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Les  maladies sexuellement transmissibles (MST)

Les maladies sexuellement transmissibles (MST) jouent un rôle important au niveau de l'infertilité de l'homme et de la femme; chez celle-ci on distingue les cervicites (infections génitales basses) et les salpingites, les endométrites. (Infections génitales hautes) appelées aussi maladies inflammatoires pelviennes. 20 % des femmes qui ont une infection génitale basse développeront une maladie inflammatoire pelvienne, 3 % seront infertiles et  2 % auront une grossesse à problèmes.[1]  Beaucoup de ces infections sont asymptomatiques. C'est ce qui en fait leur danger car il sera difficile de les traiter en temps voulu. La littérature médicale annonce que la pilule diminuerait les endométrites, les salpingites en fait, elle ne diminue que leurs symptômes.

Les maladies sexuellement transmissibles incluent le virus du Sida (HIV), de l'hépatite B, de l'herpès génital, le papillomavirus humain (HPV), les  germes à chlamydia, la syphilis, la gonorrhée, etc.

La menstruation est un excellent milieu de prolifération microbienne et les infections génitales basses  pourront remonter et provoquer des maladies inflammatoires pelviennes; 40 % des femmes jeunes qui ont une maladie sexuellement transmissible vont présenter une récidive ou une autre maladie sexuellement transmissible[2] car elles sont particulièrement vulnérables à celles-ci. Cette vulnérabilité est due au col de l'utérus immature, à une inversion de la muqueuse du col utérin (ectropion) plus vulnérable et à un mucus cervical moins épais.

Sur le plan clinique, les adolescentes ont la particularité d'être peu symptomatiques et le papillomavirus humain ( HPV) a une prédilection pour les adolescentes, celles-ci sont particulièrement sensibles aux maladies sexuellement transmissibles et le risque relatif est multiplié par 3 pour les infections pelviennes chez les adolescentes de 15 ans par rapport à une femme de 25 ans, cela étant dû à leur système immature et une adolescentes de 15 ans a  10 fois plus de risque de devenir stérile   à cause d’une infection à chlamydia qu’une femme de 25 ans.[3]

Au cours de ce chapitre nous poserons ces questions :

 

 

           Les symptômes des MST

Des brûlures en urinant, de la douleur dans le bas ventre, des saignements intermittents, des sécrétions génitales liquides, purulentes ou transparentes s'écoulant de l'urètre.

 Avec les infections à chlamydia, la gonorrhée, l'herpès génital, l'hépatite B, le HIV le plus souvent le sujet n'a pas de symptômes (70 à 80 % des infections à chlamydia sont asymptomatiques). Ceci va contribuer à la contamination et à  compromettre la précocité thérapeutique.

L'incidence exacte est difficile à quantifier parce que ces maladies sont asymptomatiques. Cependant il y a une forte incidence d'infection à chlamydia et HPV en Europe et aux E-U, on observe une augmentation des maladies sexuellement transmissibles particulièrement chez les jeunes de 16 à 24 ans.

           Le dépistage

Alors que les maladies sexuellement transmissibles ont un rôle capital dans l’augmentation de la stérilité, elles font l’objet de bien peu d’études de dépistage et de politique de prévention !

Le pistage systématique du Chlamydia trachomatis, chez les femmes, fournit une efficacité incertaine. En effet, effectué entre 2004-2006, un essai randomisé,[4] chez 2579 étudiantes sexuellement actives, âgées de 16 à 27 ans, n’a pas montré de différence significative entre le groupe de femme dépistée et non dépistée.  C’est dire que le dépistage ne détecte pas ou au mieux faiblement les atteintes inflammatoires pelviennes, d’où la nécessité de dépister, plusieurs fois par an, les femmes à risque.

Le frottis vaginal effectué par la femme elle-même pour le diagnostic d’une infection à Chlamydia trachomatis au moyen d’une technique d’amplification de l’ADN est une alternative qui est valide pour remplacer l’échantillon prélevé par le médecin au cours d’un examen gynécologique. Cette observation vaut autant pour le diagnostic d’une infection à Chlamydia chez les femmes symptomatiques que pour le dépistage opportuniste chez les femmes ne présentant pas de symptôme.

