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La thrombose veineuse superficielle

La thrombose veineuse superficielle est une pathologie des membres inférieurs, elle est caractérisée par un caillot sanguin dans le réseau veineux superficiel.  Sa fréquence est de 10.8% chez les femmes.

 Il y a un lien entre la thrombose veineuse superficielle et la thrombose veineuse profonde et l’embolie pulmonaire. La fréquence de l’association entre thrombose veineuse superficielle et profonde varie de 3 à 40% et de 2 à 13% entre thrombose veineuse superficielle et embolie pulmonaire. Un épisode de thrombose veineuse superficielle demeure un facteur de risque pour une prochaine thrombose veineuse profonde (risque relatif[1]  10)[2].

 

Les symptômes

Un segment veineux induré, sous-cutané, rouge, chaud, douloureux au moindre contact, siégeant sur une veine jusque là saine ou variqueuse.

 

Les facteurs de risque

La contraception hormonale (RR2,7),  La pilule estroprogestative est contre-indiquée chez les femmes qui ont eu une thrombose veineuse superficielle, les infections, le cancer, l’obésité, l’alitement, l’intervention chirurgicale, les varices[3]

 

Témoignage

« Je prend la pilule contraceptive depuis près de 3 ans. (J'ai 19 ans). Et j'ai de la cellulite et des varices Je suis sure que c'est à cause des pilules... Les hormones trop fortes ou  je ne sais pas (....) L'année dernière je suis allée voir un médecin et elle ma dit que non c’était correcte le dosage...!!!! »  forum au.aufeminin16.06.2006 à 20.7

 



[1] Le risque relatif (RR) mesure le risque de survenue d'un événement dans un groupe par rapport à un autre groupe. Exemple : Considérons que 10 % des fumeurs ont eu un cancer du poumon, et que 5 % des non-fumeurs ont eu ce cancer .Le risque relatif  est ici égal à 2 (10/5=2). Le risque d'avoir un cancer du poumon est deux fois plus élevé chez les fumeurs que chez les non fumeurs

[2] Revue médicale suisse, 26.10.2011, p. 2099.

[3] Les varices qui sont des veines dilatées, tortueuses de la surface des membres inférieurs, peuvent être due à la contraception estroprogestative, à l’hérédité, à des positions debout prolongées…

Le col de l'utérus

La femme examine: 1° sa position, l'ascension du col commence avec le début de la phase fertile; 2° son ouverture, le col commence à s'ouvrir quand la phase fertile débute; 3° sa consistance: celle-ci varie durant le cycle, elle se ramollit progressivement avec l'approche de la fertilité. Voir Le col de l'utérus en image.

Hypothyroïdie

L’hypothyroïdie et la contraception.

La pilule diminue la sécrétion de la thyréostimuline hypophysaire , induit  une hypothyroïdie [1]. Mais une hyperthyroïdie qui se manifeste par un goitre est possible aussi avec la pilule.

 La contraception hormonale, par rapport aux femmes qui ne prennent pas la  pilule, augmenterait aussi  le cancer de la thyroïde de 60% ( Risque relatif1,6)[3],de 234% (Risque relatif2,34 ([4])

L'hypothyroïdie et la fertilité

L’hypothyroïdie subclinique est associée à des fausses couches, à un diabète gestationnel, à une hypertension gestationnelle, à de la prééclampsie, à un accouchement prématuré,  à une diminution du QI chez la progéniture.( BMJ 2014 Oct6:349g 4929)

Avec les hormones thyroïdiennes, le traitement médicamenteux ne parvient pas toujours à rééquilibrer la thyroïde. Ainsi, une femme ayant la maladie d’Hashimoto n’a pas eu d’enfant après six ans d’arrêt de la pilule et a dû se résoudre à une fécondation médicale assistée.

La définition de l’hypothyroïdie

L’hypothyroïdie est due à une diminution de la thyréostimuline hypophysaire (TSH) qui induit une diminution des hormones thyroïdiennes : tri-iodothyronine(T3) et tétra-iodothyronine(T4). Elle est rarement isolée, souvent associée à d’autres insuffisances glandulaires. L’hypothyroïdie serait une affection immunologique.

