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Fertilité, fécondité, stérilité, parité

La fertilité  est l'aptitude à procréer. Elle n'est pas la même pour tous les couples elle diminue avec l’âge. La fertilité baisse, progressivement, en raison du vieillissement des ovocytes et de la diminution de leur nombre.

L'infertilité. Dans les années 1970, l'Organisation mondiale de la santé avait fixé à 2 ans le délai nécessaire avant de poser le diagnostic d'infertilité après arrêt de la contraception. Mais tout a changé en 2008, sans raison évidente selon certains auteurs. La durée est désormais ramenée à 1 an. Et pourtant, environ la moitié des couples en échec de conception au bout d'un an y arriveront au cours de la 2°année. .

L'infertilité se définit comme l'inaptitude d'un couple à procréer, la stérilité est synonyme d'infertilité. Les démographes évaluent à plus ou moins 5 % le nombre de couples stériles âgés de 25 ans et de 10%les couples âgés de 30 ans. À 35 ans, 17% des femmes ne parviendront plus à avoir un enfant, mais seulement 5% ne pourront même pas démarrer une grossesse; à 40 ans, les proportions sont respectivement 33% et 17%.[1]

En Belgique, l’âge moyen de la conception est passé de 25 ans (en  1971) à 29 ans (en 2011) et près de 20.000 fécondations médicales assistées ont lieu chaque année. Un couple sur six n’a pas un enfant quand il le désire.

 La stérilité d'origine féminine, ainsi que celle des hommes serait de 30%. Quinze à vingt pour cent  des couples consulteront pour une difficulté à concevoir, parmi ceux-ci les deux tiers obtiendront une grossesse, un tiers restera stérile.

 Les estimations, basées sur l’étude des délais nécessaires pour obtenir une grossesse, indiquent que la probabilité de concevoir au cours d’un cycle, appelée aussi fécondabilité, est en moyenne de l’ordre de 20% à 25% (vers 20-30 ans) dans une population à fertilité normale.

 On a pu définir que pour un couple âgé de 25 ans, moyennement fertile le taux de fécondabilité est de 25 % c'est-à-dire qu'il a une chance sur quatre de procréer par cycle. Si le taux est de 10 %  le délai est de 10 cycles, s'il est de 1 % (hypofertilité sévère) ce délai est de 100 cycles (8 ans), les couples stériles sont ceux dont le taux de fécondabilité est de 0 %. Avec une fécondabilité qui varie en fonction de l'âge, une femme de 30-35 ans a deux fois moins de chance de concevoir spontanément qu'une femme de 21–25 ans (voir figure 4). La fécondité d’un couple varie énormément de 0 à 65 %. .

Avec une fécondabilité moyenne estimée à 25%, après un an 84 % des couples seront fertiles, après deux ans 92% et après 3 ans 96 %.

La  parité se définit par le nombre d'enfants mis au monde vivants. Une femme nullipare est une femme qui n'a pas encore mis  un enfant au monde vivant. Une femme paucipare a mis vivant un enfant au monde et une multipare a mis 2 enfants vivants ou plus au monde.

Une étude canadienne sur la prévalence de l'infertilité, publiée dans Human Repr Mars 2012;27(3):738-746, fait le constat que la  prévalence d'infertilité chez les nullipares âgées de 18 à 34 ans est de 17% et de 29% chez les nullipares âgées de 35 à 44 ans. Chez les paucipares âgées de 18 à 34 ans, la prévalence d'infertilité est de 12% et pour les paucipares âgées  de 35 à 44 ans, elle est de 27%. Par contre pour les multipares âgées de 18 à 34 ans, la prévalence d'infertilité n'est que de 9% et de 12% pour les multipares âgées de 35 à 44 ans.

 

 Age et fécondabilité


[1] Leridon, Population et société n° 471 octobre 2010

Témoignages  concernant la pilule, la contraception

Pharmacienne, jeune maman, de 37 ans, mère de trois petits garçons, je suis mariée depuis sept ans et avec mon époux nous utilisons les moyens contraceptifs de type hormonal (FEMODENE) jusqu'après la naissance de notre premier enfant.

Sans trop nous poser de questions, conseillés par le gynécologue, nous utilisons cette méthode "comme presque tout le monde", parce que cela se passe comme cela.

