L'asthme

L’asthme et la contraception hormonale

 

Les femmes qui prennent la pilule ont davantage d’asthme. Après l’élimination des biais de confusion dus au tabac, à l’âge, à l’indice de masse corporelle, aux menstruations irrégulières, le risque relatif est de 1,42.

Il y a une relation significative entre la contraception hormonale et l’indice de masse corporelle et pour les fem mes qui ont un indice de masse corporelle supérieur à 25kg/M le risque relatif d’augmentation de l’asthme est de 1,91. A contrario, on n'observe pas une augmentation de l'asthme chez les femmes maigres[1]

Avec les hormones contraceptives, l'équilibre hormonal peut être rompu et des femmes sensibles à l'histamine peuvent subir un excès d'histamine (histaminose)  ou une diminution de celle-ci et cela en fonction de l'équilibre hormonale propre à chaque femme.

La fréquence de l’asthme

due à la pilule serait inférieur à1/1000[2].

L’asthme et la grossesse

Une étude a établit une relation entre la pilule prise avant la grossesse et la complication de l’asthme durant la grossesse. (Risque relatif 1,8)[3]

Les femmes qui prennent la pilule ont plus d’asthme (risque relatif 1,42 à 1,91) et celui-ci est associé à des naissances prématurées.[4]

Avec l’asthme, il y a un risque de fausse couche, d’enfants de faible poids à la naissance, de prééclampsie.

La prise d'hormones contraceptives  antérieure à une conception pourrait augmenter la rhinite allergique chez l'enfant.

Ses symptômes

L’asthme est une affection caractérisée par des crises de difficulté respiratoire déclenchées par divers agents, exercices.  Il y a une augmentation accrue de mucus.

Les facteurs de risque

L’étude épidémiologique des facteurs génétiques et environnementaux de l’asthme  étaye le rôle des facteurs hormonaux dans la sévérité de l’asthme et de certains facteurs allergiques associés à celui-ci : la contraception hormonale, le tabac, (risque relatif 4.8),[5] l’indice masse corporelle élevé, les estrogènes- like (diphénol A)….

 Des traitements

Les antihistaminiques.

Le traitement par les corticoïdes est indiqué pour l’asthme mais aussi pour l’arthrite, le lupus érythémateux systémique, la maladie de Crohn, l’insuffisance surrénale, le purpura thrombopénique…

Normalement, les corticoïdes doivent être prescrits durant un temps relativement court. En effet, prescrits au long cours, ils entraînent des effets secondaires, tels que diabète sucré, augmentation ou diminution du poids, dépression, anxiété, confusion, agitation, infection, hypertension, purpura, thrombose veineuse, hypothyroïdie, règles irrégulières, aménorrhée…

Certaines femmes s’inquiètent à juste titre des interactions des corticoïdes et de la contraception hormonale. Souvent, certains médecins répondent qu’il n’y a pas d’interaction. Cependant, la pilule peut diminuer ou augmenter l’effet des corticoïdes,[6]elle  est associée au syndrome de Cushing qui correspond à une hypersécrétion de cortisol par les glandes surrénales[7].

La contraception hormonale interagit avec les corticoïdes. Quand on veut bien considérer les effets secondaires de ceux-ci, on s’aperçoit qu’ils sont les mêmes que ceux de la contraception hormonale. C'est tout à fait normal, puisque ces corticoïdes iatrogènes inhibent la glande surrénale, comme les hormones contraceptives inhibent les ovaires, il s’ensuit les mêmes effets car ces glandes sont interdépendantes. Le corps est un. On peut conclure que la corticothérapie, en soi, n’est déjà pas toujours un cadeau. Mais lui adjoindre la pilule qui potentialise ses effets secondaires, cela devient un cadeau empoisonné .Ceci permet de comprendre, pourquoi les femmes souffrant d’affections auto-immunes, traitées par des corticoïdes, et qui prennent la pilule en plus, subissent un double stress, celui des corticoïdes et celui de la pilule. Ces femmes ont donc toutes les raisons de ne pas supporter cette  contraception.

