus. Si la muqueuse utérine est adéquate : bonne épaisseur, bonne vascularisation et si les paramètres biochimiques (intégrines.…) sont présents, les embryons pourront s’implanter.

En France, quelque 17000 enfants sont nés en 2011 par FMA, ce qui représente 2% des naissances.Le prix de revient d'un accouchement par la FIV serait au minimum de 20.000 euros. En Belgique,  pour l'année 2008, en considérant que le coût réel pour la société, par FIV remboursée, est de 4000 euros, on obtient  un montant global de 99.844.000 euros!

La PMA ne met pas à l'abri d’une confusion d'embryon; laquelle ne serait pas rare. En France, le Pr. Jean-Pierre Relier[1] pédiatre exprime sa colère face à la dérive technique qui envahit la médecine périnatale.

La PMA est la suite logique de la contraception et des avortements et le Dr. Edwards reconnaît qu’elle n'avait pu être expérimentée en Angleterre que grâce à l’autorisation d’avorter, donnée quelques années auparavant.[2]

La médecine, après avoir dissocié la sexualité de la fécondité par la contraception, nous restitue une procréation dissociée de la sexualité, transformant la procréation humaine en une opération vétérinaire, humiliante qui ne respecte pas la profondeur concrète de l'amour humain. Le foyer sanctuaire de la famille est converti en simple laboratoire de biologie. Selon une étude danoise le risque de divorce serait multiplié par trois avec la PMA!

Pour Nicolas Bauer et Priscille Kulczyk il y a une violation des droits des enfants issus de la PMA.

Quant au Professeur R. Frydman, il reconnaît "qu'il n'est pas rare dans la même journée que nous soyons amenés à accomplir des gestes contradictoires, nous passons d'une procréation médicale assistée à un avortement ou d'une stérilisation à une insémination artificielle, ceci manque de cohérence."[3]

Panorama des traitements de l'infertilité

 

                 Efficacité de la procréation médicale assistée

Souvent la PMA donne l'illusion que la conception artificielle est parfaitement maîtrisée. Certaines femmes misent sur la PMA pour résoudre leurs problèmes d’infertilité, sans se rendre compte que son efficacité diminue aussi avec l’âge. Le taux de succès de la PMA chez une femme de 34 ans serait de 30 % après deux tentatives. Chez la femme de 40 à 43 ans le taux de réussite de la fécondation in vitro (FIV) n’est que de 5% !

Selon Marcus Steiff, sociologue, les évaluations de ses promoteurs sont gouvernées par la désinformation.[4] La PMA est devenue un marché. Le corps et ses parties s'achètent et l'efficacité de celle-ci est surévaluée. Soules, directeur du programme de la FIV à l'université de Washington à Seattle, accuse ses collègues d'exagérer délibérément leurs réussites jusqu'à tromper et exploiter leurs patients.[5]

Pour le Dr Sammy Lee, embryologiste, des cliniques britanniques incitent les couples à subir une PMA non indispensable. Selon ce médecin, des spécialistes de la PMA sont fortement motivés par l'argent et plus encore par la détermination de réussir à tout prix à faire naître un enfant quelles que soient les conséquences éthiques ou parentales ![6]

Quel est l'effet à long terme de la contraception hormonale estroprogestative sur l'épaisseur de l'endomètre?

Selon une étude de 2012, cette contraception, utilisée 5 ans ou plus, diminue les chances de  succès de la PMA!

                 Toxicité de la stimulation ovarienne

La PMA impose  nécessairement une stimulation  ovarienne. Celle-ci peut provoquer une ménopause précoce à 38 ans, induire ou favoriser une endométriose, une augmentation [8] de kystes ovariens, de grossesse extra-utérine.Elle conduit à une production énorme d'œstrogènes dont l'action sur la prolifération cellulaire au niveau du sein a été démontrée.[9]L'hyperstimulation ovarienne peut créer des lésions ovariennes qui secondairement vont s'exprimer par des anomalies ovariennes, elle peut provoquer des lésions tubaires.

