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Les fausses couches

La contraception hormonale est-elle une source de fausses couches?

Des essais ont montré une augmentation des fausses couches due à la contraception hormonale Cependant, il existe de nombreuses controverses concernant celle-ci et les fausses couches. En 2005, à nouveau, une étude de Fertility Sterility établit une augmentation de fausses couches, si on a utilisé la contraception hormonale plus de deux ans.[1]

Ces fausses couches peuvent en partie trouver une explication par la présence d’aberrations chromosomique dans les ovocytes des femmes qui ont été sous contraception hormonale. 30 à 60 % des fausses couches seraient attribuées à ces aberrations.[2]

 

Aberrations chromosomiques

La pilule diminue rapidement le volume des ovaires et ceux-ci prennent l'aspect d'ovaires de femmes ménopausées, leur structure même peut être modifiée par l'usage de la pilule. Des ovariectomies ont montré une fibrose diffuse de l'ovaire après huit cycles d'utilisation de la contraception hormonale. Cette fibrose très marquée, dans certains cas, avec une véritable gangue autour des follicules primordiaux, est probablement réversible la plupart du temps à l'arrêt de la pilule, ce qui voudrait dire que, dans certains cas, elle ne régresse pas nécessairement. Cette modification ovarienne peut expliquer les questions que l’on se pose sur la qualité des ovocytes émis après l’arrêt de la pilule et des conséquences sur l'enfant conçu de ces ovocytes. Notons que cette atrophie ovarienne n’a rien d’extraordinaire elle s’aligne, sur l’atrophie des testicules (hypogonadisme) évoquée en amont, initiée par un excès d’anabolisant, de testostérone. La qualité des ovocytes s’aligne sur la qualité des spermatozoïdes, après contraception hormonale masculine et des études ont constaté une profonde altération visuelle de ceux-ci après cette contraception.

Le Docteur Plate d'Utrecht, auteur d’une communication sur la fibrose ovarienne, exprime son inquiétude à l'idée que les jeunes filles puissent user de la pilule, avec un risque d'une stérilité ultérieure.

En 1968, les études du Docteur Carr,[3] du Professeur Turpin,[4]du Professeur Thibault[5] parlent d'anomalies chromosomiques détectées sur les embryons morts par fausses couches spontanées, chez les femmes ayant pris la pilule avant la conception. Les aberrations chromosomiques seraient responsables de 30 à 60% des fausses couches[6].

En 1968, la revue Science et Vie publie un article sur l’inquiétude des généticiens, concernant « les conséquences génétiques éventuelles mal connues et qui pourraient dans certains cas, mettre en péril la descendance des femmes utilisant les contraceptifs oraux. »

Déjà donc à cette époque, des études et la presse mettaient en avant le risque de mongolisme !

En 1974, le Rapport R.C.G.P. observe un taux de fausses couches de 30,6% chez les femmes qui ont pris la pilule, comparé à 12, 3% chez des femmes qui ne l’ont pas prise[7].

En 1975, Bishum relève une augmentation significative de cellules anormales (4.6% versus 2%) chez les nouveau-nés des mères qui ont pris la spécialité estroprogestative, Conovid.[8]

En 1976, le British Journal d’Obstétrique et. Gynécologie stipule que de nombreuses études ont montré une augmentation de la fréquence des aberrations chromosomiques et des fausses couches dues à la pilule[9].

En 1979, le Professeur Jérôme Lejeune publie une étude établissant un excès significatif de trisomie 21 chez les femmes de 30 à 38 ans, quand le délai entre la cessation de la prise de la pilule et la conception de l’enfant est de 6 mois[10].

En 1982, l’étude du Pr. Lejeune a été confirmée par deux études, celle du J. Ment. Defic. Res [11] et l’étude Aust NZ. J. obst. Gynecol.[12] laquelle fait le constat d’une augmentation significative d’aberrations chromosomiques quand la conception arrive quelques mois après cessation de la pilule.

En 1988, les femmes qui ont pris du Dépôt Provera ont des fœtus avec une augmentation d’aberrations chromosomiques.[13]

En 1990, un article publié par Fertility Sterility confirme la corrélation entre la trisomie 21 et la prise de la pilule avant la conception, et 40 à 85% des fœtus trisomiques n’évolueraient pas jusqu’à donner un enfant.[14]

En 1995, la revue Contraception dénonce la tératogenèse observée après prise de pilule.[15]

En 1995, un article de Contraception.[16]souligne que les premières études de 1968 du Dr. Carr[17] et du Pr.Turpin ainsi que des études subséquentes ont montré le même lien entre pilule et les fausses-couches !

 

Comment expliquer ces aberrations chromosomiques ?

Après l’arrêt de celle-ci, il peut y avoir une concentration d’hormones contraceptives lipophiles, dans les tissus adipeux féminins, hormones qui vont être libérées lentement après la conception et provoquer des aberrations chromosomiques. En effet, lors de la grossesse, il y a une demande d’énergie, le tissu adipeux fémoral possède cette énergie, il fondra, lors de la grossesse, en libérant les pesticides, les dioxines, les hormones contraceptives accumulées. C’est pourquoi, le gynécologue obstétricien, Michel Odent, intéressé aux problèmes de conception des couples, ainsi qu’aux malformations foetales, propose aux couples une succession de week-end de jeûne durant six mois avant d’envisager une conception, afin d’éliminer les polluants solubles dans les graisses, c’est la méthode dite en accordéon.[18]

Les aberrations chromosomiques pourraient s’expliquer aussi par la diminution des vitamines : B6, B2, B12, des oligo-éléments : magnésium, zinc. La diminution de la vitamine B2 peut persister après l’arrêt de contraception hormonale et celle-ci n’est pas toujours corrigée par l’apport de prise de vitamine B2.

[19]Pour mémoire, Robeson décrivit en 1962 comment la carence en vitamine B2 pouvait être cause des malformations dues à la thalidomide.[20]

La contraception hormonale est associée à la diminution de l’acide folique ou vitamine B9.[21]L’acide folique est indispensable au bon développement du futur bébé, dès ses premières semaines de vie, et cela afin d’éviter : le spina-bifida (fréquence 1 pour 1000), la fente labiale et palatine (bec-de-lièvre), les malformations cardiaques.[22] On observe une altération du métabolisme de l’acide folique chez les femmes qui prennent la contraception hormonale par rapport à un groupe de contrôle. En effet, le niveau d’acide folique est significativement plus bas dans le sérum sanguin et les globules rouges. Une douzaine d’études ont confirmé ce fait. De plus, on observe que la concentration en acide folique du sérum décroît en fonction de la durée de la prise de la contraception hormonale et le niveau d’acide folique redevient normal après trois mois d’arrêt de cette contraception.[23]Cependant, Martinez et Roc constatent que les femmes qui deviennent enceintes dans les six mois après avoir arrêté la contraception hormonale ont un niveau d’acide folique inférieur aux non- utilisatrices de celle-ci.[24]

Comme d’autres rapports n’ont pas montré de diminution significative entre la prise de la contraception hormonale et la diminution d’acide folique, la médecine préfère ne pas souligner la controverse mais uniquement l’importance de la prise d’acide folique avant la conception si on a pris des hormones contraceptives.