Tant chez les femmes asymptomatiques que chez les femmes qui présentent des symptômes d’IST, le frottis vulvo-vaginal est significativement meilleur que le frottis endocervical pour détecter une infection à Chlamydia. En recourant au frottis endocervical plutôt qu’au frottis vulvo-vaginal chez les femmes symptomatiques, on passerait à côté du diagnostic d’infection à Chlamydia dans 9 % des cas, soit dans 1 cas sur 11.[5]

Pour en savoir plus sur le dépistage du gonocoque et du chlamydia: comment et chez qui?

 

 Le test  de dépistage du Sida cherche dans le sang les anticorps du virus du Sida. Or ces anticorps ne seront  présents contre le virus seulement qu’après deux à trois semaines, le test sanguin pourra  alors  être négatif s’il est effectué peu de temps après l’infection !

           Le traitement

Le traitement des germes se fera par antibiotiques.  Cependant on constate une récurrence des infections de l'ordre de 15 à 25 % due à des souches résistantes, mutantes. Quant aux infections à virus on ne peut que difficilement les éradiquer.

 

           Les MST et la grossesse

La syphilis, la gonorrhée, le trichomonas vaginalis, les chlamydia de la mère peuvent infecter l'enfant, d'où le risque de fausse-couche, de prématurité, d'enfant de faible poids, d'enfant mort-né. 5 % des grossesses sont compliquées par des infections virales: l'herpès, l'hépatite B, C, HIV, cytomégalovirus, HPV... Le virus de l’herpès est associé à une augmentation des fausses couches, d'accouchements prématurés, d'une croissance intra-utérine limitée. Le HPV peut causer une petite tumeur des organes génitaux (condylome acuminata), ce qui peut entraver la délivrance vaginale et rendre nécessaire une césarienne.

 

           Les maladies sexuellement transmissibles et le  risque d’infertilité

Le risque d’infertilité varie de 10 à 20% chez les femmes avec une infection pelvienne symptomatique à chlamydia.

 



[1] Human reprod update 1999 Sept. Oct. 5 (5) 433-3-47

[2] Sex Trasm. Dis 1999 26-32

[3] La pilule contraceptive  Pr. H. Joyeux ;Eds  du Rocher ;p :264

[4] B.M.J. 2010, April 8, 340:18.

La méthode des températures

Les ovaires contiennent des follicules qui passeront par des stades de développement pour aboutir à un follicule mûr contenant un ovocyte. L’ovogenèse  ou production d’un ovocyte a lieu tous les 28 jours en moyenne. Le cycle ovarien comporte deux phases, séparées par l’ovulation. La première qui va du premier jour des règles jusqu'à l’ovulation. Seul le follicule mûr  arrive à l’ovulation au 14° jour environ,  il libère l’ovocyte et celui-ci pourra être fécondé une fois  mis  en présence d’un spermatozoïde. La seconde phase qui va de l’ovulation jusqu’au 28° jour. C’est la phase lutéale caractérisée par la transformation du reste du follicule en  un corps jaune, qui a pour fonction de secrété de la progestérone.

Si la femme prend sa température au réveil lors de son cycle, elle pourra discerner ses 2 phases. La phase folliculaire présente une température relativement plus basse par rapport à la phase lutéale. En effet, la progestérone augmente de quelques dixièmes de degré la température corporelle et cette augmentation indique que l'ovulation a eu lieu; comme la survie de l'ovule n'excède pas quelques heures, la fécondation est impossible en phase lutéale post-ovulatoire.

Pour connaître sa phase post-ovulatoire ou de stérilité absolue, la femme doit connaître sa courbe thermique. Pour ce faire elle devra prendre sa température matinale, à la même heure, avant de se lever. Les résultats de la prise de température sont notés sur un papier quadrillé. On observe un plateau constitué de température basse suivi d'un plateau présentant une élévation de température d'au moins 3 dixièmes de degré. On sépare les deux plateaux par un trait (voir figure). En dessous du trait, on doit avoir 5 jours de températures basses consécutives. C'est à partir du 3e jour de température haute (voir flèche) que la période stérile commence.

