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Les cervicites

La contraception hormonale   et les cervicites

Douze des quatorze études constatent une prévalence doublée ou triplée d'infections cervicales à chlamydia chez les utilisatrices de la  contraception estroprogestative.[1]On observe une association significative entre la pilule et les infections cervicales à chlamydia chez les adolescentes. [2]Après 6 mois ou plus de prise de la pilule, par rapport aux adolescentes qui n'ont pas pris la pilule, le risque relatif[3] est de 2,4.[4] De plus,  la pilule masque les symptômes de la cervicite et des maladies inflammatoires pelviennes, ce qui va retarder un traitement et fragiliser la fertilité.[5]

Avec l’acétate de médroxyprogestérone, on a un accroissement significatif d'infections cervicales à  chlamydia et à gonocoques.[6]

Les cervicites à gonocoques sont souvent associées à une endométrite ou à une salpingite; cela se présente souvent 1 fois sur 3 chez les femmes sous pilule. C'est dire que la cervicite est la porte ouverte aux maladies pelviennes inflammatoires [7].

On observe une incidence élevée de cervico-vaginites par chlamydia associées à la contraception estroprogestative

Définition

La cervicite est une inflammation du col de l’utérus d’origine virale, bactérienne, parasitaire. Les chlamydia et les gonocoques Neisseria sont principalement les bactéries diagnostiquées dans les cervicites. L’endocervicite est une inflammation de l’endocol.

La cervicite peut être asymptomatique ou présenter des  pertes génitales blanches, jaunes ou vertes …[8]

Les cervicites et la fertilité

Les chlamydia peuvent infecter la glaire cervicale constituant alors une cause de stérilité.[9]La cervicite à chlamydia, lors de la grossesse, peut causer des accouchements prématurés, des grossesses extra- utérines, la mort du fœtus.

L’inflammation chronique de l’endocol, due à la cervicite, altèrera la fonction du mucus cervical et cette altération peut être irréversible, ce qui peut provoquer une infertilité due à une glaire peu abondante.

Selon Salim et ses collaborateurs [10] les échecs de la fécondation médicale assistée sont associés significativement à la cervicite.

Les facteurs de risques

Les infections, les avortements, les accouchements, les blessures cervicales provoquées par la chirurgie, la contraception hormonale, l’immaturité du col utérin des adolescentes, qui continue à se développer jusqu’à 18 ans.

 Les jeunes filles avec une rougeur de l’orifice de l’utérus (ectopie cervicale) présentent un risque considérable de cervicite car le tissu ectopique prédispose à l’infection.[11]

 



[1] Martindale the extra pharmacopeia. 13° Edition  p. 1176

[2] J. Adoles. Healt. Care. 1989,  sept 10 (5) 376-81

[3] Le risque relatif (RR) mesure le risque de survenue d'un événement dans un groupe par rapport à un autre groupe. Exemple : Considérons que 10 % des fumeurs ont eu un cancer du poumon, et que 5 % des non-fumeurs ont eu ce cancer .Le risque relatif  est ici égal à 2 (10/5=2). Le risque d'avoir un cancer du poumon est deux fois plus élevé chez les fumeurs que chez les non fumeurs.

[4] Soins de santé J Adolescent 1989; sept 10(5) 371-81

[5] Eur J contraception soins de santé reproduction ; 1998, mars 3 (1)41-3

[6] Sex Trams. Dis ; 2004 Sep 31 (9) 561-7

[7] Gynécologie. Lansa, Lecomte ; 7° éd. Masson

[8] Act. Eur. Fertil ; 1988 ; Mars-April 19 (2) 93-7

[9] Guide de la pratique gynécologique Dr H. Rozenbaum 1991, Ed. Solar

[10] Human reprod.200217 : 337-40

[11] Am. J. Obst. Gynecol 1995, August 173 (2) 534-43

Les grossesses pathologiques

 Les facteurs d’une grossesse à risque sont nombreux et les antécédents d'hypertension, de thrombophilie, d'infections vaginales, cervicales, urinaires, d’affection auto-immunes,  de maladies du système endocrinien … seront source de grossesse extra- utérine, de fausses couches, de prématurés, de prééclampsie…Les chapitres précédents nous ont fait découvrir combien la contraception artificielle, hormonale est liée à tous ces facteurs.

La toxicité provoquée par la contraception pourra dans une certaine mesure être réparée avec le temps, par le  corps de la femme ou par la médecine, mais il pourra toujours rester  pour certaines femmes des séquelles irréductibles  comme l’athérosclérose, la diminution des ovocytes, une ménopause précoce….

 

Dans ce chapitre nous étudierons :

 La grossesse extra utérine   qui  est plus fréquente avec la pilule du lendemain  et  le stérilet.

Avec Les fausses couches nous soulignerons l’induction par la contraception hormonale des Aberrations chromosomiques qui seront éventuellement  une source de fausses couches ou de Malformations congénitales.

Pour La naissance prématurée  nous poserons la question : La pilule, le stérilet sont-ils à l’origine des naissances prématurées?

Le placenta abruptio  qui est une séparation prématurée du placenta de l'utérus.  et  Le placenta praevia qui  est une localisation anormale du placenta  responsable d’hémorragie.

La prééclampsie ou hypertension artérielle gravide La prééclampsie est associée à une augmentation importante d'une délivrance prématurée, à  des morts fœtales, périnatales, à des fausses couches récurrentes,[1]au placenta abrupto. Les femmes qui  ont prise durant 8 ans ou plus, la contraception estroprogestative ont un risque de prééclampsie doublé[2].

Les tumeurs malignes de la gestation

Avec Médication lors de la grossesse nous distinguons, l’automédication lors de la grossesse de la prescription médicamenteuse lors de celle-ci.

Accouchement avec césarienne,épisiotomie toujours utile? Question justifiée, car toute cicatrice sur l’utérus limite les chances d’une grossesse ultérieure.



[1] Eur, J. obst. Gyn. Rep. Biol. 2005, 118 (1) - 61

[2] Contraception 1999 sept 60 (3) 145-50

Le placenta praevia

Le placenta praevia est une localisation anormale du placenta due à une implantation basse, le placenta se forme au niveau de l'extrémité du col de l'utérus dans ce cas, le développement ultérieur du placenta va obstruer le col utérin et être responsable d'une  grave d’hémorragie. Sa récurrence est de 10 à 15% et sa fréquence est de 1%.
Le placenta praevia peut demeurer longtemps sans symptôme, l’hémorragie est indolore, parfois sévère lors du 3ème trimestre de la grossesse.

           Les facteurs de risques

Des anomalies chromosomiques, la thrombophilie, le tabac, les fibromes sous-muqueux, l’endométrite, l’IVG (RR 7 à 15), la césarienne (notons que tous ces facteurs sont liés à la contraception hormonale), la fausse couche spontanée, le curetage, la  grossesse multiple, l’âge de la mère, les antécédents de placenta praevia.