 

La thérapie par Le jeûne est conseillée par  le Dr F. Wilhelmin de Toledo[8]

 

Témoignages

« Je prends une nouvelle pilule depuis juin 2009, et depuis j'ai des démangeaisons cutanées en permanence qui sont supportables mais que je n'avais pas antérieurement. D’après le gynécologue ça ne viendrait pas de la pilule !! en plus de ça des migraines, la poitrine gonflée, et prise de poids, et surtout des cycles irréguliers et le mois dernier j'ai fais une pharyngite comme ça m'est arrivé d'autre fois mais là c'était la première fois que j'étais malade depuis que je prend cette pilule, donc le docteur me donne un antibiotique je prend ma pilule et 1/2 heure après un super oedème de Quincke[9] donc direction les urgences on en conclu à une allergie à l'antibiotique, et en décembre je retourne voir le docteur pour une tendinite au genou, il me donne donc des anti- inflammatoires matin et soir et la rebelote le matin pas de souci mais le soir pareil 1/2 heure après la prise de la pilule re oedème de Quincke et cette fois plus rapide et violent je me demande donc si la pilule ne serait pas contraire avec certain médicament assez fort car c'est le seul point commun entre les deux oedèmes donc le 28 je me fait poser un stérilet. Maintenant ça va faire 2 semaines que j'ai arrêté la pilule et je suis donc passé au stérilet avec cuivre, depuis l'arrêt de la pilule plus de démangeaisons, ni migraine, et je n'est pas refait d’ oedème de Quincke donc que du positif comme quoi ça devait bien venir de la pilule tous ses effets!! »Sante-medecine.commentcaamarche.net 30.11.2011 à 19.06

 