 

 

       <-------- Stérilité relative----> <Fécondation probable------------------>< ---stérilité absolue-----

R : règles. D : douleurs. G : pertes glaireuses.     Figure

 

La courbe thermique peut déterminer la date probable d'ovulation, celle-ci devrait avoir lieu le dernier jour d'hypothermie (+/- 1 jour).

L'utilisation de la méthode des températures permet d'identifier les périodes d'infertilité naturelle et la période d'ovulation comme nous venons de le voir mais aussi de détecter les causes possibles d'infertilité, un plateau thermique inférieur à 10 jours dénote une insuffisance lutéale, c'est-à-dire  de progestérone. Elle permet de prédire les menstruations, de découvrir les irrégularités des cycles, de reconnaître le retour des cycles ovulatoires après utilisation de la pilule, après accouchements et durant l'allaitement, de confirmer à 99% une grossesse à ses débuts par un plateau thermique persistant au-delà de 16 jours, de détecter les premiers symptômes de la pré-ménopause (le plateau de haute température est raccourci).

La courbe de température peut être établie par la femme elle-même avec un thermomètre avec mercure très précis, fiable mais aujourd'hui il est obsolète à  cause de la toxicité du  mercure, la prise de température demande 3 minutes. Avec un thermomètre électronique, la prise de température demande quelques  secondes, il faut pour bien faire acheter un thermomètre médical de très haute qualité.Il existe sur le marché un thermomètre électronique avec un réveil incorporé, c'est "Lady- comp" qui signale par un voyant rouge les jours probables d'ovulation ou de fertilité, par un voyant vert les jours d'infertilité et par un voyant jaune les jours potentiellement fertiles."BIOSELF"est un autre ordinateur du cycle qui permet l'enregistrement de la température et il est possible d'obtenir l'impression des courbes de température des 12 derniers cycles.

 

Il existe chez certaines femmes un syndrome  inter menstruel qui  se caractérise par la présence d'un gonflement général, une augmentation du volume des glandes mammaires (seins), une irritabilité, un gonflement de la grande lèvre, une pesanteur du bassin, quelquefois des écoulements vaginaux accompagnés de petits saignements, s max de tête.  Ces symptômes surviennent environ 14 ou 15 jours après la fin des règles, au moment de l'ovulation.

 

Le fibrome utérin

Le fibrome et la contraception hormonale

En cas de fibrome sous muqueux, la pilule estroprogestative  est une contre-indication absolue reconnue par les firmes pharmaceutiques. La tumeur se développe sous l'influence des hormones contraceptives. En 1969, La  notice de la spécialité Ortho-Novum1/80, dont l’indication unique était la contraception, donnait comme contre-indication : les myomes et les fibromes de l’utérus. Dès 1968 à 2009[1], de nombreuses études ont établi une association entre la  pilule et les fibromes. Les femmes qui ont pris la pilule durant plus de six ans  ont un risque relatif[2] de1,5 à1,9.[3]

 Les progestatifs augmentent l’activité mitotique des fibromes, c’est-à-dire leur croissance.[4]Il y a donc un risque  d’augmentation des fibromes avec les micro progestatifs.

Le fibrome  et la stérilité

Il existe des arguments épidémiologiques et physiopathologiques en faveur d'une association entre le fibrome  et la stérilité. Il est possible qu'il soit responsable de 2 à 10 % de cas des problèmes de stérilité. La localisation, la taille, le nombre des fibromes peuvent influencer la fertilité de la femme. Ceux, qui distendent la cavité utérine, altèrent profondément la fertilité. Avec les fibromes sous muqueux, la femme  a des fausses couches à répétition, des accouchements prématurés.

Définition du fibrome

Le fibrome utérin est une tumeur non cancérigène qui peut se développer ou  au niveau de la cavité de l'utérus (fibrome sous-muqueux), au niveau de la paroi de l’utérus. Son volume est variable de quelques mm3 à quelques kilos.

Fréquence

Il peut être fréquent chez 50 % des femmes en âge de reproduction.La fréquence des fibromes  avec l'âge de la femme, elle se présente surtout chez les femmes âgées de plus de 30 ans.

Voir la vidéo (2,47 minutes): Le fibrome utérin

           Les symptômes

Douleurs, crampes, fausse couche, saignements, difficulté à uriner. Cependant, dans 50 % des cas, le fibrome utérin peut être sans  symptômes c'est dire que la contraception hormonale a tous les loisirs pour développer le fibrome sans tambours, ni  trompettes, c'est pourquoi le fibrome est souvent découvert lors d'un problème de stérilité!