Au bout de quelques années d'utilisation de FEMODENE, j'ai ressenti de plus en plus de maux de tête. Parallèlement aux symptômes, intuitivement je ressentais un malaise profond par rapport à la prise du contraceptif que je percevais comme un esclavage quotidien et comme une chape de plomb.

J'en parlais à mon époux et il a fallu que j'attende quelques mois qu'il soit prêt à assumer une méthode du planning familial naturel préconisé par le Dr Ana Flynn.

Je suis allée avec une amie à une séance d'information du Planning Familial naturel et nous avons commencé mon mari et moi à l'appliquer.

Du coup, je me suis sentie comme "libérée" d'un poids et je découvrais avec joie les périodes de fécondité du cycle de la femme. C'est comme une redécouverte du corps féminin avec beaucoup de respect mutuel entre époux.

Malheureusement, depuis la naissance de notre troisième enfant, nous vivons une période plus difficile, de grand stress et de fatigue et nous en sommes revenus à utiliser le préservatif. Mais notre souhait en tant que couple, c'est de revenir à la méthode du Planning Familial. (Témoignage reçu)

 

Cela fait maintenant plus de 10 ans que je prends la pilule. Et celle-ci agit sur ma manière de vivre depuis tellement longtemps, que ce serait un énorme changement que de l'arrêter. Je suis en couple depuis 9 ans. La décision d'arrêter la pilule s'est fait d'un commun accord. Même s'il s'agit de mon corps, un tel changement dans la sexualité du couple doit se faire à deux. J'arrêterais donc la pilule mais je me donne le temps de bien y penser car même si je suis au courant des effets de celle-ci sur mon organisme, la facilité qui l'accompagne me fait hésiter. Pouvoir prévoir les choses, donner un sentiment de contrôle sur l'avenir au niveau de l'enfantement, mais aussi à un niveau pratique (partir en vacances quand on n’a pas ses règles), voilà le vrai pouvoir de la pilule. Dans un monde où les mots comme compétitivité, performance, rapidité, dominent, la pilule est dans la même ligne de conduite. Plus besoin de se donner la peine de faire attention, on peut se tourner vers d'autres tâches. On n'y pense pas, la pilule y pense pour nous. Mais d'un autre coté, cette facilité a un prix : le risque de ne pouvoir enfanter naturellement, les risques de santé, la banalité de l'acte sexuel, le désir tronqué (dans mon cas, ne jamais avoir connu de réel désir naturel) et la responsabilité du couple remise entre les mains d'une seule personne car, qui est responsable? La femme bien sûr, qui doit faire attention de bien prendre sa pilule et si elle tombe enceinte, c'est encore la femme qui est mise en cause. La question de la liberté de celle-ci a été vite réglée par cette fausse liberté qu'est la pilule. Car entamer la discussion d'arrêter la pilule pour une femme à son mari ou petit ami est en soi quelque chose de difficile, on ne sait jamais comment cela va se terminer. Pour certaines connaissances ça se termine en dispute et refus de la part de l'homme et d'autres une compréhension de la part de ce dernier et un dialogue.

L'envie d'arrêter la pilule c'est d'abord pour ma santé, c'est aussi pour partager une responsabilité, c'est quelque chose qui me fait un peu peur car ça demande énormément d'efforts que de simplement avaler chaque soir un cachet. Mais ces efforts sont partagés et c'est cela que je trouve beau. (Témoignage reçu)

 

« Tout le monde n'est pas obligé d'être dupe, de croire que la pilule a fait de nous des femmes libres (mais qui doivent se rappeler tous les jours d'avaler la dite pilule) Les femmes ne seront jamais libérées de leur corps, sans que ce soit à "leur corps défendant", c'est-à-dire sans conséquences négatives. C'est un mythe ! Notre corps a toujours été la source de grands bonheurs et du pendant de "souffrances" qui vont avec. Ce n'est pas en étouffant notre "féminité" qui est un système délicat et fragile, en le bombardant d'hormones qu'on sera libre. Bien au contraire... Mais la sagesse, ça ne s'avale pas en pastilles évidement. »Le point.fr commentaire. 18.03.2011à 02.04

La pilule, cet imposteur hormonal!