Les symptômes

La fatigue, l’augmentation du poids, la température du corps est plus basse, l’irrégularité des cycles menstruels, l’aménorrhée, des crampes musculaires, la dépression…  Mais il existe une hypothyroïdie sans symptômes, subclinique. 20%des patientes avec une hypothyroïdie légère développeront par la suite une hypothyroïdie plus marquée. 

Le danger aussi de la contraception hormonale c'est que la régularisation des règles permet de cacher une hypothyroïdie caractérisée par des cycles menstruels qui peuvent être plus espacés. Ainsi, non seulement la pilule peut induire une hypothyroïdie mais entretenir une hypothyroïdie déjà présente et  enfoncer la femme dans cette affection!        

2% des femmes, en âge d’avoir des enfants, sont concernées par l’hypothyroïdie, mais l’hypothyroïdie sub-clinique dépasse  les 2%.

Les facteurs de risque de l’hypothyroïdie

l’insuffisance de l’hypophyse, la tumeur de l’hypophyse (hyperprolactinémie),le diabète de type 1,l’obésité, l’hyperlipidémie, l’hépatite chronique, les maladies auto-immunes, le tabagisme, l’hypertension,  (à noter que les facteurs mentionnés en amont sont associés à  la pilule),

des facteurs génétiques, une carence en iode l …..

Traitements

Médicamenteux par T3-T4.

Selon l'étude de Surks, publiée dans JAMA en 2004, Jan 14;291(2) 228-238, les données soutenant une association entre une maladie subclinique thyroïdienne et le bénéfice d'un traitement , sont peu nombreuses.  L'auteur  recommande de ne pas traiter la maladie subclinique thyroïdienne c'est à dire dont la TSH sérique est < à 10,0 mUI/L.

Cataplasmes d'argile verte sur le cou, 2 ou 3 fois par jour durant un bon mois

Bon à savoir

Le surdiagnostic du cancer de la thyroïde. 560.000 cas en vingt ans! Le cancer de la thyroïde  dit papillaire est celui que le dépistage repère le plus et qui a la plus de chance de ne pas dégénérer, il a moins de 2 centimètres.

Le traitement par des hormones thyroïdiennes à visée amaigrissante peut générer une hyperthyroïdie de même que certains médicaments: Amiodarone...

Un manque d'iode peut être source d'un goitre qui peut être associé à un crétinisme, donc la femme en âge de procréer doit veiller à  une alimentation équilibrée en iode.

Barbara Demeneix, chercheuse au CNRS, endocrinologue experte sur le fonctionnement de la thyroïde, démontra le dérèglement de la thyroïde dû aux perturbateurs endocriniens. Des troubles du spectre autistique, de l'hyperactivité sont associés aux enfants dont les mères ont été contaminées lors de la grossesse par ces perturbateurs.

 

Témoignages

« En ce qui me concerne, 16 ans de pilule (j'ai arrêté il y a 2 ans) et des problèmes de thyroïde (cause hypophyse). Je devais prendre un traitement à vie.Ca m'a bouffé mon quotidien jusqu'à ce que j'en trouve la cause, sans le médecin car pour lui il fallait faire avec. Depuis que j'ai stoppé la pilule, plus besoin de traitement, tout va bien mieux.Ca me fait toujours rire quand la médecine dit que certaines choses protègent de maladies mais finalement en créent d'autres tout aussi graves La pilule c'est comme tout, on ne la prend qu'après avoir étudié la question : nous est-elle adaptée ? Va t-on la prendre régulièrement ? Ne va t-elle pas nous causer des soucis non négligeables ? Nos antécédents ?( ...) Je précise que je suis une pro pilule mais j'estime que sa prescription systématique lors d'une demande de contraception me parait presque irresponsable et en tout cas irréfléchi. J'ai l'impression que les médecins eux même en oublient que la pilule est un médicament ! » Forum doctissimo. Fr. 18.09.2007 à 10.09

 