Malgré une contraception artificielle dite efficace, la moitié des grossesses ne serait pas planifiée[25] au Canada et le Dr E. Derbyshire[26] de l’université de Manchester, spécialiste de la nutrition des femmes durant leurs années de fertilité, confirme aussi « qu’une grossesse sur deux « n’est pas planifiée en Europe. (… .) Quand on découvre sa grossesse, celle-ci est déjà bien avancée. Or, l’apport complémentaire en acide folique est important lors des premières semaines de la gestation. Pour atteindre les taux recommandés, on prescrit aux futures mères la prise de 400 microgrammes d’acide folique chaque jour et ce, de huit à dix-huit semaines avant la conception. En effet, le taux des folates dans le sang ne se construit que petit à petit. Il faut donc plusieurs semaines supplémentaires avant d’arriver au seuil requis de 906 nmol/L ». En dessous de 340 nmol/L, on multiplie le risque de malformation par un facteur huit, précise le Professeur Klaus Pietrzik, de l’université de Bonn[27].

 

 

 

 

Définition de la fausse couche

La fausse couche est la perte spontanée du fœtus avant la 20e semaine de grossesse. Après une fausse couche, le temps pour enfanter serait 2 fois plus long qu'avant celle-ci. [28]

La fausse couche est un mécanisme de sécurité par lequel une grossesse anormale ou mal implantée s’interrompt d’elle-même.

 

Les facteurs de risque de la fausse couche

L'hypertension, les maladies sexuellement transmissibles, les graves infections urinaires, les vaginoses bactériennes, les maladies auto-immunes, l’asthme, le diabète, les endométrites, l’endométriose, les fibromes, l’hypothyroïdie, les antécédents de phlébite, les anomalies chromosomiques, les ovaires polykystiques, la subfertilité[29], le tabac, la contraception hormonale, qui comme on le voit, est liée aux facteurs que nous venons d’énoncer en amont. Les spermicides, les perturbateurs endocrinien, les pesticides, l’alcool (RR3), les avortements provoqués (IVG); le RU486 (molécule abortive), la thrombophilie (mutation V Leiden), le stérilet,[30] le stérilet porté lors de la conception (RR2),[31] les malformations de l’utérus, l’age, certains antibiotiques[32]

L’amniocentèse, qui est une ponction de l’utérus gravide, permet de dépister la trisomie 21 avec un risque d’erreur de 5% (faux positif)[33]

 

L’incidence

Les fausses couches spontanées, repérables par les femmes concernées et leurs médecins correspondent entre 12 et 15 % des grossesses décelées. Une proportion plus grande encore des « produits de conception » ne se développe pas normalement et est évacuée dans les toutes premières semaines, sans que la femme en ait eu connaissance.

 

Les traitements

L’absence thérapeutique accompagnée de paix, de réconciliation avec soi-même, avec les autres.… Des relations sexuelles durant la grossesse ont été associées à des avortements précoces.[34]

Les traitements hormonaux : les corticoïdes, la gonadotrophine chorionique humaine, ces hormones ont été prescrites malgré la rareté des démonstrations de leur efficacité. La progestérone naturelle prescrite trop tôt pourrait engendrer une diminution de l’index de fécondabilité.[35]

L’OMS en 1984 stipule que le traitement par progestatif de synthèse n’est pas justifié et que les effets toxiques de celui sont à prendre en considération concernant le développement du fœtus. Un rôle possible tératogène n’est pas à exclure pour le moment, une augmentation des problèmes respiratoires a été observée chez les nouveau-nés.[36]

Les traitements anti-thrombiques : on a prescrit l’acide acétylsalicylique, l’héparine, cependant, ces traitements, associés ou non, n’ont montré aucun bénéfice,[37]la vitamine K, la warfarine, l’aspirine sont tératogènes !

Les traitements anti-infectieux, vu la possibilité d’infection intra-utérine et du col utérin.

Le traitement préventif : Les vitamines, les oligo-éléments.

Un nombre de pays recommandent aux médecins de prescrire un supplément d’acide folique à titre préventif. Pourtant une étude, portant sur treize millions de naissances, n’a pas permis d’observer une diminution de prévalence de ces malformations, par manque de suivi de ces recommandations ![38]

 



[1] Fertility Sterility 2005, 14 Août, Garcia Enguidanuse et coll..

[2] Human reprod. 2002 ;(17) 1959-63

 

[3] Acta Endocrinologica 1967, 55, 71-72

[4] Entretien de Bichat 1968

[5] Ch. Thibault Bases et limites physiologiques du contrôle des naissances Doin 1968

[6] Human. Reprod. 2002, 17, 1959-63.

[7] Oral Contraception and Heath Pitman medical Books.

[8] Mutation Research journal 1975 ;33 :299-320

[9] British J Obs. Gynecol. Public, 1976, 83, 621-7.

[10] Ann. Genet. 1979; juin, 22 (2) 61-66.

[11]1982, J. Ment. Defic. Res. (26, 215-27)

[12] Aust NZ. J. obst. Gynecol. 1982 22 (1) 25-8

[13] Teratology, 1988, 38, 51-58.

[14] Fertility Sterility, 1990, oct. 54 (4) 559-73.

[15] Contraception 1995, déc. 52 (6) 327-35

[16] Contraception; 1995, Dec. 52 (6) 327-35.

[17] Association canadienne J.Med.1970 103 ; 343( 48% d’anomalies chromosomiques versus 22%, RR 2,2)

[18] Pour plus d’information :www.Kousmine.fr/194

[19] Journal of Steroid Biochemistry, 1981 (14) 729.

[20] B.M.J. 1962, 1,792.

[21] Rapport OMS 975

[22] Lancet: 1968, a, 1376.

[23] Am. J. Obst. Gynecol ; 1971, 111, 782-791.

[24] Am. J. Obst. Gynecol, 1977, 128, 255-261.

[25] La Société canadienne de Pédiatrie 3 sept. 2005

[26] Journal “Le Soir”, 28 nov. 2011.