 Risque controversé du cancer des ovaires [7,10], risque d'infarctus du myocarde.[11]

Les grossesses multiples augmentent le risque de morbidité et de mortalité périnatale, conduisent à une réduction des embryons, ce qui constitue l'opposé du but recherché La PMA induit aussi  un tri des embryons, tri à caractère eugénique dont notre société ne se soucie guère. 

Jacques Testart , biologiste , directeur honoraire de L'INSERM ( Institut national de la santé et de la recherche médicale), pionnier des méthodes de procréation assistée et auteur de "Faire des enfants demain'(Ed. du Seuil)  dans un article  paru dans Futuribles .n° 404 , Paris , janvier 2015, dénonce un nouvel eugénisme  qu'il  qualifie de" mou, consensuel et démocratique"

PMA et malformations congénitales

 Avec le Dr. G. Viot, spécialiste de la génétique chez les enfants conçus par PMA, on constate des cas de malformations importantes suite à des anomalies des chromosomes[12] chez 4,2 % alors que le taux est de 2 à 3 % dans la population générale. Des études précédentes contestées avaient fait état de taux de malformations supérieures. Chez les garçons, il s'agit de malformations cardiaques, urogénitales. Le Dr. Viot postule que ces malformations puissent être associées aux causes même de l'infertilité ayant conduit au recours de la PMA.[13]

A contre-courant, le Dr Jennifer dans son étude, publiée en 2002 par Le New England Journal of Medicine ( 346:725-30) trouve, après FIV ou injection intracystoplasmique du sperme,  un risque multiplié par 2  de malformations congénitales majeures, par rapport aux femmes qui conçoivent naturellement  leurs enfants.

. En savoir plus sur L'augmentation  des malformations.

Chez des enfants issus de la FIV, on observe une légère augmentation d'anomalies cardiaques, génito-urinaires, musculo-squelettiques,  qui ne s'expliquerait que par les actes biologiques de la FIV.(New England J of Med, 6 mai 2012)

De plus, Le professeur  URS Shererrer est" convaincu que la technique PMA perturbe l'expression des gènes susceptibles de générer des problèmes de santé. Ces perturbations sont  tout à fait compréhensibles car les mécanismes de la PMA se mettent en place au moment de la gamétogenèse et des premières divisions cellulaires de l'embryon, avant son implantation dans l'utérus. Or il est évident que l'environnement des gamètes et des embryons ne sont pas les mêmes pendant une PMA que lors d'une procréation naturelle."

Des travaux en épigénétique montrent que la santé des bébés éprouvettes dépend en partie du milieu de culture dans lequel baigne l'embryon dès ses tous premiers jours, avant d'être implanté dans l 'utérus maternel. Ces milieux sont très hétérogènes et les médecins ne connaissent pas ce qu'ils contiennent réellement (secret industriel oblige).

Des études font le constat d'une augmentation significative de prématurité ( Human Reprod  N°28, p828;2013) Selon NEJM de 2002; 346: 731-7, la PMA double le risque d'avoir un bébé affecté d'un petit poids à la naissance.

  Chez les enfants , les adolescents nés de la PMA, des médecins observent  une pression artérielle légèrement supérieure, un corps un peu plus riche en graisse. Même chose chez la souris, le Pr. Shererrer observe que"Leurs artères sont plus rigides et plus épaisses, elles font de l'hypertension artérielle et leur espérance de vie est réduite dès qu'elles s'alimentent avec un régime riche en graisse" (...) et ces caractéristiques se retrouvent aussi parmi les descendants de ces souris éprouvettes, même s'ils ont été conçus naturellement."

De nombreux enfants, nés par insémination artificielle d'un donneur(IAD) contestent l'anonymat de leur géniteur, car  ils sont victimes d'une angoisse existentielle récusée par la biomédecine!

Témoignages d'enfants de donneurs

Les mères porteuses en question

Une philosophe contre les mères porteuses

A connaître le livre de Blanche Streb: Des  bébés sur mesure,  pour un monde des  meilleurs?