           La grossesse avec placenta praevia.

Il y a grand risque de prématurité du fœtus, de ralentissement de sa croissance. Selon les sources, il y a de 2 à 20% de mortalité. Parfois, il y a mort de la mère.

           Le traitement

Césarienne, transfusion sanguine…

La Phlébite  ou thrombose veineuse profonde

La contraception hormonale estroprogestative et la phlébite

La pilule augmente le risque des phlébites[1]et ce risque n’est pas relié nécessairement à la durée de la prise de la contraception. Chez les jeunes filles, l’accroissement du risque peut apparaître 4 mois après sa prise.[2]

Le risque absolu  de phlébite,  chez la femme sans contraception estroprogestative, se situerait entre 15 et 25  évènements par pour 100.000 femmes par an, il est  multiplié par 6 si la femme est sous contraception hormonale.

  Selon l’étude du British Medicinal  Journal de 2009[3], les pilules de deuxième  génération, à base de lévonorgestrel  présenteraient  un risque relatif de 3,6  soit 36 cas pour 100.000 femmes, par an. Les pilules de troisième  génération à base de gestodène auraient un risque relatif[4] RR de 5,6 et celles à base de désogestrel un RR de 7,3 le risque absolu serait donc de 73  cas pour 100.000 femmes, par an. Le progestatif, cyprotérone acétate, prescrit pour l’acné, multiple par18 le risque de phlébite  par rapport aux femmes qui ne le prennent pas ![5]

La contraception oestroprogestative multiplie par 35  le risque de phlébite chez les femmes porteuses  de la mutation de Leiden[6]et par 86 les femmes qui ont les  mutations de Leiden et de la prothrombine,[7] Pour les femmes sous pilule porteuses de la mutation de Leiden, le risque absolu serait de 3 cas de phlébite pour 1.000 femmes par an ![8]

Il y a aussi un risque d'accident vasculaire cérébral (AVC), dont on ne parle que  rarement et qui est multiplié par 2 chez la femme sous contraception hormonale soit 5 AVC par an pour 10.000 femmes  et  qui est particulièrement augmenté chez la femme possédant la mutation génétique de la prothrombine [9],  la mutation de Leiden ![10]

Avec l'étude d'Ida Martinelli, publiée en 1998 par N Eng J Med,  il y a un haut risque de thrombose de la veine cérébrale chez les femmes porteuses de la mutation de la prothrombine et les femmes utilisatrices de la contraception orale.

Les contraceptifs estroprogestatifs, selon  un rapport de l’Agence nationale du médicament, entraîneraient, par an, plus de 2500 accidents thromboemboliques veineux, responsables de 20 décès prématurés. Cependant, selon le Pr. Jean François Bergmann, ancien président  de la commission des autorisations  de mise sur le marché des médicaments il y aurait une sous notification  très[11] importante des thromboses déclarées, il faudrait multiplier probablement  par 100 le nombre des  thromboses veineuses et des décès recensés,  dans la base des données de la pharmacovigilance du médicament. 

Un document  montre que dans un même CHU, sur 47 accidents cardio-vasculaires graves dont deux décès, potentiellement liés à la prise d'une pilule contraceptive, seuls 3 cas, dont aucun des décès, ont été déclarés aux autorités compétentes ! Survenus en l'espace de 14 ans, les 47 cas qui auraient dû faire l'objet d'un signalement (embolie pulmonaire, thrombose veineuse profonde ou accident vasculaire cérébral) ont été observés chez des femmes âgées de 15 à 25 ans et prenant des pilules de toute génération ainsi que Diane 35. Toutes ces femmes avaient été hospitalisées dans le CHU concerné entre 1998 et 2012.[12] 

Selon l'enquête du  Journal des femmes de février 2013, 56% des femmes sondées déclarent" ne pas avoir été informées des risques liés à la pilule au moment de la prescription."

Fin de l’année 2012, l’augmentation du risque  de thrombose veineuse profonde  dû principalement aux pilules de troisième génération a renouvelé un grand  débat dans notre société et le monde médical. Celui-ci se défendit en arguant que les études étaient entachées de biais.

Certains médecins ont prescrit des pilules de troisième  génération parce que selon eux celles-ci  seraient mieux tolérées par les femmes.Cependant, entre 2000 et 2004, une étude a comparé, par type de pilule contraceptive, la fréquence des symptômes rapportés (gain de poids, nausées, sensibilité des seins, la fréquence inférieure de périodes menstruelles, saignements, périodes douloureuses et lourdes, les jambes gonflées). Cette étude n'a trouvé aucune diminution  dans la déclaration des symptômes avec l'utilisation de la pilule  de 3° génération par rapport à la 2° génération.(Moreau obstetrics & gynecol Juin 2007 ,109, N°6,:1277-1285)

L'endocrinologue et professeur Jacques Young ne sait"comment expliquer la prescription massive, par les spécialistes, de médicaments plus coûteux, les pilules de 3ème et4ème génération, en l'absence de tout bénéfice médical démontré, alors que simultanément le risque d'accident thromboembolique était supérieur? Cette réalité n'a pas de fondement médical rationnel et suggère que les médecins spécialistes sont plus sensibles à la communication des services de marketing des laboratoires commercialisant ces pilules qu'aux messages de bonne pratique (...) médicale. La mise en condition de ces spécialistes a été majorée par le rôle d'un certain nombre de leaders d'opinion (...) qui dans le domaine de la contraception orale ont véhiculé toute une série d'opinions non démontrées et dont il est facile de suspecter qu'elles sont suscitées par des liens d'intérêt."(Louvain Médical 2014 133 (3) 126)

Pour en savoir plus,  sur la pilule de 3° génération.

 Soulignons qu’un médicament mieux toléré ne signifie pas pour autant qu’il soit sans danger, sans  effets secondaires toxiques, à court ou à long terme.[14]De plus, une pilule mieux tolérée conduit la femme à s’intoxiquer insidieusement et plus longtemps, ce qui n’est évidemment pas nécessairement un bienfait.

Selon la Food and Drug Administration("Clarinex Letter " 14 décembre 2006) le patch contraceptif EVRA, par rapport aux contraceptifs estroprogestatifs oraux courants,  expose à un risque de thrombose veineuse profonde  environ 2 fois plus élevé.(le risque relatif est estimé à 2,4) dû à des taux d'estrogènes  libérés nettement supérieurs comparés à ceux d'une pilule classique. Pour en savoir plus.