[27] Journal « Le Soir », 23 nov. 2011.

[28] Hum. Reprod 2005; 20(3) 657-64

[29] Pour mémoire, la subfertilité est définie comme un délai d’un an ou plus avant qu’une conception reconnue soit achevée. Le risque de fausse couche est de 23% chez les femmes subfertiles et de 14% chez les femmes avec une fertilité intacte. Am.j. public Health 2000, sept. 90 (9) 1452-54.

[30] Br. J. Obst. Gynecol. 1979, july 86 (7) 548-56.

[31] Harlap S Int. J. epidemiol Mars 1980 ; 9 (1) 49-56

[32] Pharmacoepidemiol Drug Saf 2012 ;21(suppl3) 13

[33] Prescrire mars 2002 tome 22 n° 226 p 235

[34] Naeye ;N E J M , 1979 ; 301 :1198-200

[35] www.gineweb.fr, Dr. Patrice Lopez

[36] Minerva Gynecol 2000; dec.52 (12) 519

[37] Folia pharmacothérapeutica, sept.2010, vol.37, n°9, p.77

[38] BMJ 2005 ; 330 : 571-3 et 574-5

Les règles douloureuses,  abondantes

Les hormones stéroïdiennes peuvent diminuer certains symptômes  comme les douleurs menstruelles, mais la contraception hormonale n’a pas d’indication pour les règles douloureuses, abondantes. Il y a un danger à prescrire la pilule  pour des règles douloureuses car celles-ci peuvent être  associées à  un  fibrome, de l’endométriose si bien que cette dernière peut évoluer et ainsi altérer la fertilité !

Concernant l'endométriose, il faut  connaître absolument la mise en garde du Pr. C. Chapron.

A moindre frais pour la santé de la femme, concernant les règles abondantes le médecin peut proposer des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme l’acideméfénamique, le naproxène (1 gr par jour) à prendre uniquement pendant la période de menstruation c'est-à-dire  pour un temps très limité par rapport à la pilule qu’on doit prendre tous les jours. Les AINS diminueraient les saignements de 20 à 40%. Un anti-fibrinolytique, l’acide transexamique, diminuerait les saignements de 30 à 60% (2 à 4, 5 g par jour)[1].La douleur peut être traitée aussi par  l’aspirine, le magnésium.

Le pharmacien peut proposer : la camomille qui soulage les crampes menstruelles, prise aux moments des menstruations, l’alchémille qui est bénéfique pour les règles trop abondantes, à  prendre une c. à c. par jour d’un extrait standardisé glycériné du 12° au 25° jour du cycle, durant trois cycles, la Bourse à Pasteur qui est un antihémorragique à prendre pendant les règles : 250 mg/gélules – 4 à 6 gélules par jour durant trois cycles.

 



[1] Folia Pharmacothérapeutique vol .38 mai 2011, n° 5, page 43.

Les vaginites

La vaginite est une inflammation du vagin relativement fréquente. On distingue trois vaginites : la candidose ou mycose due à  un excès de levure  le candida albicans, la vaginose  bactérienne due à un déficit  en lactobacille et la vaginite  due à un parasite le trichomonas. La candidose est souvent associée à la vaginose  bactérienne.

La muqueuse vaginale bien équilibrée en lactobacille et en candida albicans assure une  première protection  contre les maladies sexuellement transmissibles. Cette muqueuse est sous l’influence hormonale : les oestrogènes[1] augmenteraient de nombreux micro-organismes, les progestatifs diminueraient l’épaisseur de la paroi vaginale, ce qui créerait une diminution des défenses  vis-à-vis des virus, notamment le virus de immunodéficience humaine. [2]

L’excès de candida albicans perturbe le système immunitaire, il stimule des processus auto-immuns suscitant la formation d’auto anticorps contre les hormones, les ovaires. Il diminue l’efficacité immunitaire cellulaire, à cause des quantités croissantes de toxine qu’il secrète. Il est à la fois la cause et la conséquence de l’affaiblissement du système immunitaire. Il perturbe aussi le système endocrinien, car il possède des récepteurs qui fixent la progestérone ce qui peut provoquer un certain nombre de symptômes liés à un excès d’œstrogène.[3]

Les symptômes

La candidose et la vaginose bactérienne peuvent être asymptomatiques.

Au niveau vulvo-vaginal, les symptômes peuvent être : des brûlures, des douleurs, des démangeaisons, des pertes vaginales excessives ou non, des sécrétions malodorantes ou non, une infection urinaire (la cystite), des irrégularités menstruelles, une perte de libido, des  rapports sexuelles impossibles (dyspareunie) …Les candidoses vaginales récidivent plus ou moins souvent, 4 fois par an ou plus chez 5% des femmes. Le candida albicans peut générer aussi  des ulcérations de la bouche.c'est à dire des aphtes.

 

Les facteurs de risques de la  candidose et de la  vaginose bactérienne

Les corticoïdes, les antibiotiques, la radiothérapie, la chimiothérapie, le stérilet a  un risque relatif[4] de 1.28, soit une augmentation de 28%[5], le stérilet avec  progestatif, le préservatif, le diaphragme, les spermicides (RR 2,3), le diabète, l’hypothyroïdie, le  tabac, les  douches  vaginales.

La contraception estroprogestative dont les mycoses pourraient être plus récidivantes. ( A Spinillo Contraception 1995;51:293-7)

Les candidoses, les vaginoses et la fertilité

Les candidoses peuvent diminuer la fertilité.[6]Le Candida peut causer des endométrites[7] et aussi affaiblir la fertilité masculine par une diminution de la mobilité des spermatozoïdes.

Les vaginoses bactériennes à chlamydia, à virus papilloma humain et à candida sont associées à l’infertilité [8]. Elles sont aussi associées aux maladies inflammatoires pelviennes et aux maladies sexuellement transmissibles[9], aux cervicites à HPV (RR 1.43)[10] et  à chlamydia.[11]

La grossesse  et la vaginose bactérienne 

 Avortement spontané au 1° trimestre (RR 2à5), prématurité (RR 2), rupture prématurée de la membrane (RR 7), infection post partum.[12]

Le traitement

Le traitement de la vaginose bactérienne durant la grossesse n’améliore pas nécessairement le taux de prématurité, en fait il pourrait l’augmenter. Les antimycosiques type Fluconazole sont décevants car il y a souvent une réinfection après traitement, chez la femme enceinte, le fluconazole  est suspecté d’être tératogène c'est-à-dire d’induire des malformations congénitales.[13]Cette molécule est contre-indiquée lors d’une grossesse, elle est aussi à éviter chez les femmes susceptibles d’être enceintes.