                

Selon E. Sullerot,[14] « les progrès de la médecine nous ont leurrés, ils permettent de prolonger la vieillesse mais pas la jeunesse; en tout cas pas l'aptitude à donner la vie. »

L’infertilité est pour beaucoup de couples source d’une grande souffrance, mais la fécondation médicale assistée proposée par la médecine moderne pour répondre à leur souffrance est-elle la meilleure solution ? En tout cas, certaines femmes ont regretté cette technique après avoir été humiliées par celle-ci pendant des années. Après avoir abandonné la PMA, elles ont pu concevoir un enfant, c’était donc le manque de patience qui a manqué à ces femmes et qui les a fourvoyées dans la PMA, seul le temps était leur thérapeutique.

N’oublions pas, comme nous l’avons dit dans cet ouvrage, qu’il y a des couples qui peuvent être hypofertiles et ignorer leur hypofertilité Si la femme a pris la contraception hormonale, ces couples devront attendre d’autant plus longtemps la conception d’un enfant. Cette longue persistance de l’infertilité ici sera alors le prix inavoué de la contraception moderne.

La PMA n’étant pas indemne d’idéologie, de vanité, d’enjeux industriels, économiques n’est-elle pas en soi irrespectueuse de la personne ? N’est-elle pas un acharnement thérapeutique de plus comme celui de fin de vie, un acharnement où une technique vétérinaire est prioritaire ? Est-ce que la fin, aussi bonne soit-elle, justifie n’importe quel moyen ?

La PMA, soutenue par l'idéologie de la Grande Loge de France?

Le gynécologue Pierre Simon, ancien grand maître de la Grande Loge de France, a été le co-fondateur en 1958 du mouvement français pour le planning familial. Il avait travaillé auprès de Simone Veil et Lucien  Neuwirrh afin de faire évoluer les lois françaises. L'hédonisme prôné par la maçonnerie l'a conduit  à promouvoir toutes les lois  favorisant le divorce, la contraception, l'avortement, les manipulations embryonnaires.....

Pour Pierre Simon, " La vie n'est plus un don de Dieu, elle est un matériau qui se gère." La vie comme matériau, tel sera sa lutte."La révision du concept de vie par la contraception transformera la société dans son intégralité.(...) D'abord, il faut rappeler que le fait contraceptif est né d'une idée philosophique qui est celle de la libre disposition de l'individu face à son destin,  le franc-maçon ne subi pas le destin,le franc-maçon façonne le destin. (Interview 2000) " La bataille de la contraception fut beaucoup plus longue et pénible que la lutte pour l'avortement. Une fois la contraception entrée dans les moeurs et reconnue par la loi Neuwirth, l'avortement fut examiné en son temps. L'avenir nous donna raison. Pour inverser une formule célèbre: nous avions gagné la guerre, il ne nous restait plus qu'à livré une bataille" P. Simon: De la vie avant toute chose Mazarine 1979 p98.

"La loi sur l'avortement a été le point de départ d'autres dispositions de redéfinition du concept de vie. Cela nous a permis dans la suite de notre programme de passer à la procréation médicalement  assistée.(....) nous avons fait et créé l'association pour le droit de mourir dans la dignité."

"La médecine doit façonner tous les jours un peu plus le visage et le destin des sociétés modernes. Cette intervention des médecins est rendue toujours plus nécessaire(...) les médecins comme les autres scientifiques doivent participer très concrètement au pouvoir."

Pour en savoir plus voyez : Le corps- marché. La marchandisation de la vie humaine à l'ère de la bioéconomie de Céline Lafontaine Ed Le Seuil 2014

Une étude décoiffante

pour les couples qui présentent une infertilité non expliquée, le traitement comme l'usage du clomifène, (un inducteur de l'ovulation) et  de   l'insémination artificielle intra-utérine n'apporteraient pas un taux de naissances supérieur à la méthode non médicalisée! (BMJ 2008; 337 a716)

 

           Quel sera notre avenir ?