Les facteurs de risque              

Le stress, l'hypertension, l'obésité, le diabète, les ovaires polykystiques, les œstrogènes, les progestatifs[5], l’endométriose, les maladies inflammatoires pelviennes, la contraception hormonale laquelle est associée aux facteurs énoncés en amont.

Pour l'étude, du 22 mars 2016, du Journal of Clinical Endocrinology and  Metabolisism, les perturbateurs endocriniens de l'environnement seraient responsables de 20 à 39% des fibromes de l'utérus et de l'endométriose.

Le stérilet[6] (qui est contre indiqué en cas de fibrome sous muqueux) l’âge.

La parité: L"étude de Marie -Noémie Delabarre trouve une association entre fibrome et grossesse chez 60.8% de primipare, 24% de deuxième pare et 15% de troisième pare et plus. Le fait de n'avoir jamais eu d'enfant favorise l'apparition des fibromes.

 

Le traitement des symptômes

Les analgésiques, l’acide transexamique,…

 La pilule, les progestatifs contraceptifs ne sont pas indiqués dans le traitement des fibromes,[7]ils n'empêchent pas sa croissance mais diminuent seulement les saignements.

L'acétate Ulipristal,  par sa modification de l'endomètre, mérite une attention particulière pour ses conséquences en matière de fertilité. (16.12.2012 www.gyneco online. com)

 

Les traitements de la stérilité

GNRH peut réduire le volume du fibrome.

 La chirurgie par myomectomie enlève seulement le fibrome et peut préserver la fertilité. Cependant, après myomectomie dans 10% des cas, d’autres fibromes apparaîtront et, une nouvelle chirurgie sera  envisageable, dans un certain nombre de cas. La myomectomie présente un risque de rupture de l’utérus.

La chirurgies des fibromes peut entraîner  d'autres complications gaves: hémorragies, plaies, infections, parfois incontinences urinaires.

La femme  peut utiliser la Naprotechnologie donnant des réussites de 40à 50 % ,chez des femmes d'environ 35 ans.

Le traitement par Le jeûne.  Selon Holzman, on obtient un bénéfice après trois à quatre semaines de jeûne.[8] Bolling Gisbert m’a confirmé la diminution spectaculaire des fibromes, durant chaque semaine de jeûne et aussi que des femmes ont eu un enfant, après ce jeûne.[9]

La phytothérapie : Les traitements naturels: le gattilier, le curcuma inhiberait la croissance des fibromes.[10]

Cataplasmes d'argile verte tous les soirs, à garder en moyenne 2 heures ou  toute la nuit, et uniquement en dehors des règles, au niveau du  bas, ventre durant  le temps utile à la disparition du fibrome. On peut aussi utiliser l'argile par voie buccale mais attention l'argile absorbe les hormones contraceptives.

 

Témoignages

« J'ai un fibrome qui faisait en janvier 2005 13 cm, suite à des règles abondantes mon taux d'hémoglobine est tombée à 5, 14%. J'ai demandé à un gynéco de me prescrire une pilule pour arrêter les règles le temps de faire remonter mon taux d'hémoglobine. C'est ainsi qu'il m'a prescrit MINIDRIL (pilule estroprogestatve) à prendre en continu. Aujourd'hui 28/03/2005 mon fibrome mesure 16 cm. »  Forum doctissimo.fr 28.03.2005 à 9.52

 

« J'ai 36 ans et je viens de subir une résection de fibrome. Jusqu'à présent, ma contraception était la pilule. La gynéco m'a dit qu'après cette intervention, la méthode la plus adaptée était le stérilet en cuivre. » Forum doctissimo.fr 18.05.2009 à 17.20

 

« Certains gynéco prescrivent des pilules oestro -progestatives en dépit des fibromes alors qu'elles sont soi-disant interdites pour les femmes ayant des fibromes, d'autres gynéco ne prescrivent que des progestatives justement à cause de cet interdit. Il y a donc deux écoles .Qui dois-je croire? » Forum doctissimo.fr.26.6.2009 à7.47