Cerise sur le gateau

La contraception hormonale, la candidose fréquente sont une source reconnue de vulvodynie, générant des douleurs lors des relations sexuelles.( Am J Epidemiol 2002;156:254-261) Selon  le Dr Aly Abbara , la candidose vulvo-vaginale récidivante multiplierait par quatre le risque de vulvodynie.

 

Témoignages

Mycose  avec stérilet

« J'ai arrêté de prendre la pilule il y a un peu plus d'un mois, elle me donnait des mycoses à répétition et des cystites avec douleurs atroces, du sang dans les urines enfin la cata quoi, depuis l'arrêt j'ai plus rien le BONHEUR… »Forum Doctissimo 4.sept.2008 à 13.29

 

« J'ai eu de nombreuses mycoses et cystites Quand j'en ai parlé à mon médecin et demandé si ça pouvait avoir un rapport avec la pilule, elle m'a ri au nez. Mais lorsque je suis passée aux autres pilule ç’était pareil ! »Forum Doctissimo  4.sept.2008 à 19.57

 

«  Depuis l'âge de 17 ans!  chaque fois que je prend une pilule (n'importe quelle marque et n'importe quel dosage) je fais des mycoses ! »Doctissimo 21.05.2008 à 14.24

 

« J'ai fait des mycoses à répétition depuis que j'ai des rapports sexuels et donc aussi depuis que je prend la pilule Et j'ai tout essayé pour m'en sortir (...)  je n'avais jamais pensé que ça puisse venir de la prise de pilule. Mais il y a 1 an j'ai décidé d'arrêter de la prendre et depuis, plus du tout de mycoses ou presque!! J'ai du en faire 2 ou 3 dans l'année, ce qui est vraiment rien du tout comparée  rythme intense que j'avais avant! Inutile de dire que je ne suis pas pressée de la reprendre!! »forum.aufeminin.com le 7/02/04

 



[1] Transmission Sex inf .1998 février :74 (1) 11-19

[2] Lancet infection disease 2003 ; 5 (12) 786-94

[3] Je me sens mal mais je ne sais pas pourquoi, par Dr. P. Gaston Besson, ed. Trois Fontaines 1994

[4] Le risque relatif (RR) mesure le risque de survenue d'un événement dans un groupe par rapport à un autre groupe. Exemple : Considérons que 10 % des fumeurs ont eu un cancer du poumon, et que 5 % des non-fumeurs ont eu ce cancer .Le risque relatif  est ici égal à 2 (10/5=2). Le risque d'avoir un cancer du poumon est deux fois plus élevé chez les fumeurs que chez les non fumeurs. Un  RR de 1 signifierait qu'il n'y a pas d'association entre le cancer et le tabagisme.

[5] Sex transm. Dis ; 2012; 39 (3) 217-22

[6] N. Eng. J. Med. 26 août 2004, p. 85

[7] Med. Pregl. 2004 janvier février, 57(1.2) 30-2

[8] Int. J. STD. AIDS 2009, Nov.; 20(11) 778-81

[9] J. Clin. Invest; 2011; déc, 121 (12) 4610

[10]  Gillet,  BMC Infec. Dis. 2011 janvier 11;11:10,1471

[11] Fertil Steril 1999; 75 (4) 730-2

[12] J.Gyncol. Biol. Repro. 2001; 29(3) 302-305

[13] Centre belge d’information pharmaco thérapeutique, répertoire commenté des médicaments, fiche de transparence 2.

 

Que penser des firmes pharmaceutiques et de leurs études?

« Il y a des contestations de diagnostic au pied du lit des malades où aucun médecin n’est du même avis de peur qu’en se rangeant à l’avis d’un confrère il ne puisse jouer un rôle de premier plan. » Pline l’Ancien

Afin de maximaliser l’efficacité d’un médicament, les études pharmaceutiques sont souvent biaisées par des experts à la solde des laboratoires. La sous-notification des effets secondaires serait très importante. C’est dire que tout est mis en œuvre pour potentialiser l’efficacité médicamenteuse et minimiser sa toxicité. Nous posons aussi dans ce chapitre cette question : La notice du médicament, une notice scientifique ou artistique? Nous soulignons aussi combien le patient est un être unique !

 

 

L’actionnariat prioritaire!

Marcia Angel dénonce certains comportements des firmes pharmaceutiques qui ne reculent pas devant les abus de marketing et de lobbying, voire de fraude et/ou de corruption, avec l’aval des pouvoirs publics, pour réaliser d’immenses profits[1]. Certains chercheurs acceptent d’orienter la publication de leurs résultats selon les intérêts particuliers des firmes[2] participant ainsi à cette alliance silencieuse du savoir et du pouvoir.

L’industrie pharmaceutique donne la priorité au commerce et à l’actionnariat sur les impératifs de l’éthique et de la santé. Elle est le joyau du capitalisme. Son taux de profit moyen est le plus élevé de tous : 18.6 % contre 15.8 % pour les banques commerciales [3] Nous vous invitons à écouter  5 minutes le Pr. P. Even  et à considérer les stratégies des firmes pharmaceutiques en matière de pilule.

Le contrôle du rapport bénéfice/risque des médicaments a été délégué par les pouvoirs publics à l’industrie  pharmaceutique. C’est pourquoi elle a le loisir de dissimuler des résultats négatifs. Quant aux résultats positifs d’une seule étude, ceux-ci seront plusieurs fois publiés dans les revues médicales. Cette étude sera présentée avec des auteurs différents, ce qui donnera l’impression qu’un nombre important d’études confirmera les avantages de la molécule à promouvoir[4].

Weber W.[5], en 2001, accusait l’industrie pharmaceutique de garder secrètement les résultats défavorables concernant les risques des pilules de 3° génération !

Pour la méta-analyse (ensemble de plusieurs études) sur les antidépresseurs de dernière génération, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, (les IRS) Turner et ses collaborateurs[6] ont demandé à la Food and Drug Administration de leurs donner l’ensemble des études enregistrées, pour l’homologation des antidépresseurs en sa possession. Ils découvrirent que presque aucune étude négative n’avait été publiée, alors que la quasi-totalité des études positives l’ont été. Il est clair que l’industrie pharmaceutique et les revues trouvent un intérêt à cette publication sélective, nous sommes ici face à un biais de publication.