 

La contraception progestative et la phlébite

 Pour une certaine médecine, les progestatifs de synthèse ne sembleraient pas majorer le risque de thrombose veineuse profonde, mais cela ne serait  pas définitivement prouvé ![15]

Cependant, selon le dictionnaire Vidal de 1998, les progestatifs normodosés (Orgamétril, Primolut-Nor)  ont une contre- indication officielle, lors d’antécédents de phlébite, d’accident vasculaire cérébral. Pour les progestatifs minidosés, Vidal ne donne pas de contre- indication officielle.

La  firme pharmaceutique qui a mis sur le marché la spécialité Cérazette à base de Désogestel contre indique absolument,  sa spécialité après phlébite.

Le risque relatif de phlébite est  significativement multiplié par trois avec un progestatif de troisième  génération seul.[16]

Pour Barsoum, les résultats de son étude suggèrent une augmentation importante  du risque  de TVP[17]et pour Lidegaard,  il y a un risque relatif  non significatif de 2,95 de TVP lié  uniquement aux progestatifs.[18]

Il y a une augmentation du risque de phlébite  avec l’acétate de médroxyprogestérone.[19]

 De même Vasilakis estime un risque relatif  de  phlébite, dû à  la contraception d’urgence, de 5,3.[20]La contraception d’urgence « Norlévo » véritable  bombe hormonale, porteuse de tous les risques, est à base de 1,5 mg de lévonorgéstrel, un progestatif de synthèse.  En France et en Belgique, Les sujets jeunes peuvent obtenir étonnamment cette contraception sans ordonnance avec une dose énorme de 1.5 mg à prendre dans les 12 heures ! pourtant pour se procurer la spécialité Microlut à base aussi de Lévonorgestrel, la femme aura, à juste titre, besoin d’une prescription pour 'une dose de 0.03 mg par jour soit une dose 50 fois moindre !

Commentaire:La jeune femme prenant Norlevo est donc livrée à elle-même,  peut s’empoisonner en toute sérénité ne réalisant pas  toujours la toxicité de cette contraception.

Plusieurs pays ne l’admettent pas parce qu’ils pensent que la contraception d’urgence est abortive.[21]

Concernant la contraception d’urgence, le gynécologue au CHU de Tours, Philippe Anthonioz s’étonne car  « l’autorisation donnée par les pouvoir publics de vente libre en pharmacie (…) suppose de retirer ce produit de la liste des substances vénéneuses (…) il y a là une brèche dangereusement ouverte dans le contrôle de la santé publique. » [22]

Le risque de phlébite est augmenté chez les femmes sous contraception hormonale , affectées  de drépanocytose. (Austin Am J obstet Gynecol 2009, 200:620.  Naik Am J Med 2013; mai ,126 (5) 443-9.)


Définition de la phlébite

La phlébite est une thrombophilie due à un caillot dans une veine de la jambe ou de la cuisse, le caillot peut transiter jusqu’à l’artère pulmonaire et entraîner une grave embolie pulmonaireLa phlébite est fréquente et son diagnostic est souvent difficile.

Une page d'histoire

Très tôt le monde médico-pharmaceutique pris conscience  du risque thromboembolique lié à la pilule.

En 1961, la société pharmaceutique Searle  réunit un dossier de 132 rapports de thrombose et d’embolie pulmonaire dont 11 cas de décès, dû à la prescription de sa pilule Enovid, cependant pour la FDA, cette pilule fut considérée sans danger !

En 1963  aux États-Unis, 400 rapports  thromboemboliques avec 27 décès dus à une embolie pulmonaire furent publiés.

En 1966, la spécialité Lindiol 21 avait dans sa notice, comme contre indication de sa prescription, les antécédents de thrombophlébites mais  la spécialité  Anovlar ne l’a pas encore dans sa notice !. 

 

Les symptômes de la phlébite

 Une douleur et/ou gonflement d’une jambe peut évoquer une phlébite. Les jambes sont lourdes, pesantes, douloureuses, l’œdème peut être faible ou très important, on peut avoir des douleurs articulaires, une fièvre modérée, les veines superficielles deviennent proéminentes avec une décoloration spécifique de la zone affectée, le pouls est accéléré.

La phlébite est une affection, qui  se complique souvent dans 75% des cas à long terme. Il s’agit d’une maladie post thrombique avec œdème, ulcères, dermites, maladie qui peut apparaître deux à trois  ans après l’épisode aigu.

 

Les facteurs de risque de la phlébite

L’âge, les opérations chirurgicales, les varices, la mutation génétique de la prothrombine (RR 5 à 58), le facteur V de coagulation, appelé mutation de Leiden (RR7), les progestatifs de synthèse, la contraception hormonale estroprogestative (RR 6)), l’obésité (RR 1,5), le lupus érythémateux systémique, les maladies chroniques de l’intestin,   la grossesse (RR 10), le tabac , selon  la méta analyse PLoS 2013;10e1001515 (RR1,1 à 1,17 pour les anciens fumeurs), la drépanocytose.

La mutation Leiden du facteur V est une anomalie génétique de la coagulation, cette mutation est présente chez plus ou moins 5 % des femmes européennes. (En France, 250.000 femmes sous pilule  auraient cette mutation !) Le test de son dépistage est basé sur la recherche d’une résistance à la protéine C activée. Il s’agit d’un test de laboratoire simple et peu coûteux. Un résultat négatif exclut la présence de la mutation Leiden du facteur V. Un test positif justifie une analyse génétique de confirmation, analyse beaucoup plus coûteuse. Le médecin ne fait pas systématiquement la recherche de cette anomalie lors de la prescription de la pilule pour des raisons économiques. Donc, de nombreuses femmes ne sauront  pas qu’elles sont susceptibles de faire une phlébite, car on n’aura  pas effectué les analyses nécessaires pour identifier les facteurs génétiques initiateurs de thromboembolie!

Plus ou moins 4% de la population européenne serait aussi  porteuse de la mutation de la prothrombine.

 

La récurrence de phlébite

La récurrence de phlébite est faible après chirurgie, mais élevée s’il n’y a pas de cause apparente ou quand il y a un risque permanent chez la femme avec une histoire de phlébite. La récurrence varie d’un individu à l’autre et la prédiction de la récidive chez les patients pris individuellement est une gageure.

Après un premier épisode de phlébite, le taux de récurrence chez les femmes qui ne prennent pas  la contraception estroprogestaive est de 1.3 % et de 2.8 % chez les femmes sous  cette contraception [23]. Ainsi La pilule multiplierait par 2 le taux de récurrence de phlébite.