« J'ai 30 ans. On m'a diagnostiqué une hypothyroïdie de Hashimoto suite à l'arrêt de ma pilule pour désir de grossesse. Je prends du Levothyroxe depuis bientôt 2 ans. La première année après l'arrêt de ma pilule, je n'ai eu mes règles que sous progestatif (…). Après une année, j'ai essayé le Clomid pour provoquer l'ovulation, mais rien ne s'est passé (…)! Le moral est tombé à zéro ! Depuis le début de l'année, je n'ai plus repris de progestatif et j'ai eu un cycle de 115 jours, un de 55 et 1unde 80 jours, tous avec une phase progestative de 15 jours. Mes dosages de TSH ne sont dans les normes que depuis quelques mois seulement peut on tomber enceinte avec des cycles de plus de 50 jours * est-ce un bon signe d'avoir une phase progestative de 15 jours après l'ovulation ? »Forum doctissimo.fr 11.07.2003 à19.35

 

« Je prends la pilule depuis 5 ans. Pendant 4 ans, j'ai pris Mercilon et j'ai grossi de 10 kilos (surtout les 2 premières années): beaucoup de cellulite, l'impression d'être gonflée comme un ballon. Après une multitude d'essais pour perdre ces kilos (…), ma gynéco. m'a conseillé de prendre Jasmine. J'ai encore pris 5 kilos... Alors, après avoir fait une prise de sang pour voir si ce n'était pas un dérèglement de la thyroïde, j'en conclu que ça ne peut être que la pilule qui m'a fait prendre ces 15 kilos. Voici ma question : J'aimerais arrêter de prendre la pilule pour voir si j'arrive à perdre du poids. » Forum.e-sante.fr 25.08.2006 à17.52

 

 «  Je ne peux pas prendre la pilule car a chaque fois cela déstabilisait ma thyroïde, au total j'en ai testé 8 mini, micro et toujours les mêmes problèmes, en fait il faut que tu testes jusqu'a que tu trouves la bonne. Moi j'ai abandonné car ça me gave ».. Forum doctissimo.Fr 6.05.2011 à23.41

 

« Comment ce fait-il que les médecins ne nous disent rien à propos d'une augmentation des besoins en hormones thyroïdiennes lorsque l'on prend la pilule? » Forum. Doctissimo.fr 27.03.2010 à 15.31

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 « J’ai pris quelque chose comme dix à quinze kilos alors que j'étais fine et maintenant je le vie très mal. Passer de 55 a 70 kilos est un choc pour moi, j'ai du changer de gynécologue celle ci a tout de suite été surprise de savoir que durant la prise de deux pilules, je n'avais jamais fais de prise de sang Elle a évoquée un problème de thyroïde qui expliquerait que je me sente gonflée plus que lourde. L’examen sanguin a été fait. Ce que l'on vit n'est pas facile ‘on ne reconnaît plus le corps dans lequel on doit pourtant vivre 24 h sur 24. »Santé médecine comment ça  marche.net 26.mars 2011 à8.20

 

« J'ai pris 10 kg en moins de 6 mois depuis que je prends la pilule, impossible de les perdre, hypersudation, sautes d'humeurs, seins douloureux...très souvent !!! maux de tête... pleins de choses !En fait je ne m'y connais pas du tout en thyroïde... serait-ce ça? J'ai vu un endocrinologue quand j'ai voulu changer de pilule. Il m'a rit au nez !!!!  J'ai rdv chez un gynécologue que je ne connais pas, espérons qu'il soit plus malin ! »

Santé médecine comment ça marche.net.26.03.2011 à 15.31

 

« Je me pose la question de savoir si mon hypothyroïdie ne serait pas due à ma contraception. Mon médecin m'avait déjà dit que la pilule était grande consommatrice d'hormones thyroïdiennes Je voudrais faire pour le mieux pour ne pas solliciter ma thyroïde, est-ce qu'il faut supprimer toute contraception hormonale? Maintenant même les stérilets sont hormonaux. A part l'abstinence, il existe quelque chose ?? »

Forum Doctissimo. Fr. 20.07.2008 à 17.28

 