Djérassi, chimiste, précurseur de Pincus, père de la « pilule » synthétisa une hormone œstrogénique à partir de testostérone. Pour ce chimiste, l’avenir, à l’entendre, est dans la stérilisation à 12 ans suivie de la congélation des ovocytes, des spermatozoïdes. La congélation des ovocytes est une technique où les oeufs d'une femme sont extraits, congelés et entreposés. Plus tard, lorsque la femme est prête à une grossesse, on peut dégeler, féconder puis transférer ces oeufs dans l'utérus en tant qu'embryons.

Certes c’est  un monde à l’envers, si nous obligeons la physiologie à se plier aux règles de la société, alors que ce devrait être le contraire, mais n’avons-nous pas déjà  initié ce monde renversé avec la contraception hormonale ? Djérassi, il nous semble,  possède une logique implacable, pour lui,  la conception et sa maîtrise naturelle seraient obsolètes, la physiologie féminine serait mal faite, la femme est une malade en soi,  la science médicale d’aujourd’hui serait là pour tout réparer !

Le discours de Djérassi a été entendu par Facebook et Apple. Ces entreprises  aideront  financièrement, en 2014, à congeler les ovocytes des femmes qui voudraient avoir un enfant tardivement. Présenté comme une mesure d'égalité entre les femmes et les hommes, ce plan d'aide à la congélation des ovocytes des employées de Facebook et Apple ne serait-il pas en réalité que le reflet sinistre de notre société capitaliste, libérale en perte de valeurs? Le financement du report de la grossesse ne serait-il pas en réalité qu'une mesure d'asservissement des femmes aux intérêts de ces entreprises?

Le débat fait rage aujourd'hui entre détracteurs et partisans de la congélation des ovocytes. De faux espoirs peuvent en effet naître d'une telle pratique et des médecins soulignent avec justesse que certaines femmes ne parviendront pas à avoir un enfant de cette façon.

 

 



[1] « Adrien ou la colère des bébés », (Ed. Laffont)

[2] Bruges, "La fécondation artificielle au crible de l'éthique chrétienne", Paris, Foyard 1989, p. 276

[3] « L’art de faire autrement des enfants comme tout le monde » R. Lafont, Professeur R. Frydman

[4] Marcus Steiff "Le taux de succès de la FIV, fausses transparences et vrais mensonges". La Recherche 1990, 225 vol 21, p. 1303

[5] Fertility and Sterility, 1985, 43, 511

[6] Médecine et hygiène 27 novembre 2002, 2415

[7] Prescrire 2000 n° 219

[8] "Sois malade et tais-toi" Rocco, p 14 à 17

[9] "Hormones et sein: en amont du cancer", 1999, Flammarion

[10] Amer. J. Epidemiol, 1992; 136, 1204 – 11

[11] Lancet. 1995; 346, 251

[12] Nature Médecine, Avril 1999

[13] "Sois malade et tais-toi" Rocco, p 14 à 17

[14] Pilule, sexe, ADN; Fayart 2006

La contraception  divise les médecins.

« Le médecin cherche l’efficacité de l’acte technique, même au prix de la santé »

Ivan Illich  (Némésis médicale, l’expropriation de la santé)

 

 

Notre monde a subi une grande violence au nom du bien, de la science, du progrès et de nombreux médecins prescrivent la contraception au nom du progrès scientifique, technique, alors que celui-ci devrait d'abord avant tout être progrès culturel, spirituel.

Dès le début de sa mise sur le marché, la pilule fut considérée par ses promoteurs comme un contraceptif parfait, d'un emploi facile, absolument efficace, sans danger, qui devait en outre permettre une restauration totale de la fécondité dès que la femme le désirerait!

En 1962 l'ordre des médecins français stipulait que le médecin n'a aucun rôle à jouer, ni aucune responsabilité à assumer dans l'application des moyens anticonceptionnels, dans les conseils au public, dans les démonstrations relatives à l'emploi de ces moyens. L'avocat de l'ordre parlait de moyens qui trompent la nature.

Le professeur Lortat-Jacob,  président du conseil  national de l'ordre des médecins en 1970-80, déclarait" Les règles de la morale médicale ne peuvent pas (...) être subordonnées à l'évolution des moeurs ou aux exigences d'une fraction de l'opinion publique."