Le Dr. Bill Rae, chirurgien cardio-vasculaire, rapporte des cas de thrombophlébites persistantes, récidivantes et les femmes qui ont le plus de difficulté à guérir sont celles qui ont pris la pilule durant des années.[24]

 

La phlébite durant la  grossesse

La thrombose veineuse profonde n’est pas rare durant la grossesse et, elle constitue la première cause de décès maternel, au cours de la grossesse et du post partum. Le risque récurrent de thrombose veineuse profonde  durant la grossesse est élevé et il est augmenté significativement dès la 28ème semaine de grossesse (RR7). Il y a une augmentation possible des fausses couches, d’accouchements prématurés,  de retard de croissance in utero source de mortalité néonatale non négligeable.

 

Ses facteurs de risque :

Les antécédents personnels de TVP (RR 3,5[25]), la pilule prise antérieurement,  le diabète, la  mutation de Leiden, l’obésité, le lupus érythémateux systémique, les maladies inflammatoires  chroniques de l’intestin, la prééclampsie, les infections, le tabac,  la procréation médicale  assistée (RR4,4),  l’avortement, la césarienne, les varices, l’âge….

Une étude française,[26] réalisée du 1° janvier 2003 au 31 décembre 2004, sur 10.927 accouchements, dont 42.8% des femmes n’avaient pas encore eu un enfant, présenta 19 cas de phlébite. Les principaux antécédents liés à ces cas étaient : la contraception estroprogestative avec 11 cas sur 19 (soit 57.8%), les varices 8 cas sur 19 (soit 42.1%), l’infection 3 cas sur 19 (soit 15.7%), l’alitement prolongé 5 cas sur 19 (soit 26.8%), les fausses couches 5 cas sur 19 (soit26.8%).

Notons que dans cette étude, on ne comptabilise pas de phlébite inhérente à une thrombophilie héréditaire. Le fait que les varices ont aussi comme facteur de risque la contraception estroprogestative, souligne, on ne peut mieux,  l’impact  de celle-ci, dans la genèse d’une phlébite lors d’une grossesse.

 

La contraception hormonale prise antérieurement

Dans le débat actuel, concernant l’augmentation du risque de phlébite avec les pilules estroprogestatives, les médecins, d’une façon récurrente, soulignent que le risque  relatif de phlébite, à attribuer  à une grossesse,  serait  plus élevé que celui généré par les hormones contraceptives,  mais  ils ont soin de ne pas  souligner l’augmentation du risque à attribuer aux antécédents  personnels de phlébite initiés par la pilule. En effet, la prescription de la contraception hormonale augmente non seulement le risque de thrombose veineuse profonde avant la grossesse, mais aussi sa récurrence éventuellement  durant  la grossesse installée. Le risque de thrombose veineuse profonde de la grossesse (RR10)  devrait donc  être multiplié par le risque des antécédents personnels de thrombose veineuse à attribuer à la contraception hormonale (RR3.5).

Les antécédents de TVP, induits par la pilule, peuvent donc avoir un impact négatif sur la grossesse et nous montre clairement que l’équilibre de la stase sanguine ne serait pas rétabli aussi tôt après arrêt de la contraception hormonale!

 

La prévention, le traitement

Impérativement un examen sanguin, un bilan de la thrombophilie (mutation de Leyden, de la prothrombine….) doit être effectué chez toute jeune fille, femme qui demande une contraception hormonale.

Des anticoagulants, des thrombolitiques diminueraient le taux de récidive, cependant après arrêt du traitement anticoagulant le taux de récidive est de 17,5 % après 2 ans, de 24,6 % après 5 ans et de 30,8 % après 8 ans.


Témoignages douloureux, pathétiques

La Suisse a été choquée en apprenant par la télévision qu’après 3 mois de coma artificiel, une jeune fille de 16 ans se retrouvait lourdement handicapée : peu de temps après avoir commencé à prendre la pilule, elle a fait une embolie pulmonaire. En cause, la pilule Yasmin, équivalent français de Jasmine : cette pilule estro-progestative combinée, minidosée monophasique dite de quatrième génération.Il faut voir, entendre absolument le témoignage de la maman de Céline Pfleger, suite au reportage d’Isabelle Ducret du magazine Temps Présent, lors de l’émission de  la Radio Télévision Suisse du 8 décembre 2011. Il suffit de rechercher sur le Web « Attention cette pilule peut  nuire à votre santé »

La famille de Céline attaqua en justice le fabriquant, la firme Bayer, lui reprochant un manque d'information quant aux risques liés à la pilule Yasmin. Le tribunal fédéral suisse  classa le scandale de Yasmin , selon ses juges,  la responsabilité de Bayer n'est pas engagée, car, dans le cas d'un médicament, signaler des risques, dans la notice attribuée aux médecins mais pas dans celle attribuée aux patients, n'est pas critiquable. Le patient ne possède généralement pas lui-même les compétences nécessaires à l'appréciation correcte des dangers!

Commentaire : Le médecin est, dans sa notice professionnelle, averti d'un risque thromboembolique multiplié par deux avec la prescription de Yasmin,  par rapport à une pilule de 2ème génération. Il faut vraiment prendre les  femmes pour des débiles si on les considère incapables de comprendre, une fois  informées dans la notice patient, d'une augmentation d'un risque thromboembolique doublé par rapport à une pilule de 2ème génération!  En fait moins la patiente sait, mieux cela va, mieux elle est sous tutelle!

 

En France, une jeune femme de 25 ans,  Marion Larat, accuse la pilule de troisième génération la pilule Méliane, fabriquée par le géant pharmaceutique allemand Bayer, d'avoir provoqué son accident vasculaire cérébral. C'était en 2006 et elle se trouve depuis lourdement handicapée à 65%. La jeune fille tombée dans un coma de trois jours, s'en est réveillée hémiplégique et aphasique. Elle subit neuf opérations au CHU de Bordeaux, et des mois de rééducation. Elle restera épileptique. Ce n'est qu'en 2010 qu'un gynécologue lui dira l'origine de son accident: la pilule Méliane. Marion Larat, aujourd’hui, en appelle d'abord à toutes les jeunes filles qui pourraient subir le même sort qu'elle. « Qu'à la fin, cela ait un écho pour elles. Il faut arrêter de dire que la pilule c'est super, c'est chouette. Ça peut aussi mener à la mort, à l’AVC.»

