Planning familial naturel

Le planning familial naturel (P.F.N.) est une méthode pour connaître scientifiquement les jours de fertilité ou non fertilité lors du cycle féminin. Les signes principaux qui changent lors du cycle féminin sont: la température, la glaire cervicale, Le col de l'utérus. Par l'auto examen, une femme qui observe ces changements peut les interpréter grâce à des règles simples et ainsi connaître ses jours de fertilité, d’infertilité.

Une jeune fille, une jeune femme qui connaît sa glaire alors qu'elle est en bonne santé sera capable de reconnaître une infection génitale car celle-ci provoque un suintement continuel. Ainsi la reconnaissance précoce d'une infection à chlamydia, source de stérilité, souvent sans symptômes pourra être traitée par antibiotiques et ainsi sauvegarder  éventuellement sa fertilité

Il  peut être utilisé par des couples qui veulent différer ou éviter une grossesse, et par des jeunes filles qui veulent connaître leur physiologie. Il respecte la physiologie du corps féminin. Il s'agit simplement pour la femme d'être attentive à ses indices de fertilité. Il n'y a aucun effet toxique à court ou à long terme et il n'y a pas de préjudice sur la fertilité ultérieure

L'utilisation de La méthode des températures permet d'identifier les périodes d'infertilité naturelle et la période d'ovulation mais aussi de détecter les causes possibles d'infertilité, un plateau thermique inférieur à 10 jours dénote une insuffisance lutéale, c'est-à-dire de la progestérone. Elle permet de prédire les menstruations, de découvrir les irrégularités des cycles, de reconnaître le retour des cycles ovulatoires après utilisation de la pilule, après un  accouchement et durant l'allaitement, de confirmer à 99% une grossesse à ses débuts par un plateau thermique persistant au-delà de 16 jours, de détecter les premiers symptômes de la pré-ménopause (le plateau de haute température est raccourci.)

Cette méthode des températures peut être couplée avec les caractéristiques de  La glaire cervicale ou méthode du Drs Billings, leur combinaison permet alors d'identifier trois phases du cycle: infertilité relative, fertilité probable et infertilité certaine  (voir figure 3). C'est La méthode sympto-thermique. Elle donne  en usage parfait un taux d’échec de  0,6%  de grossesse,  pour 100 femmes par an. (Sensiplan)[1] et  en pratique de 2,6% [2] pour 100 femmes par an.

 Le P.F.N. est une méthode qui rend le couple responsable, maître de sa sexualité, il libère le couple de la tutelle  médicale, alors que la prise régulière de la pilule, l’obligation d’aller périodiquement effectuer un contrôle médical suscite un sentiment négatif de dépendance chez certaines femmes. En France, 22 % des femmes âgées de 15 à 44 ans consulteraient régulièrement   pour leur vie sexuelle et génitale.[3]L'effort, la discipline qui sont demandés par le P.F.N conduisent  à la liberté. Le P.F.N. certes n'est pas facile, sa difficulté, ne pourrait-elle pas être un moyen pour mieux aimer?

La méthode des températures et la méthode sympto-thermique, efficaces?

L’efficacité de cette méthode est tout à fait comparable à celle de la pilule du stérilet .C’est pourquoi nous proposons avec assurance l’auto maîtrise de sa sexualité par cette méthode respectueuse de la physiologie, de la santé, de la fertilité de la femme.

 Souvent la médecine dénigre les méthodes d’observation en comparant par exemple une utilisation parfaite de la pilule d’un indice de Pearl de 0.4 avec la méthode des températures dotée d’un indice de Pearl de 25! pour une utilisation plus qu’imparfaite.[4] Cette façon de faire n’est pas très objective mais serait  plutôt manipulatrice! Nous pourrions aussi opérer de la même façon en comparant l’indice de Pearl  de 18  pour une utilisation imparfaite de la pilule chez les adolescentes par rapport à une utilisation parfaite de la méthode Sensiplan avec un indice de Pearl de 0,4. Voir pour plus d’information : Efficacité comparative des méthodes contraceptives

La  méthode Ogino et la méthode des jours fixes , ainsi que l'allaitement maternel une méthode de régulation des naissances  efficace  seront étudiés dans ce chapitre.

Il existe aussi "Persona" un dispositif qui détermine les jours de fertilité les plus probables par des dosages hormonaux urinaires. C'est un dispositif très coûteux dont le taux d'échec annoncé n'est qu'hypothétique, l'indice de Pearl de 6% années-femme annoncé par  la firme n'est que le résultat d'une estimation recalculée et non celui d'une évaluation clinique.