En France, ce n'est qu'en 1968, après l'abrogation de la loi de 1920, que la faculté de médecine a ouvert ses portes à la contraception; mais celle-ci n'était pas inscrite aux programmes des études médicales et, la même année, l'ordre des médecins adressait une lettre à tous les médecins: "L'ordre contre la pilule".

Aujourd'hui, une grande partie du monde médical a rejoint la pensée des promoteurs de la pilule soit en ignorant sa toxicité, soit en la minimisant par une attitude sceptique. Souvent les médecins minimisent sa toxicité, la considérant comme un moindre mal, philosophie fréquente du métier médical, à voir comme un bien en attribuant le mal trop souvent à la patiente!,  laquelle devient un véritable bouc émissaire. Certains médecins  attribuent  volontiers  la toxicité hormonale à l'environnement, oubliant que les hormones font partie de l'environnement!

En Belgique 11 % des médecins estimaient en 1996 que les médicaments mis sur le marché sont sans danger![1] Cette attitude d'inconscience, face à la toxicité médicamenteuse pourrait peut être s'expliquer par l'autorisation de mise sur le marché par le ministère de la santé garant de la santé publique.

Aujourd'hui, la contraception est, pour certains médecins, un bien comparé à l'avortement. Certes, elle aurait quelques ennuis mineurs tels les migraines, les nausées, la perte de libido, la dépression, la fatigue, l’augmentation du poids, l’absence de règles, la tension des seins, etc.

Si la contraception hormonale a posé des problèmes de fertilité, la médecine procèdera à une stimulation ovarienne et elle a à sa disposition la fécondation médicale assistée.

Selon le docteur Foucras, fondateur du Formindep[2]  pour une information médicale indépendante, le nœud du problème actuellement, ce sont bien ces leaders d'opinion : « Quand les leaders d'opinion expriment d'autres avis que ceux de la science, c'est souvent qu'ils sont influencés par les laboratoires qui les rémunèrent comme consultants »

Le noeud du problème  c’est  linduction de prescription liée à l'argument d'autorité : le généraliste copie les prescriptions du gynécologue qui copie celles du prestigieux leader en blouse blanche du CHU, qui est devenu un visiteur médical haut de gamme. D'un point de vue stratégique, pour les laboratoires, c'est parfait, il n'y en a qu'un à influencer qui influencera tous les autres, notamment via la formation continue, devenue cœur de cible de la stratégie d'influence des firmes

Aujourd’hui un nombre important de médecin prescrit la contraception artificielle en toute bonne conscience, Certains médecins se disculpent trop facilement, en rejetant sur la patiente la pathologie observée sous pilule, selon eux cette pathologie existait avant sa prise. La pilule révèlerait alors  une pathologie préexistante! Et puis les autres petits ennuis mineurs observés, c'est la femme qui les invente, c’est psychologique. La femme est un parfait bouc émissaire!  Ces médecins exercent alors une véritable emprise sur la femme. Ils lui font constamment porter la responsabilité de ce qui ne va pas, ils ne se remettent en question à aucun moment.

Au fond ces médecins n’en seraient  venus à une vision innocente, bienveillante de la contraception hormonale, que par un long, patient, subtil formatage des firmes pharmaceutiques. Les laboratoires  en effet ont injecté des millions d’euro  dans un lavage  du cerveau des médecins et dans la soi-disant éducation des jeunes.

 

Mais il existe donc un nombre restreint de médecin pour qui cette contraception a créé des problèmes de conscience. La gynécologue Ellen Grant, le gynécologue André Devos, la gynécologue Gabriel Vloka après  avoir prescrit la pilule, avec d'autres médecins préconisent aujourd’hui en un premier lieu :  le Planning familial naturel aujourd’hui, ces médecins ne contredisent certainement pas le Docteur Pierre Simon, bien qu’apôtre de la contraception hormonale, qui  dès le début des années 1960 confiait au  journaliste J. Toulat: "Si j'étais femme, sachant ce que je sais de la physiologie, vous me paieriez cher pour me faire avaler la pilule." 