Voyer son témoignage, donné dans le reportage d'Envoyé spécial du 16 avril 2013

Elle avait la mutation V de Leiden et l’ignorait. «Il n'a jamais été proposé à Marion un dépistage de facteur de coagulation avant la prise de la pilule. Le protocole veut aussi qu'on lui demande ses antécédents familiaux et ça n'a pas été fait», regrette son père, rappelant qu'elle est aujourd'hui «épileptique, aphasique et handicapée à 65 %.Son quotidien est un cauchemar : elle est fatigable au dernier degré, souffre de crampes. Elle vit seule depuis un an, avec une personne qui vient l'aider»,

Marion a fait son AVC seulement 3 mois après avoir commencé à  prendre Méliane mais elle Marion insiste, aujourd’hui, pour qu'on alerte les jeunes filles qui ont cette anomalie génétique et qui, vraisemblablement, ne le savent pas. « J'ai appris, révèle-t-elle, que 8 % des femmes ont la même anomalie. Donc j'ai compris que d'autres étaient mortes, que d'autres allaient mourir. »

 

Charlotte de Porter est morte d’une thrombose veineuse profonde à 17 ans après prise de Diane 35 pour traiter son acné.[27]

 

« Le 29 Octobre 2011, notre fille est décédée à l’âge de 18 ans et demi des suites d’une embolie pulmonaire massive; (..). Elle ne fumait pas, ne se droguait pas (..). A ce jour, seule la prise de la pilule contraceptive Jasminelle depuis Juillet 2010 (1an & 5 mois) est reconnue comme le déclencheur de cette embolie pulmonaire massive. En effet (..) les résultats d’analyses de sang réalisées sur la Famille après le décès de notre Fille n’ont montré aucune trace de « facteurs aggravants » liés à une embolie pulmonaire. Quelle ne fut pas notre stupeur d’apprendre aux urgences « la dangerosité » de la pilule! Qu’elle pouvait tuer une personne en pleine forme ! C’est notre médecin traitant qui a prescrit en Juillet 2010 la pilule Jasminelle à notre Fille (17 ans). Il lui a donné  sans ordonnance de prise de sang. Une première alerte est apparue Mi-décembre 2010 ; notre Fille venait de monter rapidement un escalier et s’est trouvée très mal : évanouissement, cherche sa respiration, puis finalement reprend connaissance. L’échographie du cœur avec un « examen » chez le cardiologue, et l’analyse de sang, demandés par le médecin traitant, n’ont donné aucune explication à ce malaise. Une deuxième alerte est apparue 2 jours avant son décès; elle courait pour rattraper un bus et est rentrée à la maison très essoufflée. Diagnostic du médecin : Asthme. Il n’a jamais pensé aux caractéristiques aggravantes de la pilule !

-         Nous sommes consternés de voir le manque d’information du corps médical sur ce sujet, il faut aller aux urgences pour que l’on vous parle des caractéristiques néfastes de la pilule, mais là il est trop tard ! Aucun médecin et gynécologue n’ont dit à mes filles que la pilule pouvait tuer. Est-il normal d’autoriser la vente d’un médicament dont on sait qu’il a des risques mortels sur des personnes non malades?  »  06.02.2012.-                 

-         Avertissement : Une difficulté soudaine ou non de respirer, une douleur thoracique aiguë,  un accès de toux soudain peut évoquer une embolie pulmonaire.

 

" J'ai 30 ans (hygiène de vie top) et j'ai fait un accident vasculaire cérébral un AVC (par chance j’ai juste perdu une partie de ma vue sur l'oeil gauche) il y a 6 mois en juin à cause de ma pilule estroprogestative de 3ème génération qui m'empoisonnait depuis 10ans à mon insu (…). Sur la mienne (j'avais choisi la meilleure, la plus chère et non remboursée) on n’avait pas 10ans de recul et maintenant les statistiques tombent et c'est affolant. Je ne parle même pas de ce que me dit une amie qui travaille dans un grand labo et qui me raconte les statistiques négatifs des femmes ayant pris la pilule et qui sont à moitié stériles et doivent prendre un traitement pour tomber enceinte Moi après mon AVC j'ai été virée et je me suis dit que je profiterais de ce temps pour faire un enfant mais non ma gynéco m'a expliqué que je devais attendre car un boom hormonal était un risque de récidive et que quoi qu'il arrive faire un enfant pour moi serait un risque à surveiller pour ma vie."

France inter a dévoilé des études scientifiques américaines et suédoises dans une émission il y a un mois, étude catastrophique au sujet des nouvelles pilules et les médecins recommandent de rester sur des secondes générations micro dosé sans oestrogène car les nouvelles générations entraînent des risques anormalement élevés pour les femmes.  http://www.franceinter.fr/emission [...] h-14112011

" Faites attention car on nous cache bcp de choses   Je ne  suis pas du genre à témoigner mais aujourd'hui ma vie a changé, je suis sous anticoagulant et j’ai  peur de la récidive et surtout avoir un enfant et être enceinte était un rêve et je sais aujourd'hui que qd je serais enceinte ce sera 9 mois de peur de la récidive et de la mort. »Forum. France5.fr 9.12.2011 à 11.00 sujet4539

Avertissement : Tout mal de tête inhabituel, prolongé et sévère, perte soudaine, partielle ou complète de la vision, diplopie,  difficulté d’articulation ou aphasie, vertige, collapsus avec ou sans crise épileptique, faiblesse musculaire ou engourdissement net affectant soudain un coté ou une partie du corps, troubles moteurs pourraient évoquer un accident vasculaire cérébral.

 

 « J’ai 20 ans et en juin dernier j’ai fait un AVC. La cause ? La pilule contraceptive. Comme beaucoup, j’avais lu sur la notice qu’il pouvait y avoir des risques thromboemboliques pour les femmes qui fument, mais ce n’était pas mon cas. Je ne fumais pas, ne buvais pas, pas d’antécédents familiaux et une bonne hygiène de vie. Tout a commencé par un mal de tête persistant. Au bout d'une semaine, (…) nausées. J’ai beaucoup vomi, puis j’ai commencé à avoir des propos incohérents : j’étais persuadée que ma petite sœur était morte,(..). On m’a donc emmenée aux urgences où l'on n'a d'abord pas voulu me prendre en charge, croyant que j'avais simplement trop bu.  Finalement, une prise de sang et un scanner plus tard, ils se sont rendu compte que je n’étais pas saoule et qu’il y avait un problème : j’avais un saignement au cerveau (une thrombophlébite cérébrale). Un caillot de sang avait bouché une veine de mon cerveau, le sang qui ne pouvait pas circuler s’est alors écoulé dans ma boîte crânienne, créant une pression intracrânienne trop élevée qui engageait mon pronostic vital. J’ai été transférée dans un des plus grands hôpitaux d’Europe, pour y être opérée en urgence.  On m’a ouvert le crâne pour y placer un drain externe qui enlevait le surplus de liquide. Cette opération n’était pas sans risque : je risquais une mort cérébrale ou un handicap à mon réveil. Fort heureusement rien de tout cela n’est arrivé, l’opération a fonctionné et je me suis réveillée sans presque aucune séquelle. J’avais quand même la jambe gauche paralysée : j'ai dû faire de la rééducation et réapprendre à marcher. J’avais aussi de gros troubles de la mémoire immédiate. Mais au mois d'août, j'avais retrouvé ma jambe et mes problèmes de mémoire avaient disparu. Les médecins ont conclu que la pilule était à l’origine de mon AVC car les œstrogènes qu’elle contient favorisent la formation de caillots sanguins. Ils m'ont dit aussi que je n’étais pas une personne à risque : pas de facteur génétique du type facteur V de Leiden et je ne fumais pas. Seule la pilule pouvait me provoquer cela. Cela m'a beaucoup choquée : j’avais lu sur la notice que le risque d'AVC ne concernait que 6 femmes sur 100 000 par an et je m’étais dit que ça ne m’arriverait jamais. Que c’était « pour les autres »! (..) Moi, c'est un médecin généraliste qui me l'avait prescrite : il ne m’avait pas demandé si j’étais migraineuse et elle était beaucoup trop dosée. .. »www.psycologies.com Claire février 2002