 « Il y a 4 ans et demi, j’ai commencé de l’urticaire en plaque géant sur les mains.Ca c’est  très vite aggravé, urticaire sur mains, visage, oreilles, sur le crâne, la bouche, les yeux, les pieds, les jambes, et... les organes génitaux.... C'est rouge, gonflé, ça gratte et quand on gratte ça fait trop mal !!!Je suis allée voir mon médecin qui m'a donné des médicaments à la cortisone bien sûr et un antihistaminique tous les jours. Il m'a dit de prendre la cortisone à chaque crise jusqu'à ce que ça parte, pas de limite en nombre de jours Résultat : je me suis très vite retrouvée à en prendre tous les jours non stop pendant plusieurs mois. Je l'ai prévenu par téléphone bien sur et je suis allée le voir régulièrement et il me prescrivait de nouveau ces médicaments...Parallèlement, je me suis mise à gonfler du cou et à avoir du mal à respirer. Mon médecin me dit : oedème de Quincke, sans être plus affolé que ça. Au bout de presque un an, je savais bien que ça n'était pas normal que ça perdure et que je prenne autant de cortisone. J'ai donc commencé le parcours du combattant de mon propre chef : dermatologue = 10 petits tests sur les bras = allergique  rien médecin pour la thyroïde rien, prises de sang = rien gynécologue = elle s'est demandée pourquoi je venais la voir pour ce souci (...) C'est ce qu'elle m'a dit en tout cas ! Dentiste = ? Pourquoi pas une infection ? Mais non. Ostéopathe = super ! En 10 min tout dégonflait et je repartais de chez lui en ayant plus rien ! Mais ça revenait toujours...Au passage, aucun médecin qui s'inquiète outre mesure de mon cas... Internet = merci, j'ai vite compris que je pouvais en mourir et qu'il ne fallait pas que j'hésite à aller aux urgences lorsque je gonflais ! Ca peut paraître ridicule, mais ça ne m'avait jamais traversé l'esprit étant donné que j'étais suivie par mon médecin et que lui n était pas inquiet, et qu'il ne m avait jamais dit qu'il fallait que j aille a l hôpital quand j’avais du mal a respirer (...) Un jour, je me suis sentie gonflée "dans la gorge". Je regarde dans le miroir, et effectivement : la glotte grosse de trois fois sa taille et toute rouge ! Enfin mon médecin me dit de prendre rdv chez un allergologue de l'hôpital et là il a un peu l'air inquiet quand même ! En attendant d'avoir le rdv, il me dit de continuer les médicaments, il m'augmente la dose. Rdv = 2 mois après ! Et j'ai eu du bol en plus ! Par télé, l'allergologue m'avait dit d'arrêter les antihistaminiques 1 mois à l avance mais que je pouvais continuer la cortisone si ça allait mal, même si j en prenais tous les jours (j en étais là, je ne pouvais quasiment plus conduire ni marcher des fois ! J'ai souffert le martyr pendant un mois L'antihistaminique me maintenait un minimum, grâce à lui je n'avais de l'urticaire qu’à un seul ou deux endroits en même temps. Sans lui, c’était toutes les zones en même temps ! La cortisone m'a soulagé, mais de moins en moins bien. J ai du prendre une demi journée de congé pour aller à ce rdv. J'en attendais beaucoup Et là déception ! Rien a faire de mon cas, si ! De nombreux tests dans mon dos. Résultats = allergique à rien donc le stress selon lui...Il m'a juste changé mon antihistaminique et m'a dit d'arrêter la cortisone qu'il pensait que je prenait de moi-même (...)  Il n'a jamais voulu croire que c’était mon médecin qui m'avait dit d'en prendre autant. Il a quand même changé de tête quand il a vu les ordonnances J'en pleurais en sortant, encore une fois. Au passage, quelques jours après, au travail, un mal d'estomac à hurler !!! Je vais d'urgence à la pharmacie et là l'employée tombe des nues de savoir que j avais prit autant de cortisone sans avoir eu de pansement gastrique avec !!! Elle m'a vivement conseillé de changer de médecin, ce que j ai fait. Mon nouveau médecin, une femme, m'a d abord fait des examens et soigné mon estomac c’est à dire ma gastrite. Puis changement d'anti-histaminique. Je déménage. Changement de médecin, de nouveau une femme. J'arrive avec tout mon dossier = trop de choses à lire m'a t elle dit, puis : "de toutes façon, après tous ces examens, ça ne peut être que le stress. Vous n'avez pas eu une vie facile, vous avez pense a aller voir un psy Changement de médecin enfin, le dernier pense aussi au stress mais me conseille au passage un allergologue. J'étais censée avoir vu la crème des crèmes à l hôpital, alors pour celui-ci, je ne me suis pas emballé (...) Rdv prit, il me dit que j ai fait toutes les analyses sauf une (je ne sais plus le nom, désolée). Je la fais avec de nouveau l'espoir ! Et non négatif ! Mais au téléphone il me dit qu'il reste une dernière possibilité, " ! Très rare, mais qu'il a déjà eu dans sa carrière : la PILULE (….) pendant 4 ans,  je continuais à la prendre pour au cas ou, pour garder l'habitude et... pour les boutons ! Je sais ça a l'air bête, mais j avais essaye de l'arrêter une ou deux fois et j avais le visage de mes 14 ans, ça fait pas envie...J'ai donc arrêté la pilule et oh miracle ! Quelques jours ont suffit... Mon urticaire et mes oedèmes sont partis progressivement ! Grosse crise juste avant mes 1ères règles, puis ça passe. Presque plus rien au 2 mois, de nouveau juste avant mes règles.Ca fait 6 mois maintenant que je l'ai arrêtée et je revis !!!Tout est partit progressivement, mais avec une nette amélioration tout de suite à l'arrêt de la pilule. Au passage : merci aux deux gynécologue que je suis allée voir, surtout la 2ème a qui j avais suggéré l'idée l'ayant lu sur Internet sans grande conviction (...) et qui m'avaient quasiment rit au nez. Deux mois avant ma 1ere crise d'urticaire, j'avais pris 10 kilos sans raisons en moins d un mois. Ca n’avait bien sur inquiété aucun médecin, gynécologue et généraliste ne me faisant comprendre que les bonbons n étaient pas bons pour le poids Depuis, je n'ai pas perdu ce poids, mais j ai sacrement dégonflé et me suis affinée quand même. J'ai par contre des effets secondaires à l arrêt de la pilule : acné La solution était vraiment là où on ne la pensait pas ! J'aurais du aller voir "docteur house!! J ai vraiment cru devenir folle à des moments ! Je m empêchais de manger de tout, plus de verres de vin aux resto, à des anniv, plus de sorties du tout, moral a zéro, douleurs, étouffements, mauvaises nuits, et tous qui me disaient que c était le stress et qu il fallait que je vois un psy ! Je suis en colère contre tous ces médecins. J'y ai laissé 4 ans de ma vie. Allez voir d autres médecins, parlez leur de la pilule et au pire, arrêtez la de vous mêmes et jugez sur au moins 2 mois si ce n est pas ça. »  Forum.doctissimo.fr10.02.2008à18.45

Commentaire : Deux médecins considèrent, à juste titre, que cette femme subit un stress, la pilule est un stress en elle-même, comment se fait-il qu’aucun médecin ne l’ait évoquée comme agent stressant ?

 



[1] J. of allergy and clinical immunology 2009, n°123; p 391-7

[2] Notice de la  Spécialité Jasmine.

[3] Pediatr Allergy Anal. Immunology 2004, n° 15, n° 6 p. 487, p. 496

[4] J. of allergy and clinical immunology 2009, n°123; p 391-7

[5] European Respiratory Society 25;  Sept. 2001

[6] Back. Clin. Pharmo Kineti, 1990; Juin 18 (6) 472-84.

[7] Meyler’s, Side Effects of drugs, 13e Ed.

[8] L’art de jeûner Eds Jouvence p : 69

[9] L’oedème de Quincke est une réaction allergique qui peut être due à la pilule.