La méta-analyse de Kirsch,[7] aboutissement de 10 ans de recherche sur l’efficacité réelle des IRS, conclut sévèrement qu’ils sont inefficaces pour traiter la plupart des dépressions car il n’y a pas de différence significative entre les IRS et un placebo. Pour les rares dépressions sévères, ils auraient une efficacité possible de faible intensité. Mais ce qui est un comble, c’est que les antidépresseurs augmentent le risque des idées suicidaires chez les patients, particulièrement, chez les enfants et les adolescents.[8]Le risque relatif de suicide varie de 1.5 à 3.2 ![9]

Les études de toxicité soutenues par l’industrie pharmaceutique ont tendance à déceler moins de risques que les études indépendantes. Le laboratoire ne publiera que des résultats partiels ou positifs; si les résultats toxicologiques sont inquiétants on l’imputera davantage aux volontaires recrutés pour l’étude qu’à la molécule testée.

La sous-information des médecins concernant les effets toxiques des médicaments et la sous-notification de ces effets toxiques par les professionnels de la santé serait importante[10]. Le professeur H. Joyeux, cancérologue, constate une sous-notification des cancers du sein liés à la contraception hormonale[11]. Il n’y a pas toujours de la part des firmes pharmaceutiques la volonté de recherche de la toxicité de sa production. Plusieurs auteurs au Royaume Uni ont souligné la carence des données concernant la contraception d’urgence. Aucune étude n’a été effectuée directement menée sur une association entre contraception d’urgence et malformations congénitales ou retour à la fertilité car la plupart des grandes études ont exclu les effets toxiques des progestatifs[12].

J-P Sculier, dans un article de la revue médicale de Bruxelles (2013; p491) dénonce les mauvaises conduites en matière de recherche et de publication scientifique et médicale, résultant de graves fraudes aux données qui regroupent l'invention, la falsification, le plagiarisme, l'embellissement et la rétention de données.

Pour vraiment réaliser le conditionnement subi par médecins et patients, de la part des firmes pharmaceutiques, si expertes à minimiser la toxicité de leurs molécules et à magnifier leur efficacité au dépens de la vérité, lire le livre : « Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent, il vous soignera sans médicament », du cardiologue, chercheur au CNRS, Michel de Lorgeril. Celui-ci met en pièce le mythe du cholestérol, dénonce les prescriptions abusives des médicaments anti-cholestérol, prescriptions qui reposent avant tout sur une idéologie dictée par des intérêts économiques.

En médecine, on distingue les études dites randomisées, dans lesquelles une population très soigneusement sélectionnée est divisée en deux groupes par tirage au sort, l’un prend le médicament, l’autre pas. Ces études suivent les deux groupes de population durant des années, un groupe est traité, l’autre pas. Elles enregistrent la survenue de complications dans l’un ou l’autre groupe et évaluent le risque relatif et absolu. Ces études sont mieux adaptées que les études rétrospectives pour établir une relation causale. Elles sont plus fiables que les études d’observation de type rétrospectif.

Ces études rétrospectives utilisent les dossiers d’hospitalisation comparant les patients qui ont eu des effets secondaires lors d’une thérapeutique (les cas) à ceux qui n’en ont pas eu (les témoins). Elles permettent de calculer le risque relatif mais ne renseignent pas sur le risque absolu.

Les études que nous avons rapportées dans ce travail, sont des études épidémiologiques d’observation qui recherchent des corrélations statistiques entre la contraception utilisée et sa toxicité. Dans ces études, la prise de la contraception dépend du choix individuel des femmes ou de leur médecin et non d’un tirage au sort ; il s’ensuit que les groupes définis ne sont pas a priori comparables. Ces études d’observation épidémiologiques sont aujourd’hui une source inépuisable de vérité douteuse que des tours de passe-passe statistique changent en certitude[13]. Elles peuvent aussi être manipulées par différents biais permettant d’aboutir à des résultats favorables aux firmes.

 


Les biais des études

Il existe plusieurs biais lors d’une étude pharmaceutique :

Le biais dû à un groupe de contrôle non représentatif.
Exemple : Trouver un groupe de femmes qui n'ont jamais pris des hormones sexuelles devient très difficile; si bien que le groupe témoin est souvent constitué par des femmes qui ont pris des hormones sexuelles à visée non contraceptives. Il devient ainsi impossible de détecter un effet toxique quelconque.

Le biais du survivant, c'est à dire, l'exclusion par exemple des femmes avec un cancer du sein plus agressif, qui pourraient être trop malades ou décéder avant leur inclusion  dans l'étude reste une considération importante, étant donné que l'utilisation de la pilule tôt dans la vie est associée à une forme plus agressive du cancer du sein.

Le biais dû à l'abandon au cours de l'essai.
Exemple : La toxicité de la pilule a été sous-estimée à cause du perdu de vue de certaines femmes au cours de l'essai.

Le biais dû à un temps d'observation trop court, un temps d'observation est nécessaire pour qu'une pathologie tels le cancer ou l’infertilité puisse s'exprimer.

Le biais dû à des fautes de calcul
Exemple : L'indice de Pearl comptabilise le nombre de grossesses par an pour 100 femmes. Cet indice sera minimisé en oubliant de comptabiliser les avortements.

Le biais dû à l'hétérogénéité
Des études contradictoires rassemblées sont nommées méta-analyse. Mais celle-ci a des limites car le niveau des certitudes diminue d'autant plus que l'hétérogénéité des essais rassemblés augmentent. La méta-analyse du cancer du sein donnée en amont, avec un risque relatif de 1,25 , n'échappe pas à cette critique.

Le biais de sélection
De nombreuses études ont sélectionné des femmes qui sont en général plus robustes et peuvent résister aux agressions hormonales plus longtemps que des femmes dont le corps a très vite réagi et abandonné la contraception hormonale.

Alors que la clientèle du médecin prescripteur de la contraception hormonale peut être composée de déprimés, d’obèses, d’hypertendus, d’hépatiques… ces pathologies concomitantes à sa prescription ont été un critère d’exclusion dans les essais cliniques !  Les études à la disposition des médecins, concernant les femmes présentant une pathologie précise, seront donc beaucoup plus rares, si bien que le médecin sera confronté à des recommandations contradictoires[14] ! Ces recommandations contradictoires pourront se révéler dans la notice du médicament.

Malgré ces nombreux biais possibles, nous avons donné des études dont les résultats étaient statistiquement significatifs. En statistique, un résultat est dit statistiquement significatif lorsqu'il est improbable qu'il puisse être obtenu par un simple hasard. Habituellement, on utilise un seuil de signification de 0,05 qui signifie que le résultat observé a moins de 5 % de chance d'être obtenu par hasard. Il est donc jugé statistiquement significatif.
Un résultat statistiquement non significatif est un résultat qui a la possibilité d’avoir été obtenu par hasard, avec plus de 5 % de chance.