Commentaire : Le risque  relatif (RR)d’AVC est  3.26[28] en cas de contraception hormonale, ce qui correspond à un risque annuel de 1 AVC  attribuable à la pilule  pour 10.000  femmes et le risque relatif d’AVC est de 10 avec  la pilule contenant du désogestrel.[29]

 Le risque relatif d’AVC chez  la femme  hypertendue ou diabétique est de 5, il est  augmenté en cas de prise de pilule.

La femme migraineuse  présente un risque relatif d’AVC de 3,0, ce risque est  4,66  avec la prise des hormones[30]!

La femme qui fume  a un RR de 2,5 pour l'AVC[31].

La femme migraineuse sous pilule  et qui fume augmentera donc fortement le risque d'AVC si l'on veut bien additionner les risques relatifs.

 Soulignons  que les facteurs de risque que nous venons d’évoquer sont une contre indication   de la prise  de la contraception hormonale, contre indication qui n’est pas respectée.

 

"Sonia a 30 ans, elle est diabétique, fume, prend la pilule, présente et  un surpoids, soudainement elle est à bout de  force, essoufflée, ses mouvements sont ralentis, elle ne comprend pas ce qui lui arrive. Après plusieurs consultations, on lui prescrit des antibiotiques, on pense à une appendicite ! Le temps s’écoule, après 3 mois,  un cardiologue diagnostique que Sonia a fait un infarctus du myocarde ,72 % de son muscle cardiaque est nécrosé ! Sonia s’inquiète des séquelles de son accident cardiaque, elle perd son emploi, prend une préretraite, demande une aide sociale. Sa santé se dégrade rapidement, elle a la hantise de la mort, a peur de mourir...."  ARTE 17 septembre 2013 Monika Kirschner ; Les maladies ont-elles un sexe ?

Avertissement : Une douleur thoracique qui serre, une sensation de lourdeur pourrait faire penser à un infarctus du  myocarde (IM). Cependant, le diagnostic d’IM peut être retardé parce que chez la femme, par rapport à l’homme, les symptômes peuvent être plus  diffus, moins oppressants. La pilule n’aurait jamais dû être prescrite à Sonia qui présentait 4 facteurs de risque d’infarctus du myocarde.[32]

La contraception hormonale a un risque relatif de 5 pour l’IM, elle  présente un risque annuel d’IM  de 0,003 pour 1000 femmes traitées avant 35 ans et de 0,03 pour 1000 après 35 ans, ce risque relatif est de 10, si la femme fume avec la pilule[33].

 Le risque relatif d’IM est en cas d’association hypertension artérielle plus contraception hormonale serait de 13.

D'autres témoignages sont donnés sur :www.avep-asso.org

 



[1] Lancet ; 1994 ; 344 :1453-57

[2] Drug Safety; 2002 (13) ; 896

[3] B.M.J. 2009 ; 339 Août : b 29.21

[4] Le risque relatif (RR) mesure le risque de survenue d'un événement dans un groupe par rapport à un autre groupe. Exemple : Considérons que 10 % des fumeurs ont eu un cancer du poumon, et que 5 % des non-fumeurs ont eu ce cancer .Le risque relatif  est ici égal à 2 (10/5=2). Le risque d'avoir un cancer du poumon est deux fois plus élevé chez les fumeurs que chez les non fumeurs

[5] Rosendaal Fr J thromb Haemost ,2003 ;1 : 371-80

[6] Lancet, 1994; 344 :1453-1457 ; collège national de chirurgie et de médecine vasculaire N° 135 TVP et EP.

[7] Mohlajée Contraception, 2006 ; 73 (2) 166-78

[8] Lancet 1994 ; 344 1453-7  Vandenbrouke JP

[9]  BMJ 1998 ; 316, 589-92

[10] Stroke ; 1985, 16 ; 199-213

[11] News letters, Pratique Médecin N° 5, février 2013 CPAM Aude

[12] Le monde  14 janvier 2013

[14] Les anthracyclines sont relativement bien tolérées mais, sont les médicaments les plus toxiques pour le cœur. L’ipilémumab  est généralement bien toléré, mais peut provoquer chez 10 à 15 % des patients des effets hépatiques graves.

[15].Jude laboratoire d’hématologie, hôpital Cardiologie CHRU ; Lille

[16] Contraception 1996 ; 54 : 5-13

[17] Thromb. Res 2010 ; 126 :373-8

[18] Lidegaard Contraception 2002 ; 65 :187-96

[19] Arterioscler. Thromb. Vasc. Biol. 2010 ; 30 : 2297-300

[20] The Lancet 1999 ; 345 :1610-11

[21] Folia pharmaco thérapeutica 1999. 26 (2) 13 ; Prescrire en 1995. 15 n°148 p.29. 

[22] La Libre Belgique 2001. 06.06

[23] Jama 2006 ; 18 – 293 (19) ; 2352-61

[24] « Amère pilule »Dr. Ellen Grant p. 109

[25] Dr Conard, journée nationale CNGOF, thrombose et reproduction, table ronde 2011.

[26] La lettre du gynécologue N°  322 ; mai 2007 : Maladie thrombœmbolique et grossesse.

[27] www.dailymail.com

[28] Dug Safety 1999 ;jun 20 (6) 467-473

[29] Arznei- Telegramm 1991;(9)74  U. Moebius

[30] Médecine et hygiène 2390 1 mai 2002 p :908

[31] Prescrire 2001 ; N° 221 ;page 695

[32] La femme qui fume a un RR d’IM de 13.6 si elle prend la pilule et la femme diabétique a un RR de 17.4 d’IM avec la prise de la pilule, la femme obèse, elle  multiplie de 50 % son risque IM sous pilule ( N E J M ;vol. 345 N° 25 20 Déc.2001 p :1791)

[33] Prescrire mars 1998 N°182 ; p :207

 

L'asthme

L’asthme et la contraception hormonale

 

Les femmes qui prennent la pilule ont davantage d’asthme. Après l’élimination des biais de confusion dus au tabac, à l’âge, à l’indice de masse corporelle, aux menstruations irrégulières, le risque relatif est de 1,42.