« Je m'inquiète, avant avec la pilule tout se passait bien et là je veux arrêt pilule, depuis toujours pas mes règles. Test de grossesse sur tests de grossesse, rien....vertiges (pour la 1ere fois de ma vie) de manière répétés et beaucoup de palpitations et de sueurs!!! Je mets ça sur le compte de l'arrêt de la pilule en pensant que mes hormones me jouent des tours!!!Je consulte, prise de sang (la totale). Tout me parait conforme, cependant...orientée vers un ORL voila que ce dernier me détecte une thyroïde très grosse et présence de nodules. Conclusion: goitre et certainement thyroïdien est là (.......) combien de temps peu durer cette période "d'aménorrhée"??? »

Forum Doctissimo. Fr. 4-07-2009 à 14:13.

 



[1] Prescrire ; 2005, 25, n° 259, p. 49

[2] Le risque relatif (RR) mesure le risque de survenue d'un événement dans un groupe par rapport à un autre groupe. Exemple : Considérons que 10 % des fumeurs ont eu un cancer du poumon, et que 5 % des non-fumeurs ont eu ce cancer .Le risque relatif  est ici égal à 2 (10/5=2). Le risque d'avoir un cancer du poumon est deux fois plus élevé chez les fumeurs que chez les non fumeurs

[3] American. J. Epidemiol. 1984, sept, 120 (3)

[4] Eur. J. Cancer Prev. 2003, fev, 12 (1) 63-6

Le préservatif très efficace pour les MST?

Le condom ou préservatif réduirait de 50 % le risque de transmission de la plupart des maladies sexuellement transmissibles[1], de 70% celui  du H.I.V. et de 30 %  celui du HSV,[2] mais ne peut  éradiquer ces virus. Seule l'abstinence couplée à la fidélité pourrait  y aider.

Le préservatif ne donnerait-il pas une fausse illusion de protection des MST? Le préservatif diminuerait le risque du HPV chez la femme. Cependant, certaines études n’ont pas confirmés cette réduction..[3]

Pour le British Medicinal Journal de 2007, «  il est clair que la disponibilité, l'usage correct du condom et l'accroissement de la contraception d'urgence ne conduit pas nécessairement à réduire le taux des maladies sexuellement transmissibles et des grossesses[4]. »

Selon l'organisme "Démographie health Surveys" il existe une relation systématique entre l'accès facilité aux préservatifs, leur usage plus fréquent et le taux d'infection par le virus HIV plus élevé. Cela pourrait être dû en partie au phénomène connu sous le nom de compensation du risque", ce qui veut dire que lorsque l'on a recours à une technologie de réduction du risque comme le préservatif, l'on perd souvent le bénéfice lié à la réduction du risque par une compensation qui consiste à prendre plus de risques qu'on ne le ferait en absence de préservatif. On aura alors plus fréquemment des relations et des partenaires sexuels [5]plus nombreux.

 



[1] I.P.P.F. Médical. Bull; 1991. Oct 25 (5) 34

[2] Arch. Int. Ucol. 2009; 169 (13) 12 33-40

[3] N. Eng. J. Med. 22, Juin 2001;p.2645-46

[4] B. M. J. 2007: 334, 103

[5] N. England J.Med. 2006, 354, 25

Ménopause précoce

La  ménopause précoce, également dénommée"insuffisance ovarienne précoce" est définie par l'arrêt pathologique de l"activité ovarienne avant 40 ans avec pour conséquence une aménorrhée, une perte de la fertilité. Une adolescente peut souffrir d'une ménopause précoce et une femme sur 1000 aurait une ménopause  précoce avant 30 ans, une femme sur 100 aurait une ménopause précoce avant 40 ans.

Les symptômes

sont les menstruations irrégulières, l'aménorrhée,   l'insomnie, les sueurs nocturnes, l'anxiété, la dépression, la diminution de la libido, la sécheresse vaginale, cutanée, la prise de poids.

Au point de vue physiologique,

l'endomètre est atrophié ,après une prise prolongée de la pilule, semblable à celui  d'une femme ménopausée! C'est la même  atrophie qu'on observe après radiothérapie du bassin.