 



[1] Clin Pathol 1968, 49, 697-702, ----- Gynéco oncol 1985, 21, 32-41, ----- L'étude de Huygins 1988, Int. J. Fert. 1989 Decemb. 34 (6) 386-9, ------- Am. J. obstet. Gynecol. 1995 Jan. 172 (1 Pt 1) 14-8, -------Am. J. Public Healt 1996 Jun. 86 (6) 858 – 62,------ Fertil Steril 1998 Sept. 70 (3) 432-9, ------Environ Health perspect 2003 Jun. 111 (8) 1037 -54,----- N. Engl. J. med. 361, 7 2009 13 August

[2] Le risque relatif (RR) mesure le risque de survenue d'un événement dans un groupe par rapport à un autre groupe. Exemple : Considérons que 10 % des fumeurs ont eu un cancer du poumon, et que 5 % des non-fumeurs ont eu ce cancer .Le risque relatif  est ici égal à 2 (10/5=2). Le risque d'avoir un cancer du poumon est deux fois plus élevé chez les fumeurs que chez les non fumeurs

[3] Jamin J. Gynecol Obstet Biol Reprod 1999 ;28 :768-771

[4] A.  Int. J.  Gynecol. Path;1985, 4, 89, Fertil. Steril.1995, 64, 191-2

[5] Les progestatifs dans les études in vitro augmentent l’index mitotique des fibromes c'est-à-dire leur volume. Cancer genet  cytogenit ;1997, 96 :129-33

[6] RR :1,13 ;Brit J obst Gyne 1995 ; 103 : 909-14

[7] Martindales; 13 ed. Pharmaceutical press London 1999; 1248

[8] Alternative and complementary therapies August 1998 ; 4 (4) 227-30

[9] Bolling Gisbert « Le jeûne » Ed. la Plage 2004

[10] Fertil Steril, 2009 ;may ;91 (suppl.)2177-84

La pré-éclampsie ou hypertension artérielle gravide

 

La contraception hormonale augmente-elle la pré-éclampsie?

La pilule provoquerait 5% d’hypertension, dans la population traitée.

L'intervalle de temps, entre le début de la prise de la pilule et la manifestation de l'hypertension, varie de 6 à 8 semaines à 5 ans.

Même faiblement dosée en estrogène, elle augmente significativement le risque de développer une hypertension. [1] .

La pilule est associée à l'hypertension, aux dyslipidémies et à la résistance à l'insuline, les quelles caractérisent tous les troubles hypertensifs de la grossesse.

Le degré d'hypertension avec la prise de la pilule va d'une augmentation légèrement significative de la tension à l'hypertension maligne avec une insuffisance rénale irréversible.(2)


Cette hypertension n'est pas toujours réversible, selon l'étude de  Gimdt. Cet auteur est en désaccord avec la suggestion que l'hypertension générée par la pilule soit habituellement, toujours réversible après son arrêt.[3]

L'étude d'Oparil S, publiée en 1981 par le J Cardiovasc  Med April 6 (4) 381:384-7, a la même conclusion : l'hypertension générée par la pilule n'est pas toujours réversible chez certaines femmes.

Si la femme arrête la pilule dans le but de concevoir un enfant, un délai soit de quelques jours, soit 6 à 8  mois sera nécessaire pour se débarrasser de l’hypertension iatrogène induite par la  pilule... or toutes les femmes n’ont pas l’occasion de ce délai, en effet, environ 50% d’entre elles auront une conception non programmée.

 Selon l'étude de Thandani R publiée en 1999 par Contraception les femmes, qui ont pris  durant 8 ans ou plus avant la grossesse la contraception estroprogestative, ont un risque de pré-éclampsie doublé (RR2,1), celles qui l'ont prise durant deux, il y a une augmentation de 30% de pré-éclampsie (RR1,3).[4]

La pilule est vraiment contre indiquée chez la femme qui fait une hypertension artérielle ou qui a fait une hypertension durant sa grossesse!