 


La notice du médicament, une notice scientifique ou artistique? 

Barbara Seaman, journaliste américaine, née en 1935, fut très tôt sensibilisée aux problèmes de la santé des femmes. Elle a été la première à révéler qu’elles n’avaient pas l’information nécessaire pour prendre une décision éclairée en matière de contraception. Féministe, Barbara Seaman contraignit la FDA (Food and Drug Administration) à inclure dans la notice les effets secondaires dangereux de la pilule. En raison de ses critiques de la pilule, elle fut licenciée du « Ladies Home Journal » !

En 1970, la pilule était la panacée des problèmes féminins, aujourd’hui, la notice qui accompagne le médicament doit spécifier son indication spécifique. La contre-indication, qui peut être absolue ou relative pour telle pathologie, signifie d’une façon voilée, que cette pathologie pourrait être provoquée ou exacerbée par le médicament prescrit.

La direction européenne oblige d’écrire sur la notice tous les risques connus du médicament, de même que leur fréquence. Force est de constater que la qualité de ces notices manque d’uniformité en Europe. Dans les notices allemandes, presque tout serait mentionné, dans leur équivalent français, presque rien !

Un article[15] de 1997, « Le mythe de la thérapeutique hormonale substitutive[16] », évalue la qualité des notices, constate que dans 5 notices, les médecins ne sont pas avertis de contre-indications importantes !

En Italie, les hormones contraceptives ne sont indiquées, dans la majorité des cas, que pour la contraception en tant que telle, alors que dans d’autres pays, elles sont indiquées pour l’endométriose, la dysménorrhée ou d’autres désordres menstruels !

Dans certains pays, l’hyperplasie de l’endomètre est une indication pour la prescription de la contraception hormonale, alors qu’en Italie c’est une contre-indication. En Italie, il n’y a pas de contre-indication de la pilule concernant le cancer du foie, l’infarctus du myocarde, les néoplasies du col de l’utérus, [17] alors qu’ailleurs il y a contre-indication.

Aujourd’hui, comme hier, la pilule contraceptive est encore considérée comme la panacée des problèmes féminins et sa stricte indication n’est toujours pas respectée ! En 2009, la FDA reprochait la publicité  suggérant que la spécialité Yasmin, dont l’indication unique est la contraception, était adaptée aux troubles  prémenstruels, quelle que soit leur intensité.

 

Nous nous sommes permis de faire un rêve, celui de voir se dresser des journalistes et des politiciens courageux, défenseurs de la vie, qui contraindraient les firmes pharmaceutiques à insérer dans leurs notices que la contraception hormonale pourrait générer une infertilité, particulièrement chez les femmes qui souffrent déjà d’une affection, c'est-à-dire qui sont hypofertiles, qu’elles le sachent ou non.

Juste un mot sur la mafia pharmaceutiquesur Les stratégies des firmes pharmaceutiques en matière de pilule contraceptive.

 


Les facteurs de risque

En médecine, quand on ne connaît pas la cause, on parlera d’avantage d"affection". Quand on connaît la cause, on parlera de maladie, le sida est une maladie due à un virus (HIV). L’accident vasculaire cérébral est une affection associée à de nombreux facteurs de risque. Parmi ceux-ci, la médecine sélectionne pour ses patients les facteurs qu’elle considère comme importants (hypertension, excès de cholestérol…) et le médecin traite avec diligence, parfois même avec acharnement, ces facteurs de risque.

En logique stricte, il n’est jamais possible de prouver une relation de cause à effet, à partir d’un facteur de risque ou d’une simple association, aussi parfaite qu’elle puisse sembler. Si une association est logiquement plausible, elle peut suggérer un lien causal mais seule l’expérimentation peut en fournir la preuve.

Les études épidémiologiques ne peuvent donc servir de preuve de causalité mais de base pour une décision raisonnée. C’est pourquoi en l’absence de preuve expérimentale on peut s’entourer d’un certain nombre de garanties qui permettent d’aboutir à une quasi certitude. Les principaux arguments en faveur d’une relation causale sont les suivants :

  • La séquence dans le temps : l’exposition au facteur causal présumé doit précéder l’apparition de l’affection.
  • L’existence d’une relation dose-effet : par exemple, il y a une quasi-évidence de relation causale si l’augmentation de la durée de la prise de la contraception hormonale conduit à une augmentation du cancer du sein (ce risque augmente avec la durée de la prise de contraception hormonale avant que la femme n’ait eu son premier enfant[18]).
  • La force de l'association est établie avec un risque relatif élevé,exemple RR2.
  • La constante de l’association : l’association entre la contraception hormonale et le cancer du sein doit se retrouver dans différentes populations, différentes conditions.
  • La reproductibilité de l’association : de nombreuses études doivent confirmer l’existence de l’association entre le cancer du sein et la contraception hormonale (21 des 23 études effectuées sur des jeunes femmes pré-ménopausées, qui ont été sous pilule avant d’avoir leur premier enfant, montrent une augmentation considérable du cancer du sein[19]).
  • Enfin, l’association doit être cohérente avec les connaissances scientifiques du moment : le Centre international de la recherche sur le cancer a confirmé qu’on dispose de connaissances suffisantes de cancéro-génicité pour l’espèce humaine concernant la contraception hormonale.

 


Le patient, cet être unique!

Dès le début du siècle dernier, comme aujourd’hui, les médecins restent divisés face aux résultats des études, ceux-ci n'étant pas toujours applicables à leurs patients. En effet, les résultats d'une étude ne peuvent pas, au sens strict, être extrapolés à un patient, cet être unique. Ils ne sont véritablement valables que pour les patients engagés dans l'étude. C’est pourquoi, le médecin met souvent en sourdine les études incriminant la toxicité hormonale, considérant sa patiente comme un cas unique, pour laquelle ces études ne sont pas applicables. Il traite donc sa patiente au jour le jour, par une prescription qui ne gère avant tout qu’une symptomatologie douloureuse, ne se préoccupant pas trop des dégâts futurs de sa prescription, ou en pariant qu’il n’y aura pas des dégâts. De toute façon, la médecine a, trouvera une solution si dégât il y a.

Ceci fait dire au professeur Lucien Israël, cancérologue, « que le médecin est un décideur, essentiellement un décideur de l’incertain, il joue contre nature, c’est-à-dire dans un degré supplémentaire d’incertitude. Face aux agressions médicamenteuses (…) il est impossible de savoir à l’avance quelles seront les perturbations provoquées, combien de personnes elles toucheront, quand elles se manifesteront et qui exactement elles toucheront ».