La pilule à l'origine d'une ménopause précoce?

Pour la gynécologue Ellen Grant, l’aménorrhée, après arrêt de la pilule, est multipliée par 3  (Etude RCGP) et elle  peut parfois conduire à une ménopause précoce.

 A contrario, face au constat d’une ménopause précoce, après arrêt de la contraception hormonale, des médecins l’incriminent uniquement à la femme, étant donné qu’elle peut être sujette à une ménopause obscure, la contraception, par le leurre de la régularisation des menstrues, ferait alors office d’écran à la ménopause précoce  caractérisée principalement par des menstrues irrégulières.  Ces médecines n’envisagent donc pas que la pilule puisse générer une ménopause précoce, ni qu’elle puisse enfoncer la femme dans sa ménopause obscure.

En fait, avec la prise de la pilule certaines femmes pourront  subir un vieillissement ovarien accéléré, masqué par les hormones contraceptives. La réserve ovarienne représente la capacité des ovaires à produire des ovocytes de bonne qualité, elle est liée étroitement au potentiel reproductif de la femme. Celui-ci diminue progressivement avec l’âge. La diminution de la réserve ovarienne se traduit par une diminution de la quantité et de la qualité des ovocytes.

Comment évalue-t-on la réserve ovarienne?

Par l'échographie endo-vaginale, le médecin va compter à l'écran  les follicules antraux, c'est à dire les follicules de 2 à 10 mm se situant juste avant le stade follicule mûr.

Un bon marqueur quantitatif  de la réserve ovarienne est l’hormone  anti-müllérienne (AMH)  secrétée par les follicules ovariens [1]. Plus le stock d'ovocytes est faible, plus l'AMH est basse. Quand le taux d'AMH est anormalement bas et quand très peu de follicules sont détectés à l'échographie, on identifie alors une insuffisance ovarienne prématurée.

 Chez les femmes qui prennent la contraception hormonale on a observé une diminution significative de l’AMH [2]c’est dire on ne peut mieux  que la pilule, par l’appauvrissement du stock des ovocytes contenus dans  les follicules, pourrait diminuer  la fertilité féminine, réduire précocement sa vie reproductive. Cet appauvrissement du stock des ovocytes n’a rien d’exceptionnel, il  s’aligne sur la diminution des spermatozoïdes générée par la contraception hormonale masculine à base de testostérone. Seulement, chez la femme la diminution de ses ovocytes est définitive, il lui sera impossible de les récupérer   avec le temps, alors que pour l’homme, la situation est différente, car celui-ci peut reconstituer, après arrêt de sa contraception hormonale, sa concentration  primitive de spermatozoïdes.

La diminution de la réserve ovarienne se traduit non seulement par  la quantité des ovocytes mais aussi par  leur qualité. Le lien entre les paramètres de la réserve ovarienne et la qualité des ovocytes est très débattu aujourd’hui.[3] Certaines études rapportent un lien entre l’AMH et la morphologie des ovocytes.. Ceci pourrait être mis en parallèle avec l’augmentation de l’altération morphologique des spermatozoïdes provoquée par une contraception hormonale à base de testostérone.

Les études

Une étude  sur 833 femmes, âgées de 19 à 46 ans, a été présentée le 30 juin 2014 lors du congrès annuel de l'European Society of Human  Reproduction and Embryology, à Munich, par le docteur Birch Petersen.Comparées aux femmes qui utilisaient un autre moyen que la contraception hormonale, les femmes sous contraceptifs oraux combinés présentaient après ajustement pour l'âge, l'indice de masse corporelle, le tabagisme et l'âge de leur mère au moment de la ménopause, une diminution de 30% du taux d'AMH, un nombre de follicules antraux réduit de 20% et des ovaires entre 29 et 52% plus petits que les autres femmes , surtout chez les sujets les plus jeunes, entre 19 et 30 ans.

L'étude de Kalio (Fertil Steril 2013; 99: 1305-10)  montre  une diminution  significative de l'AMH indépendamment de la voie d'administration de la contraception hormonale.Des réductions significatives d'AMH  ont déjà été détectées après 5 semaines d'utilisation de contraceptifs combinés.