La contraception à base uniquement de progestatifs de synthèse et les implants au Lévonorgestrel ont été associés significativement à une augmentation de l’hypertension.[5]

Avec Lévonorgestrel injectable, un progestatif de synthèse, le risque relatif d’hypertension est de 1,81, soit une augmentation de 81%.[6]

La pré-éclampsie et la grossesse

La pré-éclampsie est associée à une augmentation importante d'une délivrance prématurée, à  des morts fœtales, périnatales, à des fausses couches récurrentes,[7]au placenta abrupto, lequel est une séparation prématurée du placenta de l'utérus,

La pré-éclampsie est aussi  associée à une hémorragie après accouchement, source de morbidité et de mortalité maternelle.

Définition

La pré-éclampsie est une hypertension induite par la grossesse, elle peut conduire à l'éclampsie caractérisée par des convulsions, le coma. Chez les femmes qui ont eu une éclampsie, le risque de pré-éclampsie est augmenté.

La pré-éclampsie survient chez la femme enceinte la 2ème moitié de la grossesse, elle trouve son origine dans les troubles du placenta. Elle est la première cause de mortalité maternelle dans les pays développés. Elle est certainement le principal problème en obstétrique, elle concerne 10% des grossesses.

L'origine de la pré-éclampsie est inconnue. Cependant, cette pathologie semble impliquer des vaisseaux sanguins et des capillaires du placenta. Il y aurait un dysfonctionnement endothélial responsable d’une augmentation des vasoconstricteurs (thromboxane) et d’une diminution des vasodilatateurs (prostacycline) créant une vasoconstriction générale. Le placenta deviendrait insuffisant aux besoins du fœtus et demeure dangereux pour la mère. L'ischémie résultante constituerait le substrat pour l'hypertension de grossesse.

Les facteurs de risque

L’hypertension artérielle préexistante, le diabète préexistant (RR3),on sait que la pilule peut induire chez un(e)diabétique une affection rénale source d'hypertension, l’excès d'insuline, la dyslipidémie, l’obésité, la thrombophilie, un défaut de l'hémostase[8], le purpura thrombocytopénique[9], la maladie chronique vasculaire[10], rénale, l'hyperhomocystéinémie due à un déficit en acide folique, notons que la pilule est liée aux facteurs énoncés en amont. La drépanocytose,ne pas être mère (la nulliparité)...

Le traitement de la pré-éclampsie

Il n'est pas évident qu'un traitement efficace de l'hypertension diminue les risques d'évolution de la pré-éclampsie vers l'éclampsie; de plus les antihypertenseurs, tels les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, et les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine, exposent à des risques graves fœtaux et néonataux quand ils sont administrés aux 2èmeet 3èmetrimestre de la grossesse.[11]Le traitement anti-hypertenseur, en fait, n’a aucune influence sur la morbidité et la mortalité néonatale. La mortalité périnatale se situerait de 8 à 15%.

A titre préventif ou de traitement:

Le régime hyposodé, le régime végétarien peut aider à diminuer la tension artérielle.[12]Le magnésium, calcium, la vitamine C, E…

Une activité physique régulière.

 

 

 


[1] J. hypertens. 1997, 15 oct. (10) 1063-8

[2] Med Klin 1974 Dec 13; 69 (50)2042-50

[3] Fort.  Schr. Med. 1978 feb 16, 96 (7) 327-32

[4] Contraception 1999 sept 60 (3) 145-50

[5] Drug Safety 2003 ; 26-25, p. 319.

[6] Contraception 2002; 65:1-2.

[7] Eur, J. obst. Gyn. Rep. Biol. 2005, 118 (1) - 61

[8] Am. J. obs. Gynécol 1989; 160, 100

[9] Br. J. obstet gynécol 1972; 79; 883

[10] Am. J. obstet gynécol 1985; 151, 661

[11] Prescrire. 2009, 29 (304) 103

[12] J. Am.  Diet Assoc.  2009 ;103 :1266-82

La contraception, un service à la conjugalité?

« Il n’est pas d’engagement possible en amour sans le respect du corps, sans un saisissement devant l’énigme du corps." C. Singer

"Les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps.(28) Or nul n'a jamais haï sa propre chair, on l'a nourrit au contraire et on en prend soin.(30) Bref que chacun aime sa femme comme soi-même."(33 éphésiens) Paul De Tarse.