Certaines études mentionnées dans cet ouvrage, ont établi clairement une relation entre la durée de la prise de la contraception hormonale et sa toxicité ou entre la dose hormonale et sa toxicité. Plus la dose hormonale était élevée ou plus longtemps elle était prise, plus grande était la toxicité observée, ce qui laissait entrevoir une possibilité de relation causale. En revanche, d’autres études ont montré des effets toxiques apparaissant avec des doses faibles ou après des temps relativement courts de prise de la pilule. C’est que, comme le dit le professeur S. Van Saal : « les hormones ne suivent pas particulièrement les règles de la toxicologie classique établissant une relation entre la dose et l’effet, les doses hormonales faibles peuvent stimuler, des doses fortes inhiber, et les œstrogènes ont des effets à des doses très faibles » ! Des faibles doses d’éthinyloestradiol sont associées à une augmentation d’un risque artériel vasculaire[20] ! Ceci est confirmé d’une certaine façon par le Pr. Belpomme (cité en amont) qui affirme, concernant les perturbateurs endocriniens, que ce n’est pas leur dose qui fait le poison !

La sécrétion d’hormones lutéinisantes du cerveau, hormones qui stimulent les glandes sexuelles, est inhibée par des taux faibles en œstrogène et stimulée par des taux élevés. Des grandes doses hormonales sont parfois utilisées pour supprimer les tumeurs bénignes du sein, alors que de petites doses présentes dans la plupart des pilules, peuvent provoquer l’apparition de cancers du sein !

Que penser de ces études anciennes ou récentes, qui ne sont pas extrapolables à une patiente unique et qui en plus sont contradictoires ? Que penser de ces hormones qui ne suivent pas toujours les règles classiques de la toxicologie, si ce n’est que ces études sont un reflet de la toxicité contraceptive que certaines femmes pourront subir, et cela indépendamment de la dose, de la durée de la prise contraceptive, étant donné le caractère unique de chaque femme ?

Pour ceux et celles que les études contradictoires rebuteraient on résumer la question d’une autre façon : considérons une population contaminée par un virus mortifère, il en résultera nécessairement des morts, des malades et des personnes non atteintes par la maladie.
Il en est de même pour  la contraception hormonale, véritable virus des systèmes endocrinien et immunitaire. Avec celle-ci, Il en résultera des personnes indemnes, des hypofertiles (les malades) et des stériles (les morts). Curieusement, en ce qui concerne la contraception la médecine ne mentionne que les utilisatrices bien portantes !

Concluons. La logique de l'industrie pharmaceutique consiste à imposer des solutions pharmacologiques plutôt que d'encourager les patients à se prendre en charge. L'industrie pharmaceutique arrive à médicaliser la société par une séduction mensongère faite de demi-vérités. Il est donc urgent, nécessaire, si l'on veut se libérer du paternalisme médico-pharmaceutique, de sa tutelle, de son aliénation, de s'informer, pour acquérir un esprit critique adulte. Les livres dénonçant les mensonges médico-pharmaceutiques ne manquent pas, les meilleurs sont écrits par les médecins, nous en donnerons quelques-uns dans la biographie. Avec Jean-Claude  Guillebaut nous pensons qu' "aujourd'hui nous assistons à une capitulation de l'esprit critique, nous renonçons à la vraie liberté au profit d'un conformisme libertaire tonitruant.[21]"

 


La  sous-notification

Les médecins et les pharmaciens ont l’obligation légale de notifier, à un centre de pharmacovigilance, les effets secondaires des médicaments qu’ils observeront chez leurs patients mais il n’existe pas une mobilisation suffisante de ces professionnels de santé en matière de notification spontanée des effets secondaires indésirables. Certains médecins, par crainte d’être accusé d’une mauvaise prescription, ne notifieraient pas ses effets secondaires. Il existerait même une collusion, entre certains professionnels de santé, pour ne pas rapporter les effets secondaires !

A décharge du corps médical il faut savoir que, durant les années d’étude du médecin, l’enseignement de la pharmacovigilance se limite à quelques petites heures ! Ces horaires réduits, pour l’étude de la pharmacologie médicale, ne permettent alors qu’une introduction très limitée au risque médicamenteux.

Selon la revue Prescrire de 2005, seulement 3 à 5 % des effets secondaires seraient notifiés ![22] La sous-notification serait d’autant plus importante si le médecin estime que le bénéfice thérapeutique est important. Ceci pourrait expliquer la sous-notification des phlébites que nous avons souligné en amont.

Cependant, beaucoup de cas d’effets secondaires notifiés proviennent du secteur hospitalier. Il est probable que de nombreux cas moins sévères, n’ayant pas entraîné d’hospitalisation n’auront pas été notifiés, voire pas diagnostiqués. C’est donc la gravité qui justifierait la notification et l’on risque alors de sous-estimer la réalité.

La pharmacovigilance, étant une interface obligatoire entre la pharmaco-thérapeutique et les études épidémiologiques cliniques, il va s’en dire que ces dernières sous-estimeront inévitablement la toxicité des médicaments en fonction de leur sous-notification par les centres de pharmacovigilance.

Selon le Pr. Lechat, pharmacologue, on ne connaît la fréquence des effets observés pendant les premiers essais thérapeutiques que sur des malades particuliers, dans des conditions d’observations et de prise particulière. Occasionnellement, si de grandes études ont été faites, expérimentales ou épidémiologiques, on disposera d’autres chiffres, si ces études ont recueilli les effets indésirables, ce qui est loin d’être la règle. C’est dire si on est loin de connaître la fréquence attendue d’un risque pour une population précise ![23]

 


[1] La vérité sur les firmes pharmaceutiques commerciales comment elles nous trompent, 2005, Le mieux être, Montebello (Québec)

[2] Lennart Hardell American J. of Industrial Medicin 2006

[3] Le grand secret de l’industrie pharmaceutique par Philippe Pignare

[4] Jama 10 nov. 1999

[5] Lancet  2001 ;357 :779 Study on risks of third-generation pill »kept secret by industry.

[6] N E J M 2008 ; 358 :252-60

[7] PLos Med 2008 ; 5(2) e 45

[8] Prescrire juin 2004 tome 24 ; 251 ,433

[9] D.Healy, let them eat Prosac,  p284

[10] Médecine et hygiène : 4 sept 2002, n° 2403 p 1957-61

[11] « Femme si vous saviez » par H. Joyeux

[12] Drug  Safety 2002 ; 25; 105

[13] Lancet 1993, 342, p. 1502

[14] Médecine et hygiène ; 4 septembre 2002 ; n°2403 ; p. 1957-61

[15] Br. j. Obst. Gynec. 1997 ;Fev. 104(2) 163-8

[16] Thérapeutique hormonale non contraceptive  proposée à la femme ménopausée.