Il y a une relation significative entre la contraception hormonale et l’indice de masse corporelle et pour les fem mes qui ont un indice de masse corporelle supérieur à 25kg/M le risque relatif d’augmentation de l’asthme est de 1,91. A contrario, on n'observe pas une augmentation de l'asthme chez les femmes maigres[1]

Avec les hormones contraceptives, l'équilibre hormonal peut être rompu et des femmes sensibles à l'histamine peuvent subir un excès d'histamine (histaminose)  ou une diminution de celle-ci et cela en fonction de l'équilibre hormonale propre à chaque femme.

La fréquence de l’asthme

due à la pilule serait inférieur à1/1000[2].

L’asthme et la grossesse

Une étude a établit une relation entre la pilule prise avant la grossesse et la complication de l’asthme durant la grossesse. (Risque relatif 1,8)[3]

Les femmes qui prennent la pilule ont plus d’asthme (risque relatif 1,42 à 1,91) et celui-ci est associé à des naissances prématurées.[4]

Avec l’asthme, il y a un risque de fausse couche, d’enfants de faible poids à la naissance, de prééclampsie.

La prise d'hormones contraceptives  antérieure à une conception pourrait augmenter la rhinite allergique chez l'enfant.

Ses symptômes

L’asthme est une affection caractérisée par des crises de difficulté respiratoire déclenchées par divers agents, exercices.  Il y a une augmentation accrue de mucus.

Les facteurs de risque

L’étude épidémiologique des facteurs génétiques et environnementaux de l’asthme  étaye le rôle des facteurs hormonaux dans la sévérité de l’asthme et de certains facteurs allergiques associés à celui-ci : la contraception hormonale, le tabac, (risque relatif 4.8),[5] l’indice masse corporelle élevé, les estrogènes- like (diphénol A)….

 Des traitements

Les antihistaminiques.

Le traitement par les corticoïdes est indiqué pour l’asthme mais aussi pour l’arthrite, le lupus érythémateux systémique, la maladie de Crohn, l’insuffisance surrénale, le purpura thrombopénique…

Normalement, les corticoïdes doivent être prescrits durant un temps relativement court. En effet, prescrits au long cours, ils entraînent des effets secondaires, tels que diabète sucré, augmentation ou diminution du poids, dépression, anxiété, confusion, agitation, infection, hypertension, purpura, thrombose veineuse, hypothyroïdie, règles irrégulières, aménorrhée…

Certaines femmes s’inquiètent à juste titre des interactions des corticoïdes et de la contraception hormonale. Souvent, certains médecins répondent qu’il n’y a pas d’interaction. Cependant, la pilule peut diminuer ou augmenter l’effet des corticoïdes,[6]elle  est associée au syndrome de Cushing qui correspond à une hypersécrétion de cortisol par les glandes surrénales[7].

La contraception hormonale interagit avec les corticoïdes. Quand on veut bien considérer les effets secondaires de ceux-ci, on s’aperçoit qu’ils sont les mêmes que ceux de la contraception hormonale. C'est tout à fait normal, puisque ces corticoïdes iatrogènes inhibent la glande surrénale, comme les hormones contraceptives inhibent les ovaires, il s’ensuit les mêmes effets car ces glandes sont interdépendantes. Le corps est un. On peut conclure que la corticothérapie, en soi, n’est déjà pas toujours un cadeau. Mais lui adjoindre la pilule qui potentialise ses effets secondaires, cela devient un cadeau empoisonné .Ceci permet de comprendre, pourquoi les femmes souffrant d’affections auto-immunes, traitées par des corticoïdes, et qui prennent la pilule en plus, subissent un double stress, celui des corticoïdes et celui de la pilule. Ces femmes ont donc toutes les raisons de ne pas supporter cette  contraception.

 

La thérapie par Le jeûne est conseillée par  le Dr F. Wilhelmin de Toledo[8]

 

Témoignages

« Je prends une nouvelle pilule depuis juin 2009, et depuis j'ai des démangeaisons cutanées en permanence qui sont supportables mais que je n'avais pas antérieurement. D’après le gynécologue ça ne viendrait pas de la pilule !! en plus de ça des migraines, la poitrine gonflée, et prise de poids, et surtout des cycles irréguliers et le mois dernier j'ai fais une pharyngite comme ça m'est arrivé d'autre fois mais là c'était la première fois que j'étais malade depuis que je prend cette pilule, donc le docteur me donne un antibiotique je prend ma pilule et 1/2 heure après un super oedème de Quincke[9] donc direction les urgences on en conclu à une allergie à l'antibiotique, et en décembre je retourne voir le docteur pour une tendinite au genou, il me donne donc des anti- inflammatoires matin et soir et la rebelote le matin pas de souci mais le soir pareil 1/2 heure après la prise de la pilule re oedème de Quincke et cette fois plus rapide et violent je me demande donc si la pilule ne serait pas contraire avec certain médicament assez fort car c'est le seul point commun entre les deux oedèmes donc le 28 je me fait poser un stérilet. Maintenant ça va faire 2 semaines que j'ai arrêté la pilule et je suis donc passé au stérilet avec cuivre, depuis l'arrêt de la pilule plus de démangeaisons, ni migraine, et je n'est pas refait d’ oedème de Quincke donc que du positif comme quoi ça devait bien venir de la pilule tous ses effets!! »Sante-medecine.commentcaamarche.net 30.11.2011 à 19.06

 