Pour la gynécologue E. Grant : "  les effets secondaires des hormones représentent un iceberg que le médecin ne veut pas regarder en face ."[3] 

La gynécologue féministe, Blanche Edwards Pillet, avec d’autres médecins, souligne que "la santé des femmes est menacée par des méthodes contraceptives dangereuses, le cortège d'inflammations, des métrites et autres salpingites et pour finir une stérilité définitive que provoquerait la vengeance d'une nature frustrée dans ses desseins[(4]".

Avec  L. Israël, cancérologue : « la prise prolongée de la pilule contraceptive, dès le plus jeune âge, rend plus aléatoire et plus délicat les grossesses ultérieures (…) en fait s’agissant d’autres domaines de la médecine il est vraisemblable que des produits (comme les hormones contraceptives) entraînant de telles conséquences n’auraient jamais reçu l’autorisation de mise sur le marché. Des phénomènes culturels et politiques ont influencé les décideurs [5]

Selon le professeur H. Joyeux, cancérologue « la mentalité contraceptive de la stérilité programmée a amené beaucoup de femmes à une stérilité définitive, en plus des dégâts considérables pour la santé des jeunes femmes »[6]

 

A côté de ces médecins qui ont pris le parti de la contraception artificielle et ceux qui préconisent de la planification  des naissances par les méthodes d’observation, il existe des médecins qui défendent la contraception artificielle et le planning familial naturel avec la même conviction , tel le docteur Martin Winckler, qui souligne, dans son livre « La contraception, mode d’emploi »,  concernant les méthodes naturelles,  qu’il y a «  des idées reçues : par la presse, le grand public et la plupart des médecins. Elles seraient passées de mode, inefficaces, réservées aux personnes opposées à toute forme de contraception. Or, ces idées reçues sont toutes erronées, il ne faut rejeter aucune méthode mais bien les connaître toutes (...) Les méthodes naturelles ne doivent pas être méprisées ou négligées (…) elles présentent un avantage certain : elles ne nécessitent pas de recourir à des accessoires (préservatifs, stérilet, (…) ni même au médecin. Leur efficacité est proportionnelle au soin avec lequel on les utilise (….) utilisées avec beaucoup d’assiduité, elles sont très efficaces. Si pour des raisons religieuses, philosophiques ou psychologiques des couples veulent recourir en toute connaissance de cause aux méthodes dites « naturelles »  c’est leur droit le plus strict. Ils ne méritent ni ironie, ni opprobre, et ils ne méritent certainement pas le mépris que leur opposent de très nombreux médecins. »

 

Regard philosophique sur la contraception

Le philosophe Fabrice Hadjadj, auteur de "La profondeur des sexes " (Ed. Du Seuil 2008) constate  qu'avec la contraception moderne, la femme vit un véritable dualisme où le corps, n'est plus qu'un objet, un matériau, soumis aux caprices de la volonté, on fait ce que l'on veut avec un objet, volonté soutenue grâce à  la technique, elle ingurgite plein  de chimie. La femme vit alors  dans un total et constant mépris de son corps, la femme n'est plus à son écoute, elle ne peut pas, ne peut plus dire" je suis  mon corps"

 Jean C.Baudet philosophe , dans son livre "Curieuses histoires des Inventions" (Ed Jourdan 2011), termine ses pages consacrées à la pilule par:"J'ajouterai toutefois un étonnement. Pourquoi aujourd'hui, tant de vociférations contre les OGM, qui ne transforment que des tomates, des radis, ou du maïs, et si peu contre la pilule qui transforme des femmes?"

 

 



[1] Folia  Pharmacothérapeutique, 1996 – n°23 p. 55

[2]  Formindep se définit comme un « collectif organisé en association «dont le but est de « favoriser une formation et une information médicales indépendantes de tout autre intérêt que celui de la santé des personnes ». Ce collectif a été lancé en mars 2004 à l’initiative de Philippe FOUCRAS.