"La contraception le plus grand scandale du siècle"  ne serait-il pas de rendre malade les femmes qui ne le sont pas, selon la sexologue- philosophe Thérèse Hargot

 

Bibliographie

  •  " J'arrête la pilule" Sabrina Debusquat Ed. Les liens qui Libèrent 2017
  •  «  La pilule contraceptive » Pr. Henri Joyeux, D. Vialard -Ed. Du Rocher 2013
  • "La brutalisation du corps féminin bans la médecine moderne" Dr. Marc Girard auto-édition,2013
  • « Pour une libération sexuelle véritable » Thérèse Jacob-Hargot- Ed. François-Xavier de   Guibert 2010
  •  « Se passer de la pilule est possible » Bénédicte Lucereau avec le Dr Pinget-  Ed. De l’Emmanuel. 2010
  •  «  Les méthodes naturelles de régulation des naissances, enquête auprès des sages femmes. » C. Verdier, mémoire de mars 2009,  WWW.ansfl.org
  • « Femmes si vous saviez » Pr. H. Joyeux- Ed. François – Xavier de Guibert  2008
  • "Amère pilule" Dr.Ellen Grant 3e édition de 2008 par François-Xavier De Guibert
  •  « Le corset invisible » E. Abécasis –C. Bongrand- Ed. Albin Michel 2007
  •  «  Les inventeurs de maladies » Blech Jörg- Ed. Babel, Acte Sud 2005
  • « L’art de jeûner : Manuel du jeûne thérapeutique Buchinger » Dr. Françoise Wihelmi de Toledo- Ed. Jouvence. 2005
  • « L’art de vivre sa fertilité méthode sympto-thermique. » Dr.J. Rötzer- Ed. Nouvelle cité 1999
  • « La tyrannie du plaisir » J.C. Guillebaud- Ed. Seuil 1998
  • « L'incroyable histoire de la pilule » Bernard Asbell- Ed. N° 1,1996
  • « La fin de la médecine à visage humain » Dr. P. Skrabanek- Ed. Odile Jacob 1995
  • « La pilule et après? » C. Valabrègue et S. Treiner-  Ed. Stock 1995 
  • « L'art de faire autrement des enfants comme tout le monde » Pr. René Frydman- Ed. R. Laffont 1994
  •  « La contraception», Dr. J.Dalsace et Dr. R. Palmer- Presse universitaire de France 1967
  • " « Le contrôle des naissances » Dr.P. Simon, Ed. Petite Bibliothèque Payot 1966

Répertoire commenté des médicaments: www.cbip.be

La glaire cervicale ou méthode des Drs Billings

La glaire apparaît quelques jours avant l'ovulation, grâce à une sécrétion du col de l'utérus.

Autour de l'ovulation: le col est ouvert, la glaire est abondante. Une douleur au niveau des l'ovaires peut être perçue aussi.

Après l'ovulation, la température est et se maintient haute jusqu'aux règles. Le col de l'utérus est fermé, il n'y a plus de glaire, les seins peuvent être gonflés et sensibles

 C’est lors de la toilette intime que la femme, la jeune fille peuvent l’identifier. Elle se détecte facilement en touchant avec ses doigts l’entrée du vagin. Une glaire au début du cycle est épaisse, collante, laiteuse, opaque, c'est une glaire de type peu fertile. La glaire fertile est abondante,  transparente, filante comme du blanc d'œuf cru, pouvant s’étirer entre pouce et index sur 10 cm.

. Des règles absentes ou rares sont accompagnées de glaires absentes ou rares.

Le taux d’échec pour un usage parfait serait  de  0.5 grossesse  par an pour 100 femmes.[1]En pratique le taux d’échec serait  de 3%.[2]

Une étude menée en Inde parmi 3003 femmes peu scolarisées et publiée en janvier 1992 dans l'American Journal of Obstetrics and Gynecology et portant sur la méthode  Billings a donné un taux de grossesses non prévues de 2,04%.

Pour en savoir plus

 



[1] the Billings method “Dr. E. Billings and An. Billings.Westmore ; 2000,page 215

[2] Shoa-Zhen-Quian Chine 1997-97