Le cancer du col de l'utérus

Ce cancer est rare, le 5° cancer gynécologique en terme d'incidence, en France, en 2015 on compta 2800 nouveaux cas, soit 7,1 cas estimés pour 100.000 femmes par an.

Le cancer du col utérin et la contraception

Dans une étude de grande envergure menée sous les auspices de l'organisation mondiale de la santé, le risque relatif de cancer du col de l'utérus, chez les femmes ayant utilisé  la contraception hormonale durant une durée de 2 à 5 ans, est de 1,5  soit une augmentation de 50 % de ce cancer par rapport aux femmes qui n'ont pas pris les hormones contraceptives(1)

Selon une publication de  Médecine et Hygiène,  la pilule augmenterait de 20 % (risque relatif 1,2) le cancer du col invasif et de 30 % (RR 1,3) le cancer du col non invasif, ces résultats ont été obtenu en tenant compte des biais.[2]

Une méta analyse de Smith regroupant 28 études, réunissant 12.500 femmes, trouva un risque relatif de cancer du col de l’utérus à attribuer uniquement à la contraception hormonale de 1,1 pour une utilisation de celle-ci inférieure ou égale à cinq ans ; un  risque relatif de 1,6 pour une utilisation  de cinq à neuf ans ; et un risque relatif de 2  pour une prise supérieure ou égale à 10 ans. Comme on peut l’observer, le risque du cancer du col augmente avec la durée de la prise de la pilule.

La contraception hormonale associée au HPV et le cancer

La contraception hormonale est un cofacteur associé au papillomavirus humain (HPV), elle n'augmente pas le cancer , si sa prise est < à 5 ans,  mais elle  le multiplierait par 3 (RR2,82) avec une prise d'une durée  5-9 ans et par quatre  chez les femmes qui l'ont pris durant 10 ans ans  ou plus alors qu'elles étaient  positives à l'ADN du HVP, selon l'étude de Moreno [3)

Selon l'étude du Lancet de 2003, le risque relatif du cancer du col avec des femmes HPV positives et prenant la pilule, il est de 0.9 pour une durée de sa prise égale ou inférieure à cinq ans ; de 1.3 pour une durée de prise de cinq à neuf ans, et de 2.3 pour une durée de prise  égale ou supérieure à 10 ans.[4]

L'anatomie de l'utérus

distingue trois parties: l'exocol au fond du vagin, le corps de l'utérus et, entre celui-ci et l'exocol, on a l'endocol.

Jusqu'à17-19 ans, l'endocol de la femme est immature et particulièrement sensible aux modifications qui conduisent à la malignité. Chaque fois qu'une jeune fille commence à avoir des relations sexuelles avant cet âge, elle augmente son risque du cancer du col, d'autant plus qu'il y a eu des années de précocité sexuelle. De 1965 à 1978 le taux de mortalité a été multiplié par quatre.

Le stérilet est une contre indication absolue en cas de cancer du col. Les études effectuées pour connaître si la pose d'un stérilet pouvait initier ce cancer sont contradictoires, celle du Dr Sanjay Ganacharya conclu que le stérilet ne diminue pas, n'augmente pas la probabilité de ce cancer, à contrario, une étude conclu que ce cancer est diminué  mais non significativement de 50% et une  étude anglaise qu'il est augmenté! 

Le diagnostic du cancer du col de l'utérus

Ce diagnostic se fait soit par prélèvement de cellules de l'épithélium et examen microscopique de celui-ci, soit par une conisation. Il représente 15 % des cancers de la femme. C’est le cancer le plus répandu.

 Les facteurs de risque

Le comportement sexuel, le virus HPV, la contraception hormonale, la thérapeutique hormonale de la ménopause, les antécédents de verrue génitale chez l'homme, chez la femme….

 



[1] BR Med J 1985, 290, 691

[2] Médecine et hygiène 1992, 29 avril p 1250

[3] Lancet ; 2002 ; 359 ; 1085-92

[4] The Lancet 2003 ; 361 :1159-1167