[3] Dr Ellen. Grant, «  Amère Pilule »Ed. OEIL

[4] « L’égalité en marche » de Florence Rochefort et Laurence Kleyman, Le Soir 28 juillet 2010

[5] « Amère Pilule » Dr. E. Grant, page 8 Ed. O.E.I.L.

[6] « Ton corps fait pour la vie » de Daniel Ange Préface du Pr. H. Joyeux.

Quels  sont  les délais de conception dus au stérilet?

L'étude de Doll a comparé la fertilité des femmes qui n'ont as encore eu un enfant (les nullipares) sous stérilet à celles d'utilisatrice de la pilule estroprgestative. Après l'utilisation  supérieure à 3,5 ans il observe des taux d'infertilité persistante, ainsi au bout de 5 ans, le taux résiduel d'infertilité des anciennes consommatrices de pilule est de 5,5% alors qu'il est de 11% pour le sous-groupe des utilisatrices de stérilet durant plus de 3,5 ans.

Son étude   relève  une association entre une diminution de la fertilité et l'augmentation significative de la durée du port du stérilet. 79 % des femmes n'ayant pas encore eu un enfant et ayant antérieurement porté un stérilet auront un enfant après 3 ans d'attente par rapport à  91 % des femmes qui ont pris une autre méthode contraceptive.[1] Après 3 ans d'attente, selon Schwartz,  on a 81 % de couples stériles. L'augmentation du nombre de couples hypofertiles-stériles à attribuer au stérilet est de 91%  moins 79 % = 12% des couples. L'augmentation de couples stériles à attribuer au stérilet  serait de 12% x 0, 81 % soit 10% couples stériles. Détails des statistiques de Schwartz Cette étude confirme les réserves que l'on doit avoir concernant la pose d'un stérilet chez les nullipares.

 

L’étude de Grimes, effectuée sur 1071 femmes nullipares, âgées de 18 à 40 ans et suivies durant 13 ans constate  qu’après enlèvement  du stérilet depuis une année, 39 % des femmes avaient  un enfant contre  54 % de celles dont le partenaire avait pris le préservatif .On peut conclure que 15 % des femmes qui ont porté un stérilet sont devenues hypofertiles et cette  hypofertilité  s’accentue avec l’ancienneté de l’insertion du stérilet.[2]

 

L’étude de Hassan,  Human  Reproduction  de 2004,[3] pourrait résumer  les études que nous venons de mentionner en amont. Par rapport aux femmes qui n’ont pas pris de contraception  artificielle,  le délai entre l’arrêt de la contraception orale  et le début de la grossesse a été multiplié par deux, et par trois après l’arrêt d’un contraceptif injectable. Quant au stérilet le délai d’attente est multiplié par 1,6.

   Les auteurs de cette étude  observent une diminution significative de la fertilité survenant après la prise de la  pilule, de la pose du stérilet, de  l’injection d’hormone progestative et cette diminution dépend de la durée de la contraception artificielle. Par rapport aux femmes qui ne l’ont pas prise, le risque relatif d’infertilité était multiplié par 5,5 pour la pilule, par 1,9 après insertion d’un stérilet, par 2,9 après injection d’hormone progestative. L’effet délétère sur la fertilité était plus accentué, chez les femmes obèses ou  qui présentaient  des règles rares, des troubles menstruels, c’est à dire chez des femmes déjà naturellement hypofertiles. Cet effet délétère accentué  de la contraception artificielle,  chez   ces femmes hypofertiles de cette étude, est tout à fait logique car celles-ci n’a fait que les enfoncer  dans leur hypofertilité.

 Hassan, lui aussi,  a évidemment corrigé ces données en tenant compte   du tabagisme, des problèmes endocriniens, gynécologiques des femmes, sans quoi l’infertilité-stérilité de la contraception artificielle aurait été majorée.

 



[1] J. obstétricien, gynécologue, 2001 ; 108, (3) 304-14

[2] Grimes . Etude Oxford. Lancet 2001 ; 358 :6-7

[3] Human Reprod. 2004 ; 19 (2) 344-351