[17] Pharmaco.  Epidemiol. Drug Sof. 1996 ; sept 5 (5) 315-9

[18] Oral contraceptive and Breast Cancer Review and Meta-analysis, Cancer 66 (1990) 2253-2263

[19] Mayo Clin. Proc. Oct. 2006.  81(10), 1290-1302

[20] Haert and Circulatory-physiology ;2007, Vol :292,n°6

[21] « La tyrannie du plaisir » J-C  Guillebaud  Ed. Seuil 1998

[22] Prescrire 2005; 25 (260):276-280

[23] Pharmacologie 2006-7 Université Pierre et Marie Curie Pr. P. Lechat.

Quelles sont les MST associées à la pilule?

 

L'utilisation de la contraception estroprogestative, chez la femme, augmente le risque de contracter certaines malades sexuellement transmissibles ,par rapport à la femme qui ne prend la pilule. [1]. Pour les infections à chlamydia le risque relatif est de 1,8[2]  soit une augmentation de 80%, chez la femme sous pilule et la fréquence des chlamydia est significativement plus importante chez les femmes utilisant la contraception estroprogestative sans que l'on puisse attribuer ce fait à une conduite sexuelle plus libre. [3]

L'étude de Low confirme une association positive et significative entre la contraception orale les infections à chlamydia et la gonnorrhée,  le risque relatif est de 1,7.

Les femmes, qui prennent l'acétate de médroxyprogesterone, augmentent,  significativement de 60%, le risque d'une infection à chlamydia.(Am J Obstet Gynecol 2001 Aug;185(2) 380-5 Baeten JM)

 

Selon la gynécologue Ellen Grant"Il est bien connu que l'usage de la progestérone à titre contraceptif, par son effet immunosuppresseur double le risque du virus HIV."(La pilule contraceptive Pr H. Joyeux D. Vialard Ed. du Rocher  p;12) Et en d'autres mots, selon  le Pr Luc Montagnier, prix Nobel de médecine pour sa découverte du virus HIV le virus responsable du Sida,  lors d'une interview accordée à Marguarita Rivière et parue le 3 décembre 1996 dans Vanguardia, "Le sida est fils de la pilule contraceptive"

 On observe une augmentation de la séropositivité au virus du sida avec un risque relatif [4] de 3,1 (RR3,1) chez les prostituées prenant[5]la pilule et une association entre la diffusion du virus HIV dans les sécrétions vaginales cervicales surtout après l’utilisation de la pilule.[6]Cette augmentation peut s’expliquer par la présence plus élevée d’un ectropion, une plus grande fréquence d’infections à chlamydia et de candidose, par l’effet immunosuppresseur de la contraception hormonale. Les maladies sexuellement transmissibles (syphilis, chlamydia, herpès,...) générées par la pilule vont permettre l'introduction du HIV en créant des lésions vulnérables. 

L'étude de Heffron  montre une augmentation doublée, statistiquement significative  du risque du virus HIV, avec des injections de progestérone et une augmentation doublée de ce risque, mais non statistiquement significative, avec la contraception orale estroprogestative.(The Lancet Infectiious Diseases 2012; 12:1926)

Alors que notre société propose aux jeunes adolescentes un vaccin contre le papillomavirus ( HPV), elle semble ignorer que la contraception hormonale à elle seul augmente le risque de contracter HPV ![7]

Un implant à base de médroxyprogestérone acétate est associé à une augmentation d’infections à chlamydia  (RR 4)[8] Le partenaire de la femme HIV positive et à qui on a injecté du médroxyprogestérone acétate (Depo-Provera), multipliera par deux le risque de devenir HIV positif.[9]

Les maladies sexuellement transmissibles sont une contre-indication de la contraception d’urgence  type Norlevo.

Les antécédents de MST, la dépression du système immunitaire sont des facteurs de risque de l'herpès génital, or la pilule est associée à ces deux facteurs, c'est dire que la pilule peut induire cet l'herpès, de plus elle peut déclencher sa  récidive. L'herpès néonatal , lui, peut être catastrophique pour le nouveau-né!

De même l'augmentation de l'hépatite B est associée à  la présence de MST ou à l'existence d'antécédentes  MST, la contraception hormonale est contre-indiquée en cas d'hépatite, c'est tout dire! Concernant l'hépatite néonatale, elle pourra être une source de maladies hépatiques chroniques pour l'enfant ou à l'âge adulte.

 

Les cervicites, les maladies inflammatoires pelviennes sont augmentées avec  la contraception hormonale mais aussi avec le stérilet !

Les gynécologues R. Palmer et J. Dalsace  sont réticents «  à appliquer le stérilet à une  nullipare, et même à une femme qui n’a encore eu qu’un  seul enfant à cause, malgré tout,du risque d’une petite infection utéro-tubulaire, qui même vite jugulée par les antibiotiques peut obstruer les trompes. »[10]

A retenir absolument, la contraception hormonale non seulement ne protège pas des maladies sexuellement transmissibles mais les augmente, ce qui aura un impact important sur la fertilité !

 



[1] Sex. Trasm. Dis. 2009 36 (6); p. 336-40

[2] Plusieurs études ont comparé des femmes qui ont pris les hormones contraceptives à celles qui n’en ont pas pris (diaphragme). Les résultats des études sont exprimés par un risque relatif (RR). Par exemple, les femmes sous pilule, qui ont un risque relatif de 1, 8 pour les infections à chlamydia, présentent une augmentation de 80% d’infections à chlamydia par rapport aux femmes qui ne prennent pas la pilule.

[3] Contraception Fertilité Sexualité 1983. p. 719

[4] Le risque relatif (RR) mesure le risque de survenue d'un événement dans un groupe par rapport à un autre groupe. Exemple : Considérons que 10 % des fumeurs ont eu un cancer du poumon, et que 5 % des non-fumeurs ont eu ce cancer .Le risque relatif  est ici égal à 2 (10/5=2). Le risque d'avoir un cancer du poumon est deux fois plus élevé chez les fumeurs que chez les non fumeurs

[5] Oral contraceptives Breast Cancer 1989. p. 126 de M.P Vessey

[6] Lancet ; 1997 ; 350 : 922-7

[7] Cure opin obst gynecol 1993 Décembre 5 (6) 823-8

[8] Sex transm. Dis 2004, 31 : 56-67

[9] Lancet, Infection Diseases, 4.11.2011

[10] La Contraception de J. Dalsace et R. Palmer  Presses  universitaires  de France p :143