 

Alors qu'en 1960 selon E Sullerot,  les pionnières de la contraception expliquaient que celle-ci ne mettait pas en danger la famille, qu'au contraire celle-ci rapprocherait sexuellement les couples, et consoliderait la conjugalité, force est de constater aujourd'hui que les divorces liés à la contraception n'ont fait qu'augmenter.(1)

Linagre  constate aussi une augmentation des divorces liée à la contraception , à la stérilisation, aux avortements. Mais, il comptabilise moins de divorces chez les couples utilisant le planning familial naturel soit 9,6%, versus 14,4%.(2)

Aujourd'hui, force est de constater que les aventures préconjugales,favorisées par la contraception, conduisent à la solitude, ne prédisposent à s'engager dans le mariage.Les jeunes couples préfèrent rester dans la latence amoureuse, on ne se donne pas tellement, on se prête mutuellement pour n'être pas seul, cependant ces jeunes recherchent le compagnonnage fidèle et  la première qualité de leur partenaire est la fidélité.

La contraception est associée à une diminution des mariages et elle a facilité les adultères. Selon la philosophe, Aline Lizotte "La contraception fait perdre à la femme les indications proprement féminines de sa personne, insensiblement elle acquiert une sexualité de type masculin "plus uniforme"(3).Cela pourrait peut-être expliquer pourquoi le contraceptif représente inconsciemment pour beaucoup de femmes le moyen d'avoir des relations extraconjugales. L'enfant n'est plus le centre du projet du couple. C'est le sens, le don de soi qui unit le couple or notre société a formaté des couples centrés sur eux-mêmes, sur la jouissance.

Aujourd'hui filles et garçons ne songent pas au mariage car ils vivent une adolescence prolongée entretenue par un état, une médecine "nounou" et des parents maternisant, parents où le père s'est effacé au point que son autorité devient insignifiante. La famille contemporaine souffre de la dé-parternisation suite à la révolution sexuelle. Aujourd'hui la famille est soupçonnée d'être criminogène. Une femme sur 10 est victime de violence conjugale en France. Souvent les femmes rendent l'usage des contraceptifs responsable de la mésentente conjugale.

Selon E. Sullerot: les enfants des couples séparés réussissaient en moyenne moins bien dans leurs études, étaient plus souvent au chômage, avaient des problèmes avec la justice, souffraient d'addiction aux drogues, avaient des tentatives de suicide, étaient boulimiques ou anorexiques, angoissés, etc.

 La journaliste Sabrina Debusquat  dans son livre publié en 2017 J'arrête la pilule fait le constat que" de nombreuses femmes indiquent une amélioration notable des relations avec leur conjoint quand elles arrêtent la pilule."

Il nous faut aujourd’hui réfléchir au sens de notre vie. Sans le sens on vit dans l’immédiat du plaisir qui ne peut que conduire à l’amertume, notre vie est morcelée, elle manque d’unité. Créer une famille donne sens à notre vie et vivre dans la famille la fidélité, la confiance, la bienveillance, le service, le don, le pardon …

Quand on n'aime pas, on réduit l'autre à un objet. Aimer c’est vouloir aimer en vérité. En effet,  l’épreuve du temps ne peut être surmontée que s’il y a au départ, en plus de l’élément amoureux, une bienveillance vis-à-vis de l’autre. L’amour est volonté que l’autre vive. Il nous faudra apprendre la bienveillance, le respect d'abord vis-à-vis de notre propre corps et celui de l’autre.

Le mari, le conjoint est invité à mieux connaître la toxicité de la contraception qu'on impose aux femmes qui la subissent et se taisent.

L'amour est fidèle et victorieux de toutes les peurs. L'amour est maîtrise de soi. Réprimer nos pulsions, nos passions , non plus par le biais de procédures artificielles mais par la discipline de l'esprit, de la volonté est possible à tous; mais cela va à contre courant du discours ambiant, infantilisant, mercantile, sous-estimant nos possibilités.

Selon un article de Dominique Pedulla publié le 7 mars 2013, la contraception augmente le taux des divorces, des suicides et des  dysfonctionnements sexuels.

 



1 Pilule, sexe, ADN, Evelyne Sullerot 2006 Fayard et

2Linagre Q Journal List august 2015 82(3) 273-282

3 Aline Lizotte, le don des époux, édition Le Serviteur