L'étude de Bentzen JG (Reprod biomed online 2012; 25:612-9)  sur 228 utilisatrices de la contraception hormonale contre 504 non-utilisatrices. Les utilisatrices de la contraception hormonale avaient une concentration de 29,8% inférieure d'AMH, le nombre de follicules antraux était de 30,4% inférieure et le volume de l'ovaire 42,2% de moins par rapport aux non-utilisatrices de la contraception hormonale.

Avec l'étude de Johnson LN ( Fertil Steril 13 juin 2014) on observe que l'AMH et  que le nombre de follicules antraux sont plus faibles chez les femmes en bonne santé prenant la contraception hormonale.

Les études de Van Den Berg MH (human Reprod 2010; 25:1250-7) et  de Dolleman (Clin Endocrinol Metab 2013;98:2106-15) constatent aussi une diminution significative d'AMH  chez les femmes qui prennent la contraception hormonale. 

Pour la petite histoire, sachons que dès 1958  Edward Tyler, directeur du planning familial de Los Angeles rapporta lors d'un congrès que de nombreuses femmes arrêtent la pilule à cause des effets secondaires: prise de poids oedème des pieds, des mains, du visage dû à une rétention d'eau, les biopsies de deux femmes montrèrent un changement  inculpant une ménopause précoce.(History of Medecine vol 47 April 2002)

Les facteurs de risque de la ménopause précoce

La chimiothérapie (pour traiter un cancer du sein précoce par exemple),, l’endométriose, les salpingites, les infections virales, le diabète,  les ovaires polykystiques, le tabac, l'alcool,  les affections cardio-vasculaires, le lupus érythémateux systémique, le purpura thrombocytopénique, le dysfonctionnement de la thyroïde, les anomalies chromosomiques, les candidoses récurrentes , la contraception hormonale,[4] laquelle est aussi associée aux facteurs énoncés en amont.  Ces facteurs de risque seront analysés au chapitre : Les facteurs de risque d'infertilité, de maladie.

D'autres facteurs de risque sont  à considérer: les perturbateurs endocriniens, l'hérédité, c'est dire que certaines femmes n'ont pas reçu à la naissance assez d'ovules, elles auront un épuisement prématuré des ovules et la pilule accélèrera cet épuisement. La contraception hormonale  diminuera donc la période de conception. N’avoir jamais utilisé la contraception hormonale dans sa vie va de pair avec une ménopause plus tardive [5]. 

Le traitement

Nous proposons la NaProTecnologie pour restaurer la fertilité après ménopause précoce.

Commentaire

Chez la plupart des femmes en bonne santé ayant pris la contraception hormonale, on pourrait considérer que celle-ci, malgré une certaine diminution de l'AMH et d'un certain nombre de follicules antraux, n'aura pas un impact important sur leur fertilité future.

Par contre, chez les femmes, qui souffrent d'une affection (obésité, fibrome, règles irrégulières...) d'une intoxication (tabagisme, alcoolisme..) d'une hérédité susceptible une ménopause précoce, ne serait-on pas en droit de penser que certaines de ces femmes subiront une infertilité prolongée, définitive ou d'une ménopause précoce après arrêt d'une contraception hormonale prise trop longtemps?

Il est utile de savoir qu'une ménopause précoce,  selon l'étude de Mayo Clinic effectuée sur 2390 femmes, augmenterait de 68% la maladie de Parkinson.( RR significatif 1,68)

 

 



[1] La femme en âge de procréer,  à chaque cycle,  l’un des follicules ovariens  va augmenter de volume puis par son éclatement libérer  un ovocyte. Le nombre des ovocytes est limité chez la femme et il diminue avec son age.

[2] Kallio S. « Antimullerian hormone levers decrease in women using combined contraception » Fertil Steril 2012

[3] Revue Médicale Suisse 23 octobre 2013 ; 9 :1954-8 i. Streuli

[4]The Lancet,  2008, 1, mars : 371 p. 760

[5] Revue médicale suisse 28/7/2011 page 1436