 « Il y a 4 ans et demi, j’ai commencé de l’urticaire en plaque géant sur les mains.Ca c’est  très vite aggravé, urticaire sur mains, visage, oreilles, sur le crâne, la bouche, les yeux, les pieds, les jambes, et... les organes génitaux.... C'est rouge, gonflé, ça gratte et quand on gratte ça fait trop mal !!!Je suis allée voir mon médecin qui m'a donné des médicaments à la cortisone bien sûr et un antihistaminique tous les jours. Il m'a dit de prendre la cortisone à chaque crise jusqu'à ce que ça parte, pas de limite en nombre de jours Résultat : je me suis très vite retrouvée à en prendre tous les jours non stop pendant plusieurs mois. Je l'ai prévenu par téléphone bien sur et je suis allée le voir régulièrement et il me prescrivait de nouveau ces médicaments...Parallèlement, je me suis mise à gonfler du cou et à avoir du mal à respirer. Mon médecin me dit : oedème de Quincke, sans être plus affolé que ça. Au bout de presque un an, je savais bien que ça n'était pas normal que ça perdure et que je prenne autant de cortisone. J'ai donc commencé le parcours du combattant de mon propre chef : dermatologue = 10 petits tests sur les bras = allergique  rien médecin pour la thyroïde rien, prises de sang = rien gynécologue = elle s'est demandée pourquoi je venais la voir pour ce souci (...) C'est ce qu'elle m'a dit en tout cas ! Dentiste = ? Pourquoi pas une infection ? Mais non. Ostéopathe = super ! En 10 min tout dégonflait et je repartais de chez lui en ayant plus rien ! Mais ça revenait toujours...Au passage, aucun médecin qui s'inquiète outre mesure de mon cas... Internet = merci, j'ai vite compris que je pouvais en mourir et qu'il ne fallait pas que j'hésite à aller aux urgences lorsque je gonflais ! Ca peut paraître ridicule, mais ça ne m'avait jamais traversé l'esprit étant donné que j'étais suivie par mon médecin et que lui n était pas inquiet, et qu'il ne m avait jamais dit qu'il fallait que j aille a l hôpital quand j’avais du mal a respirer (...) Un jour, je me suis sentie gonflée "dans la gorge". Je regarde dans le miroir, et effectivement : la glotte grosse de trois fois sa taille et toute rouge ! Enfin mon médecin me dit de prendre rdv chez un allergologue de l'hôpital et là il a un peu l'air inquiet quand même ! En attendant d'avoir le rdv, il me dit de continuer les médicaments, il m'augmente la dose. Rdv = 2 mois après ! Et j'ai eu du bol en plus ! Par télé, l'allergologue m'avait dit d'arrêter les antihistaminiques 1 mois à l avance mais que je pouvais continuer la cortisone si ça allait mal, même si j en prenais tous les jours (j en étais là, je ne pouvais quasiment plus conduire ni marcher des fois ! J'ai souffert le martyr pendant un mois L'antihistaminique me maintenait un minimum, grâce à lui je n'avais de l'urticaire qu’à un seul ou deux endroits en même temps. Sans lui, c’était toutes les zones en même temps ! La cortisone m'a soulagé, mais de moins en moins bien. J ai du prendre une demi journée de congé pour aller à ce rdv. J'en attendais beaucoup Et là déception ! Rien a faire de mon cas, si ! De nombreux tests dans mon dos. Résultats = allergique à rien donc le stress selon lui...Il m'a juste changé mon antihistaminique et m'a dit d'arrêter la cortisone qu'il pensait que je prenait de moi-même (...)  Il n'a jamais voulu croire que c’était mon médecin qui m'avait dit d'en prendre autant. Il a quand même changé de tête quand il a vu les ordonnances J'en pleurais en sortant, encore une fois. Au passage, quelques jours après, au travail, un mal d'estomac à hurler !!! Je vais d'urgence à la pharmacie et là l'employée tombe des nues de savoir que j avais prit autant de cortisone sans avoir eu de pansement gastrique avec !!! Elle m'a vivement conseillé de changer de médecin, ce que j ai fait. Mon nouveau médecin, une femme, m'a d abord fait des examens et soigné mon estomac c’est à dire ma gastrite. Puis changement d'anti-histaminique. Je déménage. Changement de médecin, de nouveau une femme. J'arrive avec tout mon dossier = trop de choses à lire m'a t elle dit, puis : "de toutes façon, après tous ces examens, ça ne peut être que le stress. Vous n'avez pas eu une vie facile, vous avez pense a aller voir un psy Changement de médecin enfin, le dernier pense aussi au stress mais me conseille au passage un allergologue. J'étais censée avoir vu la crème des crèmes à l hôpital, alors pour celui-ci, je ne me suis pas emballé (...) Rdv prit, il me dit que j ai fait toutes les analyses sauf une (je ne sais plus le nom, désolée). Je la fais avec de nouveau l'espoir ! Et non négatif ! Mais au téléphone il me dit qu'il reste une dernière possibilité, " ! Très rare, mais qu'il a déjà eu dans sa carrière : la PILULE (….) pendant 4 ans,  je continuais à la prendre pour au cas ou, pour garder l'habitude et... pour les boutons ! Je sais ça a l'air bête, mais j avais essaye de l'arrêter une ou deux fois et j avais le visage de mes 14 ans, ça fait pas envie...J'ai donc arrêté la pilule et oh miracle ! Quelques jours ont suffit... Mon urticaire et mes oedèmes sont partis progressivement ! Grosse crise juste avant mes 1ères règles, puis ça passe. Presque plus rien au 2 mois, de nouveau juste avant mes règles.Ca fait 6 mois maintenant que je l'ai arrêtée et je revis !!!Tout est partit progressivement, mais avec une nette amélioration tout de suite à l'arrêt de la pilule. Au passage : merci aux deux gynécologue que je suis allée voir, surtout la 2ème a qui j avais suggéré l'idée l'ayant lu sur Internet sans grande conviction (...) et qui m'avaient quasiment rit au nez. Deux mois avant ma 1ere crise d'urticaire, j'avais pris 10 kilos sans raisons en moins d un mois. Ca n’avait bien sur inquiété aucun médecin, gynécologue et généraliste ne me faisant comprendre que les bonbons n étaient pas bons pour le poids Depuis, je n'ai pas perdu ce poids, mais j ai sacrement dégonflé et me suis affinée quand même. J'ai par contre des effets secondaires à l arrêt de la pilule : acné La solution était vraiment là où on ne la pensait pas ! J'aurais du aller voir "docteur house!! J ai vraiment cru devenir folle à des moments ! Je m empêchais de manger de tout, plus de verres de vin aux resto, à des anniv, plus de sorties du tout, moral a zéro, douleurs, étouffements, mauvaises nuits, et tous qui me disaient que c était le stress et qu il fallait que je vois un psy ! Je suis en colère contre tous ces médecins. J'y ai laissé 4 ans de ma vie. Allez voir d autres médecins, parlez leur de la pilule et au pire, arrêtez la de vous mêmes et jugez sur au moins 2 mois si ce n est pas ça. »  Forum.doctissimo.fr10.02.2008à18.45

Commentaire : Deux médecins considèrent, à juste titre, que cette femme subit un stress, la pilule est un stress en elle-même, comment se fait-il qu’aucun médecin ne l’ait évoquée comme agent stressant ?

 



[1] J. of allergy and clinical immunology 2009, n°123; p 391-7

[2] Notice de la  Spécialité Jasmine.

[3] Pediatr Allergy Anal. Immunology 2004, n° 15, n° 6 p. 487, p. 496

[4] J. of allergy and clinical immunology 2009, n°123; p 391-7

[5] European Respiratory Society 25;  Sept. 2001

[6] Back. Clin. Pharmo Kineti, 1990; Juin 18 (6) 472-84.

[7] Meyler’s, Side Effects of drugs, 13e Ed.

[8] L’art de jeûner Eds Jouvence p : 69

[9] L’oedème de Quincke est une réaction allergique qui peut être due à la pilule.