Pour terminer avec le PFN, contrairement à la contraception artificielle"'aucune augmentation des taux d'avortements spontanés, de trisomies 21, de malformations, ou de l'incidence des nouveau-nés hypotrophiques n'a été observée chez les couples utilisant  le PFN." (Prescrire octobre 2000 N°210; p 685)

Des adresses pour une formation, une information du PFN  seront données. Pour en savoir plus sur les méthodes scientifiques  du PFN cliquez:methodes-naturelles.fr

Des Témoignages concernant le PFN , témoignages  des femmes qui  se sentent mieux respectées  en l’utilisant,  des  Témoignages de trois gynécologues  porteront à notre  réflexion ainsi que le Témoignage d’une féministe sur le PFN

Nous clôturons ce chapitre par : La contraception divise les médecins!, le  Regard de médecins sur le PFN  et la Connaissance des internes de médecine concernant le PFN ?

Où l’on apprend que la  méthode  sympto-thermique, une méthode des plus efficaces du PFN,  est  ignorée par les futurs médecins ! L’enseignement du PFN à la faculté est insuffisant. Certains internes  précisent même que l’enseignement est « mauvais, voire absent », « souvent tourné  en ridicule. »

Les médecins seraient décontenancés face aux méthodes naturelles car ils sont  alors dépossédés de leur toute puissance de prescripteur !

A connaître  le site de  Thérèse Hargot sexologue, philosophe, éducatrice  en milieu scolaire : www.theresehargot.com    Introduction aux méthodes naturelles.

Comment passer de la pilule à la symptothermie? Il convient pour la femme

1° avant tout  de se faire confiance face à un entourage parfois hostile qui fait tout pour qu'elle  continue à  prendre la pilule. Il lui  faut du courage surtout quand la  pression de la famille, des copines, clame le risque de tomber enceinte, si elle abandonne la pilule, de la personnalité quand le corps médical parfois lui impose la contraception hormonale comme le seul moyen fiable, valable, la  menace de recourir bientôt à une IVG, si elle se passe de son paternalisme.

Il peut être préférable, comme de nombreuses femmes le font, de ne pas en parler à son médecin, à son entourage.

2°  de prendre en patience le retour d'un cycle naturel en soutenant son corps par des oligoéléments, des vitamines, du gattilier.

3° de s'informer sérieusement de la méthode symptothermique, de se faire aider éventuellement.

4° de dialoguer nécessairement avec son partenaire qui pourrait être le cas échéant "ennuyé, rétif" par ce changement.

Effets positifs après arrêt de la pilule: Libido plus forte, sensation de reconnexion à soi, à son corps, diminution d'humeur dépressive ou d'angoisses inexpliquées, perte de poids, plus d'énergie, diminution ou disparition des maux de tête, des nausées, des bouffées de chaleur, diminution de la sensation de faim, peau moins sèche, cheveux plus épais ou plus nombreux, yeux moins secs, disparition de la sécheresse intime, des mycoses à répétition, de douleurs vaginales à la pénétration, disparition des problèmes de foie, de tension,  d'essoufflements, de photosensibilité ,fin des maux de ventre, des kystes aux ovaires et des jambes lourdes, hausse de l'immunité, diminution de la cellulite et de la rétention d'eau...

A contrario, certaines femmes souffriront  durant un certain temps d'acné, de douleurs aux seins, aux ovaires ou à l'utérus, de sautes d'humeur, de cheveux gras ou qui chutent, de kystes aux ovaires, d'un trouble du cycle, de  douleurs menstruelles, de pilosité, d'une libido fluctuante, de nausée, vertiges, migraines, d'une diminution du volume des seins, de sudation, d' endométriose, d'infertilité, de mal-être, fatigue, émotivité...

Certaines femmes préfèrent un sevrage progressif, en espaçant la prise hormonaled'abord un jour sur deux, puis un jour sur trois, etc et cela durant cinq à six mois, pour éviter des effets secondaires trop violents, acné entre autres. ((J'arrête la pilule, Sabrina Debusquat,  Ed Les liens qui libèrent: page174-175, 178)

 

Un témoignage à connaître " Pourquoi j'ai arrêté de prendre la pilule"

 

 



[1] Human Reproduc. 2007; N) 5 , p:1310-19

[2] Etude  européenne université de Düsseldorf 1989-1995

[3] Prescrire, 2005 février, n° 258,  page 137

[4] Lancet 2000, 256-1913 Notons que la revue ne donne pas la référence de l’étude qui a donné 25   comme indice de Pearl !